Home Société Crash du MI-24 de l’armée ivoirienne : l’implication des djihadistes est soupçonnée

Crash du MI-24 de l’armée ivoirienne : l’implication des djihadistes est soupçonnée

Crash du MI-24 de l'armée ivoirienne : l'implication des djihadistes est soupçonnée
Crash du MI-24 de l'armée ivoirienne : l'implication des djihadistes est soupçonnée

Dans les premières heures de la propagation de la rumeur sur les réseaux sociaux ce Vendredi 10 Septembre, on en parlait, mais de façon éparse à Gonzagueville-quartier Abraham, dans la commune de Port-Bouet à Abidjan. Personne n’osait vraiment s’y aventurer d’autant plus que le flou était total autour de la disparition d’un hélicoptère MI-24, ‘’dans le nord de la Côte d’Ivoire’’.


Mais, jusqu’en début de soirée, les choses se précisent. Les nouvelles tombent en cascade les unes après les autres. Confuses, contradictoires, mais suffisamment intrigantes pour semer une certaine psychose.

Puis vient ce communiqué de l’état-major des armées qui confirme malheureusement les rumeurs faisant état de la mort de tous les occupants de l’aéronef. L’état-major se montre plus précis. Il s’agit de 3 Bulgares et 2 Ivoiriens, partis en mission de reconnaissance dans le nord du pays, et qui se sont écrasés à deux kilomètres au nord de la localité de Togolaye, dans le département de Téhini, à 768 Kms d’Abidjan. Le drame provoque une onde de choc.

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Pour les quelques riverains dont nous avons pu capter les propos, l’incident relevait du surréaliste. ‘’C’est quand même bizarre ! Moi, depuis la journée, on me disait qu’un avion avait disparu, mais ce n’était pas sûr…Je crois qu’ils avaient même dit que l’appareil était retrouvé avec ses occupants sains et saufs…ce n’est pas croyable !’’, réagissait T.L, quadragénaire dans une cour commune. Son voisin d’en face ne s’en montre pas moins déçu, lui qui avait espéré que les informations alarmantes divulguées sur les réseaux sociaux n’étaient que ‘’des Fakes’’.

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Plus loin, à proximité d’un hôtel repère dans le quartier, une dame qu’on rencontre et qui se trouve être au courant de l’affaire quand on l’y interroge, s’exclame : ‘’Est-ce que ce ne sont les djihadistes là, encore ?’’, suppute-t-elle, hébétée. Il faut tenter de la rassurer. Officiellement, en tout cas, rien ne permet de privilégier une telle hypothèse, même si le contexte sécuritaire précaire de ces derniers mois dans le nord du pays, peut systématiquement être mis en lien avec cet incident. Et dire qu’elle n’était pas la seule à s’inquiéter d’une éventuelle implication djihadiste.

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Jusque dans les derniers retranchements d’habitations où nous avons pu en échanger avec certains riverains, on se montrait anxieux. Comme partout en Côte d’Ivoire, on attend plus de détails sur les circonstances de l’incident, sans doute à partir des résultats de l’enquête ouverte par l’armée.

Raoul Mobio

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