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Cameroun : Le désordre urbain, l’insalubrité et l’incivisme vécues comme des fatalités

Yaoundé à Messassi (Ph koaci)

Cameroun : Le désordre urbain, l'insalubrité et l'incivisme vécues comme des fatalités

– Jeudi 6 Juin 2019–Les Camerounais semblent vivre l’insalubrité, l’incivisme et le désordre urbain comme des fatalités.

Dans la rue, les marchés, au bureau, les taxis et autres lieux publics comme les églises ou mosquées tout le monde au Cameroun subit le cycle infernal de l’insalubrité, de l’incivisme et du désordre urbain.

Par exemple, à Yaoundé la capitale, il est rare de rencontrer des habitants qui s’offusquent des déchets plastiques ou de toute autre nature, jetés sur la voie publique.

C’est même une règle d’or chez certains chauffeurs de jeter sur la chaussée, leurs restes ou les sachets plastiques contenants alimentaires, une fois vidés de leurs contenus.

Tout comme il est courant de rencontrer des hommes ou des femmes qui urinent dans la rue parfois sans gêne devant des enfants. Il ne sert à rien de les rappeler à l’ordre. D’ailleurs les toilettes publiques sont rares et là où elles existent, elles sont payantes donc pas accessibles à tous, malgré la modicité de la somme exigée.

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Des villes sales

Ceux qui ont connu Yaoundé et les autres métropoles Camerounaises dont Douala, Bafoussam, Garoua et d’autres dans les années 80 font savoir que les rues étaient propres et régulièrement nettoyées, aujourd’hui certaines rues donnent l’impression d’être abandonnées et des quartiers populaires sont comme inhabités.

Une nouvelle espèce de commerçants a fait son apparition. Ceux qui s’installent sur la chaussée. Sous le regard impuissant de la police ils l’occupent et font concurrence aux véhicules. C’est le règne de la débrouillardise. Le système « D » dans lequel tout le monde se débrouille. Tout le monde est commerçant.

Il n’y a pas que ces vendeurs ambulants qui donnent aux métropoles Camerounaises l’allure d’espaces invivables et l’image de villages coquets en lieu et place de villes modernes. Il y a également ces décharges géantes remplies de mouches et qui répandent des odeurs pestilentielles non loin desquelles s’installent des restaurateurs qui vendent des repas prêts à consommer sur place ou à emporter. Ils le font sans être inquiétés par les services du ministère de la Santé publique.

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La présence des poubelles à ciel ouvert dont les odeurs pestilentielles envahissent l’atmosphère dès les premières heures de la matinée, n’émeut plus. Ces poubelles font partie du décor. D’ailleurs, au Cameroun, les populations n’affichent pas un enthousiasme particulier à vider leurs ordures ménagères dans les rares bacs à ordures, prévus à cet effet.

Dégradation

À Yaoundé comme dans toutes les métropoles Camerounaises les quelques immeubles gigantesques et constructions imposantes, appartenant dans la majorité des cas, aux fonctionnaires et autres hauts cadres de l’Etat, fruit des détournements massifs et de la corruption généralisée, masquent bien, les manquements de la politique gouvernementale en matière d’habitat et de la dégradation du cadre de vie.

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D’ailleurs les camerounais ont fini par banaliser ces manquements. Ils s’accommodent de leur vie fragile.

Le désordre urbain, et l’insalubrité au Cameroun c’est aussi, le déchargement et le chargement des passagers sur la chaussée, par des conducteurs de taxis et de motos, ou, par des particuliers, qui, pour joindre les deux bouts du mois, transforment leurs automobiles en véhicules de transport en commun, le tout, sous le regard de la police.

Autre image du désordre urbain, l’éparpillement des bars sur les abords des routes, où l’on ne trouve pas de toilettes publiques.

Armand Ougock, Yaoundé

-Joindre la rédaction camerounaise de .com à Yaoundé: (+237) 691 15 42 77 ou cameroon@ –

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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