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Côte d’Ivoire : Pulcherie Gbalet accusée d’incitation à la révolte, l’ACI maintient son mot d’ordre

Côte d’Ivoire : Pulcherie Gbalet accusée d’incitation à la révolte, l’ACI maintient son mot d’ordre
Côte d’Ivoire : Pulcherie Gbalet accusée d’incitation à la révolte, l’ACI maintient son mot d’ordre

Le Bureau Exécutif National de Altenative citoyenne (ACI) a produit un communiqué relatif à l’arrestation de sa présidente Pulcherie Edith Gbalet. L’ACI maintient son mot d’ordre et demande au peuple de Côte d’Ivoire de rester debout et déterminés pour la restauration de la démocratie et d’un Etat de droit.

I. Les faits
Dans le souci d’organiser des élections transparentes et apaisées, en vue d’éviter à notre pays une autre crise post-électorale, Pulchérie Edith GBALET, présidente de ACI, a fait plusieurs déclarations dont la dernière date du mardi 04 aout 2020, dans laquelle elle a attiré l’attention du chef de l’état lui demandant de tenir compte des revendications du peuple qui sont les suivantes :

1) La réforme de la commission électorale indépendante (CEI) selon l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ;
2) La réforme du conseil constitutionnel ;
3) La libération des prisonniers politiques, militaires et d’opinion ;
4) L’Amnistie générale et le retour sécurisé de tous les exilés ;
5) La prise d’une ordonnance pour reprogrammer la révision de la liste électorale.

Espérant une réponse aux revendications énumérés ci-dessus du peuple, lors de la traditionnelle adresse du Président de la République à la nation à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance, le chef de l’Etat annonce plutôt sa candidature à l’élection présidentielle prochaine pour un troisième mandat, alors qu’il avait pris la décision le 5 mars dernier devant l’opinion nationale et internationale qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020.

Face au mépris de la volonté du peuple et de la violation de la constitution, l’ACI par la voix de sa présidente Madame Pulchérie Edith GBALET, a lancé un appel à des manifestations pacifiques éclatées sur toute l’étendue du territoire national pour amener le Président de la République à respecter et la constitution et sa parole donnée devant le congrès (SENAT et ASSEMBLEE NATIONALE).

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Il faut rappeler que des démarches en la matière en vue de sécuriser les marches ont été entreprises auprès du ministère de la sécurité et de la protection civiles et celui de l’administration du territoire et de la décentralisation. Malheureusement, ces dites démarches sont restées sans suite. Le mot d’ordre lancé par la présidente Edith Gbalet a été très bien suivi sur toute l’étendue du territoire national.

Malheureusement les manifestants pacifiques aux mains nues ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre avec la complicité des milices armées de machettes, de gourdins et de couteaux, occasionnant ainsi des pertes en vies humaines, plusieurs blessés et des arrestations massives parmi les manifestants dont la présidente de ACI et trois de ses collaborateurs.

Dans la mi-journée du samedi 15 aout 2020 des hommes armés et encougoulés ont enlevés madame pulcherie édith gbalet ses trois collaborateurs qui sont Gbahou jedeon junior, et Djehi bi doua cyrille pour être conduits à l’hôtel sébroko puis déportés le lendemain dimache à la préfecture de police d’abidjan où il ont rejoint un autre membre de ACI en la personne de Kouakou N’goran aimé césar enlevé lui aussi le 13 août à son service au BNETD dans les mêmes circonstances.

Madame pulcherie édith gbalet et ses trois collaboteur ont été auditionnés aujourd’hui 17 aout 2020 par le procureur adjoint mr yéo et le commissaire chargé des enquêtes en présence de ses deux avocats maitre béné et maitre saki. Il faut rappeler que la dite audition a commencé à 10h00mn pour prendre fin à 14h30mn pour les infractions suivantes :
1) Trouble à l’ordre public
2) incitation à la révolte
3) appel à l’insurrection
4) violence et voie de faits.

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II- Notre analyse
L’appel à des manifestations publiques éclatées lancé par la société civile de Côte d’Ivoire pour réclamer des élections libres, transparentes et apaisées et surtout la protestation contre le 3e mandat du président de la république s’est malheureusement soldé par des répressions violentes, des arrestations arbitraires, la chasse à l’homme et des agressions à l’arme blanche contre les manifestants.

Le président de la république au lieu de renoncer à son projet de troisième mandat au nom de la paix, a choisi la voie de la violence et d’emprisonnement des responsables de la société civile pour imposer son dictat en vue d’un passage en force. Dans le contexte actuel pendant que nous sommes à deux mois des élections présidentielles où le président de la république doit créer des conditions favorables à la paix et aux élections apaisées, il ne fait que multiplier des actions de répression, d’intimidation et d’emprisonnement des leaders d’opinion, de la société civile et même des opposants.

Apres l’audition des responsables de l’ACI, il leur est reproché des accusations génériques suivantes :
1) Trouble à l’ordre public
2) incitation à la révolte
3) appel à l’insurrection
4) violence et voie de faits.
Face à la répression de la marche et l’emprisonnement de certains leaders d’opinion nous notons un recul de la démocratie, de la liberté d’expression et de l’instauration d’un Etat de non droit.

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Comment un peuple épris de justice qui demande des élections transparentes et apaisées peut-il subir de telles atrocités ? Le président peut-il vraiment des élections transparentes et apaisées alors que les projecteurs de la fraude massive et des violences électorales sont déjà allumés ? n’est t-il pas entrain de préparer une autre guerre qu’il veut servir au peuple ivoirien ?

III-Notre position
Face a cette dérive totalitaire du régime Ouattara,
nous, Alternative Citoyenne Ivoirienne(ACI)condamnons avec la dernière énergie ces actes de barbaries et d’arrestation arbitraire des ivoiriens entraînant le recul de la démocratie dans notre nation ;présentons nos sincères condoléances aux familles de ces dignes citoyens tombés au champ d’honneur et souhaitons prompt rétablissement aux blessés ; exigeons la libération immédiate et sans condition de la présidente Pulchérie Edith Gbalet et toutes les personnes arrêtées lors de ces manifestations ;

Demandons au président de la république de prendre toutes les mesures pour encadrer et sécuriser les manifestations pacifiques ; demandons au président Alassane Dramane Ouattara de renoncer à son projet de troisième mandat dans le strict respect de la constitution ivoirienne ; ACI maintient son mot d’ordre et demande au peuple de Côte d’Ivoire de rester debout et déterminé pour la restauration de la démocratie et d’un Etat de droit en Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan le 17 Aout 2020
Pour Alternative Citoyenne Ivoirienne
Le Bureau Exécutif National

Source: afriksoir