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Côte d’Ivoire : l’intervention des forces de défense crée des violences et viol dans un village à Doropo

Côte d'Ivoire : l'intervention des forces de défense crée des violences et viol dans un village à Doropo
Côte d'Ivoire : l'intervention des forces de défense crée des violences et viol dans un village à Doropo

Si les faits dénoncés par le député Koulanfirté Sansan Noufédéputé de Doropo sont avérés, il faut que les autorités compétentes agissent pour réparer ce préjudice subi par les populations de Lagbovillage situé dans le département de Doropo, dans le nord-est du Pays.

En effet, KOACI apprend que dans la nuit du 14 et 15 novembre 2021, il s’est passé un incident grave à Lagbovillage lobi du département de Doropo.

Des forces de défense et de sécurité auraient semé le trouble dans le village où cinq (5) femmes du village ont été violées par des hommes en tenue ayant pris possession de cette localité dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.

Ces faits sont rapportés par le député Koulanfirté Sansan Noufé qui indique que trois (3) des femmes violées ont accepté de témoigner à visage découvert et ont porté plainte. Les 2 autres ont préféré fuir les quolibets et n’ont pas laissé de traces dans leur fuite.

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« Ce jour, 18 novembre 2021, je suis arrivé à Lagbovillage de la Sous-préfecture de Danoa, département de Doropo où j’ai été élu député. Ma place est aux côtés de cette population qui a vécu le martyre les 14 et 15 de la part d’une unité de nos Forces de Défense et Sécurité dans une région qui croupit déjà sous le poids de l’insécurité. Cette unité de lutte contre l’orpaillage clandestin a effectué une expédition punitive pendant ces deux jours successifs à Lagbo. Il m’a été donné de constater des domiciles cambriolés, des commerces saccagés et d’entendre des témoignages effroyables de sommes importantes et de matériels de valeur emportés. Des cultivateurs qui disent rester impuissants devant l’enlèvement de leurs cabris, pintades et poulets. Des dizaines de jeunes qui témoignent avoir payé des sommes allant de cinquante mille (50.000) à X francs afin que leurs motos arrachées de force leur soient restituées. Le comble, l’action intolérable, inadmissible, à la limite révoltante est le viol en réunion perpétré sur cinq (05) femmes. Si trois d’entre elles ont accepté de témoigner à visage découvert et de porter plainte contre leurs bourreaux, les deux autres dans l’incapacité de supporter l’opprobre, ont quitté le village pour une destination inconnue jusque-là. Ces faits qui nous rappellent les récits atroces de l’histoire coloniale des années 1800, se déroulent malheureusement au 21e siècle dans un village légalement reconnu sur le territoire ivoirien, doté d’une électrification rurale, d’un dispensaire, d’une école primaire, etc. Quelles que soient les raisons que l’on peut avancer, rien, je dis bien, rien ne justifie une telle atrocité digne d’un film d’horreur. », rapporte le député Koulanfirté Sansan Noufé.

« J’ai vu ce jour, une population effrayée, traumatisée, hypnotisée, aux regards hagards. Le drame est qu’en dépit de tout, il faut obligatoirement réussir le tandem population et Forces de Défense et de Sécurité pour espérer venir à bout du terrorisme menaçant. », ajoute l’élu de la nation.

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Ce qui s’est passé dans ce village de la sous-préfecture de Doropo en proie à des attaques terroristes mérite que les regards des autorités compétentes y soient tournés.

Source : KOACI

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