Home Société Violence à l'Université: la Lidho demande l'ouverture d'une enquête

Violence à l'Université: la Lidho demande l'ouverture d'une enquête

Le lundi 11 avril une grève a été entamée par les étudiants de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb) protestant contre la réquisition des résidences universitaires pour loger des participants aux Jeux de la Francophonie prévus en juillet 2017. En réponse à cette manifestation, s’en est suivie une répression.

Selon la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), cela a occasionné des blessés, 4 cas de viols d’étudiantes et l’arrestation d’une quarantaine d’étudiants dont Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).

La Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), au cours d’une conférence animée par son président Kouamé Adjoumani Pierre, « dénonce et condamne fermement ces violentes répressions qui ne sont pas de nature à favoriser la construction d’un État de droit ni à le consolider ».

C’est pourquoi, la Lidho invite le gouvernement à ouvrir de façon diligente une enquête sur ces violations des droits humains afin de situer les responsabilités, de s’assurer que justice soit rendue et de veiller à l’obtention de réparations pour les victimes.

De même, elle a profité de cette conférence pour interpeller le gouvernement sur les conflits intercommunautaires récurrents en Côte d’Ivoire, notamment à Bouna entre agriculteurs et éleveurs qui ont occasionné 47 morts, et à Jacqueville, où un autre incident a opposé les populations locales et des pêcheurs étrangers. « Tout en restant convaincue de ce que dans un État de droit, force reste à la loi, la Lidho interpelle l’État sur sa responsabilité à assurer la sécurité des biens et des personnes et surtout à veiller à la quiétude et au bien-être des populations », a conclu son président.

Ouattara Ouakaltio

Africatime CI

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here