Home Société Affaire Yves de Mbella: un pro-Gbagbo prend une position surprenante

Affaire Yves de Mbella: un pro-Gbagbo prend une position surprenante

Affaire Yves de Mbella: un pro-Gbagbo prend une position surprenante
Affaire Yves de Mbella: un pro-Gbagbo prend une position surprenante

Fabrice Lago, connu sous le sobriquet Steve Beko, pro-Gbagbo récemment rentré d’exil et chargé de commutation du président de l’UNG, a pris une position controversée dans l’affaire de la scène de viol sur NCI. Il minimise l’acte posé. Afriksoir publie son texte tel qu’il a reçu, par respect de la liberté d’opinion, tout en affirmant sa position sur l’affaire, à savoir que rien ne pourrait expliquer une scénarisation du viol à la télé.

Pris sur le mur de Steve Beko

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐄𝐒𝐓 𝐋𝐀 𝐅𝐀𝐔𝐓𝐄 𝐃𝐄 𝐘𝐕𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐌𝐁𝐄𝐋𝐋𝐀 ?

Un ami producteur de télé s’est étonné que tout le monde tombe sur l’animateur télé. Il dit ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. Et c’est vrai que les critiques vont tellement dans tous les sens qu’on peut s’y perdre. Essayons de clarifier les choses pour une bonne compréhension. Celle-ci pourrait aussi dégager la responsabilité de la production et de l’animateur.

𝐄𝐒𝐓-𝐂𝐄 𝐔𝐍𝐄 𝐅𝐀𝐔𝐓𝐄 𝐃’𝐈𝐍𝐕𝐈𝐓𝐄𝐑 𝐔𝐍 𝐕𝐈𝐎𝐋𝐄𝐔𝐑 𝐐𝐔𝐈 𝐀 𝐏𝐔𝐑𝐆𝐄́ 𝐒𝐀 𝐏𝐄𝐈𝐍𝐄 𝐒𝐔𝐑 𝐔𝐍 𝐏𝐋𝐀𝐓𝐄𝐀𝐔 𝐃𝐄 𝐓𝐄́𝐋𝐄́𝐕𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍 ?

𝐍𝐎𝐍 ! Dès lors que l’individu a purgé sa peine, il s’est acquitté de sa dette vis-à-vis de la société. Qu’il se soit repenti ou pas est une question de morale. Si on avait invité un violeur qui n’a jamais été condamné pour ses crimes, ça aurait été une faute. Du moment que l’individu est parti en prison et en est ressorti libre, sauf à prouver qu’il a récidivé, il n’y a pas de faute à lui donner la parole en société. Des célébrités vont en prison pour viol, meurtre, vol et autres et en ressortent encore plus adulées. Le monsieur a violé, la société lui a infligé la peine prévue, c’est fait. C’est factuel.

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𝐑𝐄𝐏𝐑𝐎𝐃𝐔𝐈𝐑𝐄 𝐋𝐄𝐒 𝐒𝐂𝐄̀𝐍𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐕𝐈𝐎𝐋 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐓𝐄́𝐋𝐄́𝐕𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐒𝐓-𝐂𝐄 𝐔𝐍𝐄 𝐅𝐀𝐔𝐓𝐄 ?

𝐍𝐎𝐍 ! Chaque jour, nous regardons des films ou des documentaires ou des scènes de viol se déroulent. Il y a même des films où les violeurs s’en sortent. C’est à dire que la police n’arrive pas à les arrêter. Dans Prison Break, Théodore Bagwell alias T-bag est un violeur en série très violent. Ce n’est pas pour autant qu’après le film, on se met tous à violer des dames.

Demander donc au violeur de reproduire la scène et même envoyer un mannequin sur le plateau n’était pas une faute.

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𝐐𝐔𝐄 𝐑𝐄𝐏𝐑𝐎𝐂𝐇𝐎𝐍𝐒-𝐍𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐎𝐍𝐂 𝐀̀ 𝐂𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐄́𝐌𝐈𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 ?

𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐃𝐔𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 : La faute de la production, c’est de n’avoir pas mentionné clairement l’âge qu’il faudrait avoir pour suivre l’émission. Dans les sociétés civilisées, chaque programme de télévision est propre à un public et cela est inscrit sur le programme. Le fait d’écrire « âmes sensibles s’abstenir » ne veut rien. Avec quel instrument on mesure la sensibilité de son âme ?

La production de l’émission devait prévenir les téléspectateurs qu’il y aurait des scènes et des propos pas adaptés à une catégorie de personnes. Dès lors qu’on a payé un mannequin, on savait qu’on reproduirait les scènes. On ne peut donc pas plaider la surprise.

Et il appartient à la haute autorité en charge du contrôle des médias de faire obligation à chaque média d’indiquer la tranche d’âge requise pour chaque programme. C’est ici que la production de l’émission mérite aussi une sanction.

𝐘𝐕𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐌’𝐁𝐄𝐋𝐋𝐀: C’est la victime expiatoire de tout ce scandale. Sa principale faute qui justifie d’ailleurs la levée de bouclier, c’est d’avoir ricané face à un sujet aussi délicat. D’avoir mis en relation viol et plaisir sexuel avec un rire insolent.

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La légèreté avec laquelle il aborde cette question dénature la visée sensibilisation qu’il disait poursuivre. On peut rigoler avec un violeur supposé repenti mais on ne peut pas rigoler du viol qui fait des ravages dans nos sociétés. Sa faute, c’est d’avoir parlé du plaisir de la violée au moment où on mime la violence physique qui s’abat sur elle. Il mérite aussi une sanction surtout qu’il est coutumier de ce type de dérapage.

Cette publication est ma dernière sur le sujet et je vais terminer en disant que 𝐣𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐞𝐫 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞. 𝐀̀ 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐬𝐩𝐨𝐧𝐭𝐚𝐧𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐥𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐥𝐞́𝐠𝐞𝐫𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐧’𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐪𝐮’𝐚𝐮 𝐝𝐞́𝐛𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐥𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬.

Steve Beko

Afriksoir

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