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Assassinat du général Guei: la défense plaide l'acquittement

En Côte d’Ivoire, le verdict dans le procès du meurtre du général Guei est attendu ce jeudi. Mercredi, la parole était aux avocats de la défense. Ils ont dénoncé un procès « politique » et demandé l’acquittement pour les 19 prévenus. Le général Robert Guei a été tué il y a treize ans, le 19 septembre 2002, jour d’une tentative de coup d’Etat contre le régime de Laurent Gbagbo.

Un dossier peu consistant, des éléments contestables : pour les avocats de la défense, il n’y a pas de preuve suffisante pour condamner leurs clients. Comme depuis le début de ce procès, les avocats de la défense ont dans leur plaidoirie dénoncée une instruction à charge, et des accusations uniquement fondées sur des témoignages. « Qui dit la vérité, qui ment ? Personne n’en sait rien », s’est écrié l’un des conseils. « La réalité c’est que moi, je ne sais toujours pas qui a tué Robert Gueï », a poursuivi un de ses confrères. Tous ont plaidé l’acquittement.

Durant leurs plaidoiries, les conseils des prévenus n’ont cessé de dénoncer un procès politique et une justice partisane et sélective. « Doit-on condamner tous ceux qui ont collaboré avec Laurent Gbagbo », s’est écrié l’un des avocats de la défense. Pour lui, le dossier a été instruit à charge, les preuves sont insuffisantes. « Qui peut dire ce qui s’est vraiment passé, qui a tué, qui a tiré. Moi je ne le sais pas. », a ainsi poursuivi un de ses confrères.

Après plus de trois semaines d’audience, certaines zones d’ombres persistent. Mais pour les familles des victimes, les éléments sont bien suffisants pour juger, même si elles regrettent qu’il n’y ait pas eu d’aveu. « Je savais qu’ils allaient se défendre et ne pas dire la vérité. C’est dommage, parce que ce sont des officiers pour la plupart. Mais nous voulons, malgré tout ce qui s’est dit, que la vérité ressorte. Nous sommes confiants. C’est la paix du coeur, c’est le calme qui nous envahit. », a déclaré Juliette Coulibaly, mère de Fabien Coulibaly, aide de camp du général Guei, tué ce 19 septembre 2002.

Plus de treize ans après les faits, le verdict est désormais attendu avec impatience par les familles des victimes. Le parquet a requis de lourdes peines, de 10 ans de prison ferme à la perpétuité pour Brunot Dogbo Blé, l’ancien patron de la Garde républicaine sous Laurent Gbagbo et Anselme Séka Yapo, l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo, les deux principaux accusés.

Africatime CI

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