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»Je mettais environ 10 filles par jour à la disposition des hommes » raconte un ancien proxénète

raconte un ancien proxénète
<> raconte un ancien proxénète

Hier 2 janvier 2021, nous avons contacté un ancien proxénète qui a décidé de s’ouvrir à nous en nous parlant de son ancienne activité. Il évoque environ 10 jeunes filles qu’il positionnait par jour moyennant une somme d’argent.

Loin du système classique des prostituées qui longent les rues de certains quartiers chaud de la capitale économique d’Abidjan, des proxénètes ont apporté une sorte d’innovation dans cette activité peu reluisante. De son nom d’emprunt Koukou Lou, un ancien proxénète a décidé de nous donner de plus amples détails sur cette activité.

<< De prime abord, j’aimerai préciser que je ne fais plus ça. En deux années d’activité, j’avais un compte très actif sur les réseaux sociaux qui me permettait de mettre en contact des hommes et des jeunes filles pour passer du temps ensemble. Dans mon environnement proche et dans certaines rue d’Abidjan j’avais répertorié au moins 100 belles jeunes filles qui pratiquaient cette activité. Il s’agissait pour moi de leur trouver de bons clients pour leur permettre d’avoir de l’argent. Dans le milieu, le bon client, c’est des hommes discrets, matures, qui sont prêts à débourser de l’argent >> précise notre interlocuteur Koukou Lou. Poursuivant son témoignage, il va laisser entendre: << j’avais créé des groupes de discussions sur Facebook dans lesquels je proposait mes services. Je leur présente les photos des filles et la rémunération qui va avec. En deux trois minutes, j’ai toutes les informations nécessaires et je mets la fille à sa disposition une fois qu’il paie ce qu’il faut. Je vous assure que je mettais au moins 10 filles par jour à la disposition des hommes moyennant au moins 20 000 Fcfa par fille.

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J’ai dû arrêter parce qu’a un moment donné je commençais à avoir de la compassion voire de la pitié pour les filles. Y’en à qui vivaient des situations si difficiles qu’elles se sentaient obligées de faire cette activité pour s’en sortir. Ce qu’elles percevaient était peu et quand je vois tout le risque autour, ça fait pitié , ça fait très pitié surtout quand je pense que ça aurait pu être mes jeunes soeur de sang >> a raconté Koukou, précisant qu’il a arrêté cette activité depuis un bon moment maintenant.

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Comme l’a dit Loukou Lou, il est donné de voir plusieurs profils pareils sur Facebook qui proposent ce genres de services aux hommes moyennant une contrepartie. Ce qu’il faut ajouter , c’est qu’il y’a des groupes de femmes d’un certain âge appelées » gnanhi » , qui proposent les mêmes services à des jeunes hommes et là c’est elles mêmes qui paient pour le temps passé ensemble.