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Affrontements à Dabou : 72 heures après, des témoins font le récit. La ville encore sous tension

Affrontements à Dabou : 72 heures après, des témoins font le récit. La ville encore sous tension
Affrontements à Dabou : 72 heures après, des témoins font le récit. La ville encore sous tension

La ville de Dabou ne fume pas pour l’heure le calumet de la paix. Depuis 72 heures, le sommeil des populations est troublé en raison des attaques et agressions de tous genres qui sévissent dans cette localité située à environ une heure de la ville d’Abidjan.

A la date du mercredi 21 octobre 2020, les populations de Dabou ne savent pas à quel saint se vouer, après la marche de protestation contre la candidature au troisième mandat   du président Alassane Ouattara. Les populations sont terrées chez elles craignant les agressions. Très tôt le matin, les populations de Dabou ont entendu des tirs d’arme à feu dans différents quartiers. Certains jeunes allogènes armés de machettes sillonnent les différents sous-quartiers de ladite ville. « Depuis nos fenêtres nous voyons des groupes de jeunes allogènes se balader avec des machettes et des gourdins en, déclarant qu’ils surveillent le quartier de Wrod contre ceux qui protestent contre la candidature du chef de la République. Du jamais vu ! dans ce quartier qui a toujours été paisible… Tous autant que nous sommes avons très peur. », nous a déclaré dame A. Edwige au téléphone. Aussi elle a demandé à ses fils de ne pas mettre le nez dehors de peur qu’ils soient confondus aux personnes qui protestent contre la candidature du président Alassane Ouattara.

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Nous apprenons aussi que Mangorotou, un quartier peuplé par les allogènes à Dabou a été attaqué par des autochtones venus du village de Débrimou, un village situé à 5km de la ville. Résident à cet endroit, dame Adjara Kéita nous informe qu’ils ont reçu la visite des personnes furieuses qui soutiennent être venus se venger après que certains de leurs villages tels que Agneby, et Kpass aient été saccagés. « Nous avons quitté précipitamment nos demeures et ne savons vraiment pas ce qui s’est passé derrière nous », nous a-t-elle également confié au téléphone.

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Joint au téléphone, un jeune du village d’Akradio soutient que ses frères et lui ont été arrêtés dans leur élan par la police, alors qu’ils avaient emprunté le chemin de la ville pour riposter et défendre ses frères victimes d’agressions de la part des allogènes. Une décision qu’il juge inacceptable. « Nous n’avons pas été assistés par la police lorsque ces jeunes allogènes avaient érigé des barrages à l’entrée de certains de nos villages pour nous empêcher d’entrer dans la ville.

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Notons que deux jours avant, des villages tels que Agneby, Kpass ont été des champs de bataille entre des jeunes allogènes et autochtones. L’on dénombre à ce jour, plusieurs blessés graves qui sont pris en charge dans des centres de santé publiques et privés de ladite ville. Vivement que la ville du Leboutou retrouve sa paix.

La ville reste encore sous tension.

Nous y reviendrons.


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