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Côte d’Ivoire: Rétention des notes annoncée par la Cosefci, «C’est criminel !», selon le ministère de l’éducation nationale

Ibrahima Kourouma ce vendredi Abidjan (Ph KOACI)

– Vendredi 24 Mai 2019-Après avoir annoncé la suspension mercredi de sa grève entamée du 14 au 21 mai et d’ailleurs peu suivie dans le pays, la coalition des syndicats du secteur éducatif/formation de Côte d’Ivoire (Cosefci) a maintenu son mot d’ordre de rétention des notes au secondaire jusqu’à nouvel ordre.

Une décision qualifiée de criminelle par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ce vendredi lors d’une rencontre avec la presse, comme constaté sur place, par .

« La rétention des notes est criminelle. Ce n’est pas une revendication. C’est prendre les enfants en otage, car ce n’est pas une méthode de lutte », a dénoncé l’IGEN Coordonnateur General de l’Inspection Générale, Ibrahima Kourouma.

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Pour le Collaborateur de Kandia Camara, les agissements de Pacôme Attaby et ses camarades, sont incompréhensibles que préoccupants et interviennent dans une période déterminante du calendrier scolaire réaménagé du fait des effets des grèves précédentes.
« Le choix de cette période par la Cosef-CI est-il gratuit ? », a interrogé le conférencier avant de faire des observations sur leur décision.

« Au regard des principes fondamentaux de la pédagogie, l’évaluation est un élément essentiel du processus de l’enseignement-apprentissage. Elle permet de mesurer les progrès de l’apprenant et de renvoyer à l’enseignant, l’effet produit par son travail aux fins de l’améliorer si nécessaire », a expliqué M. Kourouma et d’ajouter.

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« Dire donc que l’on retient les notes pendant qu’on prétend poursuivre l’enseignement est, au plan de la science et de la pratique pédagogique, un non-sens, car cela revient à amputer le processus d’enseignement-apprentissage de ce maillon indispensable. Cela conduit au non-respect de la déontologie de la fonction enseignant et revient à ruiner totalement l’action éducative. »

En somme, pour le ministère de l’éducation nationale, la décision de la Cosef-ci donnerait à penser que le groupement syndical a posé un acte louable. Mais dans le fond et dans la forme, cette confiscation de notes n’est qu’une ruse qui ramènerait à la forme la plus hideuse de la grève.

« C’est une grève insidieuse : En réalité, les enseignants de la Cosef-ci n’ont pas suspendu leur mot d’ordre de grève. Ils cherchent plutôt à sauver leurs salaires en faisant semblant de travailler », a révélé le coordonnateur général de l’inspection générale.

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La tutelle interpelle les membres du syndicat sur leurs responsabilités afin qu’ils se ressaisissent, car en confisquant les notes des enfants, ils s’attaquent au fondement même de l’école.

« C’est une forfaiture qui ne saurait prospérer. Tous les acteurs et partenaires de l’école ivoirienne doivent se mobiliser pour faire échec à cette forme de grève », a lancé Ibrahima Kourouma.

Donatien Kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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