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Côte d’Ivoire : Graves accidents sur l’autoroute du nord, au moins 14 morts

Côte d’Ivoire : Graves accidents sur l’autoroute du nord, au moins 14 morts
Côte d’Ivoire : Graves accidents sur l’autoroute du nord, au moins 14 morts

Les messages de prévention n’y auront rien changé, deux graves accidents de circulation se sont produits hier sur l’autoroute du nord. Le bilan est lourd. Fin de week-end pascal dramatique sur l’autoroute du nord.

Ce lundi de Pâques, plusieurs personnes ont perdu la vie dans deux graves accidents de la circulation. L’un est survenu autour de 15 heures sur la voie sud (sens Yamoussoukro-Abidjan) de l’autoroute précisément au kilomètre 149. « Il s’agit d’une collision entre un minicar de transport et un véhicule de particulier suivie de feu », rapporte le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM). Bilan définitif : 35 victimes. 18 évacuées à l’hôpital de Bôdô par la 7ème compagnie du GSPM. 8 décès dont certains calcinés.

PLUS DE 30 MORTS EN 2 SEMAINES

Toujours selon un rapport du GSPM, cemême jour, à 9 heures du matin, un autre accident s’est produit sur la voie nord (sens Abidjan-Yamoussoukro) à hauteur village Kahankro, pk 205.Un mini-car (convoi chrétien) a fait une sortie de route. Là encore, le bilan est lourd : 33 victimes dont 6 décès certains. 17 blessés ont été évacués par la 5eme compagnie du GSPM (10 par AL51- 06 par VSU53 et 01 par VSU 54) au CHR de Yakro. 8 ont été transportés par les pompiers civils de Toumodi (03 au CHR Yakro – 05 à l’hôpital Général de Toumodi) et 2 par une ambulance civile de Toumodi au CHR Yakro.

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Ces deux sinistres auront donc causé au moins 14 morts. Dans un article publié le 29 mars dernier, Générations Nouvelles tirait la sonnette d’alarme suite à de précédents accidents ayant causé 23 décès. Le mercredi 24 mars 2021, aux environs de 21h, une collision entre un car de la compagnie de transport, le Labelle et un gros camion contenant des sacs d’anacarde a fait 20 morts et 33 blessés, selon les sapeurs-pompiers civils de Bouaflé.

Le vendredi 26 mars 2021, une collision entre un camion de transport de marchandises diverses et un véhicule de particulier a fait cinq victimes dont trois décès, sur l’autoroute du nord, PK134 aux environs de 12h25 mn. L’information a été donnée aussi par le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM). En deux jours, ce sont 23 morts causées par la route, de nombreux blessés graves. Ce bilan est sans doute plus lourd, dans la réalité.

TOUT CHANGER AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS Y COMPRIS LA TÊTE

C’est un secret de polichinelle, alors que l’Etat se bat contre la pandémie à Coronavirus ou autres maladies, force est de de relever que la route tue plus que tout en Côte d’Ivoire. Pourtant, le ministère des Transports semble n’avoir aucune mesure réelle. En effet, selon un acteur de ce secteur qui a requis l’anonymat, dès sa nomination, le ministre Amadou Koné, a promis œuvrer à la mise en œuvre de la convention collective des conducteurs routiers.

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« Tant que les conditions de vie des conducteurs ne seront pas améliorées, les accidents vont se multiplier. Comment comprendre qu’un même chauffeur puisse parcourir plus de 400 km et même plus au cours d’une même journée en aller et retour ? », s’est-il interrogé. A l’en croire, travaillant dans des conditions difficiles, les conducteurs sont livrés à eux-mêmes, meurent et causent la mort sur les routes, dans l’indifférence totale.

Quant à un autre syndicaliste du secteur, il déplore l’immobilisme à la tête de ce secteur. Les décisions annoncées par le ministère des Transports restent des vœux pieux. « Le ministère avait annoncé des tests d’alcoolémie obligatoires pour tous les conducteurs sur les routes, aux différents corridors. Mais, cette mesure n’a jamais vu le jour. L’Oser ne se contente que des contrôles de vitesse.

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Des campagnes de sensibilisation contre la vitesse n’ont lieu qu’à l’orée des grandes fêtes. C’est très peu », souligne-t-il. Puis d’ajouter que le prochain ministre doit agir pour inverser la tendance. « Il faut innover et sauver des vies », clame-t-il.

LE RETRAIT DU PERMIS DE CONDUIRE, UNE MESURE INSUFFISANTE

Certes, à l’actif du ministère des Transports, la commission spéciale de suspension et de retrait de permis de conduire a été réactivée en décembre 2018. Ce qui a permis la suspension du permis de conduire de plus 800 conducteurs, pour des délais allant de 3 mois à 20 ans. Mais, à l’évidence, cette solution reste marginale, au vu des décès qui ont cours sur les routes. Il faut agir et vite. Rappelons qu’en 2019, selon les sapeurs-pompiers, ce sont 953 décès, 3436 sans évacuation et 24.298 transportées vers les centres hospitaliers et autres structures sanitaires sur un total de 28 687 victimes qui ont été enregistrés. Pourtant, selon les experts, les accidents de la route ne relèvent pas d’une fatalité, car 94% ayant pour causes principales le facteur humain.

Générations nouvelles