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Bissau : ultimatums du président Vaz et de la Cédéao

Bissau : ultimatums du président Vaz et de la Cédéao
Bissau : ultimatums du président Vaz et de la Cédéao

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a exigé mercredi du gouvernement qu’il a limogé de libérer dans les 24 heures les ministères, un ultimatum suivi par celui de l’Afrique de l’Ouest qui a donné 48 heures aux nouveaux ministres “illégaux” de M. Vaz pour démissionner.

La poursuite depuis plus d’une semaine de ce bras de fer entre M. Vaz et le Premier ministre soutenu par la communauté internationale qu’il a limogé, Aristide Gomes, fait peser une hypothèque sur l‘élection présidentielle du 24 novembre.

Ce scrutin est supposé maintenir le cap de la légalité constitutionnelle retrouvé avec l‘élection de M. Vaz en 2014. Mais ce dernier, président sortant de Guinée-Bissau, continue de défier la communauté internationale en maintenant le gouvernement qu’il a formé le 31 octobre. 

Il venait de limoger le Premier ministre, Aristides Gomes, et son gouvernement, avant de nommer le 29 octobre Faustino Imbali à son poste, ainsi que 17 ministres et 14 secrétaires d’Etat.

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Une mission de la Cédéao à Bissau a réaffirmé dimanche son soutien à M. Gomes et demandé à M. Vaz de revenir sur son limogeage et celui de ses ministres. Le chef de l’Etat bissau-guinéen a rétorqué qu’il “ne reviendrai(t) jamais” sur ces mesures.

Le conseil national de la Défense, convoqué mardi soir par M. Vaz, a “reçu l’ordre de former une force conjointe et (de) faciliter l’accès aux institutions gouvernementales aux membres du gouvernement de Faustino Imbali”, indique un communiqué publié mercredi.

Ultimatum de 24 heures

Il “accorde 24 heures au gouvernement de Aristide Gomes pour s’exécuter”, faisant craindre des troubles.

M. Gomes a déclaré mercredi à la presse que réunion du conseil national de défense était “ illégale parce que la partie gouvernementale légitime n’y a pas participé”. “Tout ce qui relève du renversement du gouvernement actuel découle d’une tentative de putsch”, a-t-il ajouté.

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La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao) qui soutient M. Gomes a lancé “une dernière fois un appel solennel à tous ceux qui ont été abusivement entraînés dans le gouvernement illégal de M. Faustino Imbali, afin qu’ils démissionnent”.

Le représentant de l’organisation ouest-africaine à Bissau, Blaise Diplo, “les invite à prendre leur distance par rapport à toutes les initiatives visant à compromettre les prochaines élections présidentielles”.

“Les gens qui (…) sont dans le gouvernement disposent encore de 48 heures pour faire connaître leur décision de démission à (…) la Cédeao en Guinée-Bissau”, a poursuivi M. Diplo.

“Au delà du jeudi 7 novembre, ils seront passibles de lourdes sanctions” lors du “sommet extraordinaire de la Cédeao prévu à Niamey, au Niger le 8 novembre 2019”, a-t-il dit.

Respecter la date de la présidentielle

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait appelé le 1er novembre au respect de la date de la présidentielle en Guinée-Bissau, en rejetant le changement de gouvernement décidé par son président.

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Outre la Cédeao, l’Union africaine et l’Union européenne ont également désavoué le président Vaz. Ce dernier a assuré que la présidentielle aurait bien lieu le 24 novembre, avec un éventuel deuxième tour le 29 décembre.

La campagne électorale s’est ouverte le 2 novembre et aura lieu jusqu’au 22 novembre.

Douze candidats sont en lice dont M. Vaz, 62 ans, et son ancien Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef de la majorité menée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).

L’histoire de la Guinée-Bissau depuis son indépendance du Portugal en 1974 est marquée par la violence et une série de coups d’Etat ou tentatives de coups.

AFP

Source : africanews.com

Cet article a été relayé par un programme informatique. Actualité Ivoire n’est pas l’auteur de ce dernier.

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