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M. Pograwa (N23): "Je ne serai pas surpris de la levée du mandat d'arrêt contre Guillaume Soro"

« Je ne serai pas surpris que la justice militaire du Burkina Faso lève son mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, à la demande de la justice ivoirienne », a déclaré, le 27 février, Moumouni Pograwa, le coordonnateur général du mouvement du 23 novembre, dénommé N23.

Le leader de la société civile de la diaspora Burkinabè s’exprimait ainsi à la clôture de l’assemblée générale extraordinaire (Age) de son mouvement, à Abidjan-Plateau-Dokui. Le thème de cette Age faut-il le souligner portait sur « Quelle contribution de la diaspora dans le développement du Burkina Faso: cas de la Côte d’Ivoire ».

L’affaire des écoutes téléphoniques, l’octroi de la nationalité ivoirienne à l’ex-Président du Faso Blaise Comparé et la création d’un ministère délégué en charge des Burkinabè de l’extérieur ont constitué l’essentiel des sujets des échanges du N23 avec la presse.

Dans le cadre de ce qu’il y a lieu d’appeler l’affaire des écoutes téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé où dans des conservations ils leur sont prêtées des intentions pour déstabiliser le Burkina Faso et de soutenir le coup d’État du général Dienderé, le N23 préconise une réactivation de la coopération judiciaire qui existe entre les deux pays. Ainsi, en dehors de l’exécutif, les deux justices pourront se parler.

« Au Burkina Faso, il est impossible que l’exécutif demande au judiciaire d’agir de la sorte. Si le judiciaire lève le mandat d’arrêt, l’exécutif n’y verra pas d’inconvénient. Le rôle du Président du Faso est de faire en sorte pour que nos deux peuples vivent en harmonie et en paix », a-t il expliqué.

S’agissant de l’octroi de la nationalité ivoirienne à l’ex-Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, le N23 estime que le Chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara est dans « son droit et dans son rôle de donner la nationalité ivoirienne à celui qui la demande ». Selon M. Pograwa, les affaires de justice de M. Compaoré n’ont rien à voir avec le fait qu’il prenne la nationalité ivoirienne. En tout cas, « ce n’est pas un parapluie pour qu’il échappe à la justice de son pays », a soutenu le coordonnateur général du N23.

En ce qui concerne le ministère délégué en charge des Burkinabè de l’extérieur, le N23 dit attendre la feuille de route de ce ministère. Aussi, le mouvement a-t-il dénoncé le fait que depuis sa création, ce ministère n’ait pas pris contact avec la diaspora. Cependant, il fonde beaucoup d’espoir quant au rôle que ce département ministériel va jouer dans la prise en compte par les autorités des préoccupations de la diaspora. Et aussi la prise en compte de leur participation au vote de 2020.

Ce fut également l’occasion pour Moumouni Pograwa d’annoncer qu’il entend saisir les autorités de son pays pour qu’un audit soit fait. Et cela, sur la gestion des fonds déboursés par les Burkinabè de la diaspora pendant des décennies pour la construction de la maison du Burkina.

Il faut signaler que les membres du N23 ont donné mandat au coordonnateur général après son élection par acclamation d’intensifier l’implantation du mouvement en Côte d’Ivoire ainsi que dans d’autres pays où sont installés des Burkinabè. Pour plus de dynamisme l’Assemblée générale extraordinaire a entériné la création de la coordination N23 des élèves et étudiants et la coordination N23 des femmes. Signalons que ce mouvement a été créé le 23 novembre 2013.

CHEICKNA D. SALIF

Africatime CI

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