HomeSociétéViolence conjugale : un fonctionnaire de la BAD bastonne sa compagne, la...

Violence conjugale : un fonctionnaire de la BAD bastonne sa compagne, la Ligue des femmes réclame justice

Violence conjugale : un fonctionnaire de la BAD bastonne sa compagne, la Ligue des femmes réclame justice
Violence conjugale : un fonctionnaire de la BAD bastonne sa compagne, la Ligue des femmes réclame justice

L’affaire fait grand bruit en ce moment dans les milieux des organisations de défense des droits des femmes, eu égard au statut de la personne impliquée dans le scandale relatif aux « violences conjugales ».

La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes s’est saisie d’une affaire de violences conjugales impliquant un employé de la Banque Africaine de Développement (BAD) et, dans une déclaration, « s’insurge devant de tels agissements qui risqueraient de ternir l’image des employés internationaux (…) et par ricochet cette institution financière chère à l’Afrique et au monde impliquée profondément sur les questions du genre ».

La Ligue qui rend compte des faits, révèle par ailleurs que « Dame E.C est en couple avec son compagnon, Monsieur A.K.K.C employé en tant que Consultant à la BAD. Elle l’a rejoint en Côte d’Ivoire en septembre 2017. La violence conjugale a débuté en septembre 2018 et au mois de décembre de la même année elle s’est accentuée par des coups à la ceinture lui laissant des marques et des bleus sur le corps ».

Lire aussi:   Bac 2017 – les résultats connus, 44,97% de réussite, pourcentage en hausse

Dame E.C, de 2018 à 2020, d’après les témoignages rendus publics par ses secours, a fait l’objet de « violences répétitives tant verbalement, physiquement et psychologiquement avec des interdictions de sortir du domicile qui quelques fois allaient au-delà d’un mois ». La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes révèle qu’en outre, « dans ses excès de colère Monsieur A.K.K.C lui interdisait d’une part d’avoir une vie sociale, de fréquenter ses amis et d’autre part d’exercer une activité professionnelle qui lui aurait permis de s’épanouir et d’être autonome. Ainsi, le 30 novembre 2020 une dispute de couple s’est soldée en violences physiques avec des menaces graves ». Face à cette maltraitance qui va crescendo, Dame E.C a commencé à prendre peur et à craindre pour sa vie et celle de ses enfants. Son dernier recours fut de lancer une alerte via les réseaux sociaux, notamment sur la page « Police Secours » qui, à son tour, a mis la puce à l’oreille des autorités compétentes.

Lire aussi:   Fanta, battue par son mari : « Je saignais, il continuait à me cogner…"

Saisi, le commissariat du 18ème arrondissement a ouvert une procédure judiciaire à laquelle s’est jointe la Ligue des droits des femmes en vue d’apporter assistance à Dame E.C. « Depuis le 30 novembre 2020, date à laquelle elle est partie du domicile de son compagnon, Dame E.C ne voit que ses enfants seulement pour quelques minutes lorsque ceux-ci sont à l’école. La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes voudrait attirer l’attention de l’opinion publique afin que justice soit rendue à la victime totalement apeurée et traumatisée en raison des sévices qu’elle a subis. La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes s’engage à collaborer avec la Banque Africaine de Développement afin que la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient élucidées en vue d’une justice équitable et profitable à chaque partie », écrit cette organisation des femmes.

Lire aussi:   Aya Nakamura victime de violences conjugales : « Je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver à moi »

source: opera / Saint_Claver_Oula