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Wassa Coulibaly (GPS) : « Nous ne devons rien lâcher, la dissolution de GPS n’affecte en rien notre foi en notre leader Guillaume Soro »

Wassa Coulibaly (GPS) : « Nous ne devons rien lâcher, la dissolution de GPS n’affecte en rien notre foi en notre leader Guillaume Soro »
Wassa Coulibaly (GPS) : « Nous ne devons rien lâcher, la dissolution de GPS n’affecte en rien notre foi en notre leader Guillaume Soro »

Wassa Coulibaly, coordinatrice de la délégation GPS Royaume Uni et Irlande du nord s’est présentée à nos questions. Dans cet entretien, cette responsable de Générations et peuples solidaires invite le président de la République à adopter une posture inclusive pour que la réconciliation nationale soit une réalité. Notre interlocutrice adresse également un message fort aux militants et sympathisants du mouvement crée par Guillaume Soro en 2019.

Le président Alassane Ouattara et l’ancien président Laurent Gbagbo se sont rencontrés le 24 juillet dernier en vue de donner de l’impact à la réconciliation nationale. Quel commentaire faites-vous de cette rencontre ?

Je trouve cette rencontre salutaire en ce sens qu’elle a contribué à détendre l’atmosphère politique qui avait commencé à devenir pesante. Notamment avec les dernières sorties de certaines cadres du Rhdp. Je pense qu’il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Je les exhorte par conséquent à multiplier ces genres de rencontres qui, je l’espère, aboutiront à des actions concrètes pour une réconciliation sincère et inclusive.

Pensez-vous que la rencontre entre ces deux personnalités peut vraiment apporter un souffle à la réconciliation ?

S’ils sont chacun, sincères dans leurs démarches, il n’y a pas de raison pour que cela n’impacte pas la réconciliation nationale. C’est pourquoi j’ai parlé de sincérité. Si tel est que tout ce que nous avons vu l’a été uniquement pour les images des caméras, ça sera dommage pour un pays qui a souffert et continue de souffrir de toutes ces querelles politiques.

La réconciliation, il faut avoir le courage de le dire, s’impose à nous aujourd’hui, avec tout ce qu’on voit, les emprisonnements politiques, les exilés politiques et la condamnation à perpétuité de notre leader politique. Toute œuvre humaine commence toujours quelque part. Je pense donc que cette rencontre est un début qui doit être appréciée à sa juste valeur. Et nous espérons qu’elle posera les jalons d’une réconciliation juste et inclusive.

Tout semble indiquer qu’il y a une volonté manifeste d’exclure votre leader Guillaume Soro du processus de réconciliation nationale. Comment jugez-vous cela ?

Malheureusement, beaucoup de choses donnent à penser que le pouvoir d’Abidjan veut jouer la carte de la réconciliation nationale sans le président Guillaume Kigbafori Soro et GPS. Ce qui est d’ailleurs dommage. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de ces exclusions à n’en point finir. Une vraie réconciliation nationale doit être avant tout inclusive. Donc associer tous les fils et filles de la nation.

Par conséquent toute tentative d’exclure notre leader Guillaume Kigbafori Soro et ses partisans serait à l’encontre de l’intérêt national et ne pourra que servir ceux qui veulent gouverner par la division. Soit on est pour la réconciliation et on associe tout le monde, soit on n’est pas pour la réconciliation. En ce moment-là, il faut arrêter de jouer avec le peuple de Côte d’Ivoire.

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Le président de la République s’adressera à la nation le 6 août prochain dans le cadre de la célébration de la fête nationale. Qu’attendez-vous de lui à cette occasion ?

Ce sera l’opportunité pour lui de présenter à la nation sa vision de la réconciliation et comment il compte y parvenir. En tant que chef de l’Etat et ayant tous les moyens de l’Etat a sa disposition, il faut qu’il nous dise comment il compte nous amener à une réconciliation juste, équitable et inclusive. Si cette vision est sincère et correspond à ce que les Ivoiriens attendent, chacun se mettra alors à la tâche à sa manière pour construire cette nation dont nous rêvons depuis longtemps.

Il a donc l’occasion de se comporter en véritable père de la nation. Nous espérons qu’il ne gâchera pas l’opportunité que lui offre la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Je voudrais déjà profiter de cette occasion pour souhaiter bonne fête d’indépendance à toute la Côte d’Ivoire, plus singulièrement aux militants de Générations et peuples solidaires.

Un cadre de Générations et peuples solidaires, le ministre Alain Lobognon s’est engagé à amener votre président Guillaume Soro et le président de la République Alassane Ouattara à se parler. Avez-vous un commentaire sur son initiative ?

Je n’ai pas de commentaire particulier à faire sur son initiative si ce n’est que de lui souhaiter bonne chance.

Par contre, s’il doit avoir des discussions entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara, quelles devraient être les conditions de ces pourparlers ?

Une telle discussion doit se situer dans le cadre de la lutte pour la démocratie et la justice en Côte d’Ivoire. Elle doit être faite dans le respect mutuel, le respect des institutions que nous nous sommes données librement et le respect de l’opposition. Il est alors hors de question qu’on demande au leader générationnel de dissoudre son parti ou d’adhérer obligatoirement à un autre parti.

N’oublions pas que nous sommes là aujourd’hui parce que de braves gens dont notre leader générationnel, ont eu le courage de dire non au pouvoir en place quand il s’est rendu compte que ce dernier allait contre l’intérêt des Ivoiriens et foulait au pied les fondements démocratiques chèrement acquis par nos parents.

Des bruits annoncent également une éventualité d’un retour de votre leader, Guillaume Soro au Rhdp. Quel est votre avis sur cette question ?

Mon souhait aujourd’hui, c’est de voir les ivoiriens réconciliés, unis et travaillant la main dans la main pour un développement inclusif. Un pays démocratique où toutes les filles et les fils, quelles que soient leur appartenance ethnique, religieuse ou politiques, ont les mêmes chances, les mêmes droits et les mêmes devoirs.

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Et comme je l’ai dit plus tôt, on ne peut pas, sur le chemin de la réconciliation nationale, obliger les gens à renier leurs convictions politiques. La démocratie, c’est aussi respecter la dignité de l’autre. Cela passe par le respecte de ses choix. On ne construit pas une nation en imposant la pensée unique. C’est la pluralité des idées, la contradiction dans le débat, notamment politique qui donnent vie à un pays et sa démocratie.

Le 23 juin, à l’issue d’un procès qui a duré pratiquement un mois, votre président a été condamné à vie, ses coaccusés à 20 ans et GPS dissout. Alors que l’on s’attendait à des manifestations de protestation de votre part, c’est plutôt l’immobilisme que l’on a observé comme si vous aviez abdiqué. N’est-ce pas réellement un aveu d’impuissance ?

Comme vous le savez si bien, le pouvoir en place ne gouverne que par la violence et la dictature. Toute manifestation aurait été violemment réprimée. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à GPS. Notre idéal, c’est d’apprendre à l’ensemble de nos concitoyens une autre vision de la politique et du vivre ensemble, à accepter la contradiction. D’où notre concept de faire la politique autrement.

GPS qui a souffert le martyr avec ce pouvoir malgré son jeune âge, s’est donné le pari de ne pas jeter ses militants dans la gueule du loup qui n’attend que ça d’ailleurs. En plus, pour nous, cette décision est nulle et de nul effet et ne concerne que ceux qui confisquent le pouvoir parce qu’ils ont peur de la vérité des urnes. Ils passent donc par tous les moyens pour écarter tous ceux qui peuvent leur prendre ce qu’ils considèrent d’ailleurs à tort comme leur base électorale.

Mais à GPS, nous sommes plus que jamais décidés à nous battre pour que la démocratie et la justice triomphent enfin en Côte d’Ivoire. Par conséquent, ces actes posés par le gouvernement nous montrent combien de fois nous avons raison de soutenir notre leader parce que nous savons qu’il est sur le droit chemin. Le chemin de ceux qui croient en la démocratie et au développement inclusif pour une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.

Depuis la décision de dissolution prononcée par la justice, on observe un relâchement au niveau des activités chez vos partisans. N’est-ce pas là, la preuve que cette décision vous affecte plus que vous ne le laissez entendre ?

Toute personne raisonnable sait que cette décision était purement politique et n’avait aucun support juridique. Tout parti n’est que le véhicule des aspirations de ses membres. La dissolution de GPS n’affecte en rien notre foi en notre leader Guillaume Soro. Par conséquent, les idéaux de GPS sont présents en nos membres qui continueront leurs activités sous d’autres formes.

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Au niveau de la diaspora, GPS existe toujours et les activités continuent comme avant. Au Royaume Uni, par exemple, les animations des cellules et les implantations des coordinations continuent de plus belle. Ceux qui pensaient pouvoir porter atteinte à notre conviction et notre détermination à poursuivre cette mission, avec le président Guillaume Soro doivent savoir qu’ils n’ont fait que renforcer nos certitudes. Nous sommes plus que jamais convaincus que nous avons fait le bon choix.

Avez-vous un message à l’endroit des militants de Générations et peuples solidaires qui, pour beaucoup, se posent des questions dans cette période d’incertitude que traverse votre mouvement ?

A vous, frères et sœurs de Générations et peuples solidaires, je voudrais d’abord dire que nous pouvons être fiers de nous. Partout où nous sommes, jubilons car nous avons réalisé quelque chose d’exceptionnel. Notre mouvement a à peine deux ans et nous avons réussi à l’imposer sur le paysage politique Ivoirien. Ce que nous avons fait est si énorme qu’il justifie tout cet acharnement contre nous et notre leader.

Certes, aujourd’hui, vous pouvez avoir l’impression que c’est difficile avec l’exil de notre leader et l’emprisonnement de nos amis. Mais soyons rassurés, les jours radieux sont à venir. Avec GPS, nous nous sommes engagés dans une lutte d’émancipation pour le bien-être du peuple de Côte d’Ivoire. Toute lutte d’émancipation connait le genre de moment que nous vivons actuellement. Cela parce que les forces du mal ont peur du changement.

Cependant, par notre détermination, nous leur imposeront ce changement. D’ailleurs, ça sera dans leur intérêt. La dissolution de GPS ne peut pas faire disparaitre nos idéaux et nos aspirations pour une Côte d’Ivoire démocratique, unie et prospère. Ceux qui ont pris une telle décision n’avait qu’un seul projet, saper notre moral et nous pousser à abandonner la lutte.

C’est pourquoi il est très important que nous soutenions notre leader, que nous restons ferme dans notre conviction. Allons sur le terrain, vendons la nouvelle version de la politique aux Ivoiriens qui n’attendent qu’une nouvelle offre pour s’engager. Le pouvoir a peur de la contradiction, d’une réconciliation vraie qui va montrer ses limites sur le terrain politique.

C’est pourquoi, il a recours à toutes ces manœuvres pour nous dissuader. Mais nous ne devons rien lâcher. Nous continuerons cette lutte. Nous continuerons la mobilisation et l’implantation de GPS partout. Nous occuperons chaque centimètre des 322462 kilomètres du territoire ivoirien. Nous avons rêvé GPS, nous avons et nous rêvons une Côte d’Ivoire où l’on choisit librement. Ce rêve-là, ne laissons personne nous le prendre. GPS doit vive et vivra.

Générations Nouvelles

 

 

 

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