Home Sports ‘Mon but méritait d’être le meilleur de la coupe du monde’

‘Mon but méritait d’être le meilleur de la coupe du monde’

‘Mon but méritait d’être le meilleur de la coupe du monde’
‘Mon but méritait d’être le meilleur de la coupe du monde’

Nchout Njoya Ajara trône dans un fauteuil gris souris d’une pièce aux murs blancs. Bien campée, l’attaquante des Lionnes indomptables et de Valerenga actuellement très en vue est là pour répondre à toutes les questions relatives à sa carrière. Durant une heure ou presque, la footballeuse de 26 s’est longuement confiée à la presse.

De l’ombre à lumière. Ainsi peut-on résumer la situation que vous vivez aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Oui. Mais si aujourd’hui on parle de moi, de mes performances, c’est grâce au travail collectif car je ne peux pas tout seul faire le résultat, que ce soit en club où en sélection nationale. C’est un travail collectif et j’en profite pour remercier mes coéquipières.

Comment expliquez-vous contreperformance face à l’Éthiopie ?

C’était une Déception pour nous de terminer sur un score nul et vierge face à l’Éthiopie car on savait que notre public attendait mieux que ça. Mais après il ne faut pas cracher sur ce point qui nous permet quand même de nous qualifier. Il faut maintenant qu’on se concentre sur les prochaines échéances en sachant qu’on a un match difficile contre la RDC. Il est donc question pour nous de corriger les erreurs et faire mieux.

Les choix du coach sont critiqués par l’opinion. Quel est votre commentaire ?

Je pense que lorsqu’un coach aligne un onze parce qu’il estime que c’est le meilleur. On fait les stages de préparation et il a le temps d’observer et de se faire une idée sur son groupe.

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D’aucuns parlent d’un problème de leadership en équipe nationale. Avez-vous également cette impression ?

Je ne pense pas qu’il y a un conflit de leadership en équipe nationale. Nous ne ressentons pas cela. C’est vrai que l’équipe est en pleine réfection, il y a de nouvelles joueuses qui arrivent, donc il faut bien que la mayonnaise puisse prendre afin de trouver une bonne cohésion. C’est peut-être ce qui explique cette légère baisse de régime.

Entre Carl Enow Ngachu, Joseph Ndoko et Alain Djeumfa, quel est votre préférence ?

Il n’y a pas de comparaison à faire. Enow Ngachu a été avec nous comme un papa. Quand je suis arrivée en sélection, je ne connaissais rien, c’est lui qui nous a appris à être femme et fière de jouer au football dans un environnement où il y avait un regard différent sur les filles qui tapaient dans le ballon. Il communiquait beaucoup avec nous et il nous comprenait. Il gérait même très souvent nos problèmes en famille. La des femmes n’est pas facile. En termes de travail, chaque coach apporte sa vision et son style et c’est à nous d’essayer de nous adapter.

Peut-on revenir sur le but historique qui a qualifié le Cameroun pour les huitièmes de finale de la coupe du monde ?

J’ai été déçu que mon but soit classé deuxième meilleur but à la coupe du monde et ce d’autant que mon but est le seul qui a été classé récemment parmi les dix meilleurs buts au monde. En plus, j’ai été la seule femme. Ça veut dire que mon but méritait d’être le meilleur de la coupe du monde.

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Lorsqu’on accomplit des performances stratosphériques comme vous le faîtes cette année, on ne peut que rêver du ballon d’or. N’est-ce pas ?

Oui, mais ça donne aussi envie de travailler davantage pour faire mieux chaque jour et atteindre ses objectifs. Je dois juste travailler pour aller toujours plus haut car lorsque tu arrives à un seuil, on attend beaucoup plus de toi et tu es contraint de toujours travailler pour répondre aux attentes.

La saison dernière, vous avez été oubliée lors des soirées africaines de distinction alors que vous aviez réalisé une saison canon. Ça vous a frustré, n’est-ce pas ?

Je pense que j’ai fait une bonne saison l’année dernière où j’ai marqué 17 buts toutes compétitions confondues. Mais, j’essaie de maintenir le niveau et faire plus pourquoi pas. C’est certainement le fruit de mon travail qui pourrait plaider pour moi pour ce qui est de cette distinction, je reste confiante. Après, ça ne dépend pas seulement de moi. J’ai déjà fait et je continue à faire ma part du boulot quand je suis sur l’aire de jeu, j’ai une belle équipe qui m’accompagne dans ma carrière et travaille sur ma communication, vous les médias faites votre part du boulot car la communication que vous faites permet de mettre en évidence ces performances. J’ose croire que cet ensemble-là permettra que nous puissions ensemble remporter ce ballon d’or si je suis nominée.

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Qu’est-ce qui vous pousse à investir dans le caritatif ?

Après la CAN je suis allée au Sud, je suis retourné dans le lycée où j’ai fréquenté. Le but était de sensibiliser les populations contre le mariage précoce. Vous savez c’est fréquent dans nos traditions de voir des familles envoyer leur jeune fille en mariage de manière forcée. Si on m’avait forcé, peut-être je serais dans un foyer involontaire et je ne serais pas la Ajara que l’on connait aujourd’hui. Donc si par ma modeste voix, les parents peuvent mettre un terme à cette pratique, ce ne sera qu’une bonne chose. En plus de la sensibilisation, j’ai demandé à primer les six meilleurs élèves du lycée. Le proviseur m’a présenté les trois meilleurs élèves de la section francophone et les trois de la section anglophone. J’ai décidé de prendre en charge leurs frais de scolarité pour cette rentrée scolaire. Donc je fais dans le caritatif et j’appelle les âmes de bonne volonté à se joindre à moi afin qu’on perpétue ces actions. Nous envisageons aller dans d’autres coins et recoins du pays pour poursuivre nos actions.

Source : Camerounweb.com

Cet article a été relayé par un programme informatique. Actualité Ivoire n’est pas l’auteur de ce dernier.

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