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Un diplomate français tué à Abidjan en Côte d’Ivoire

Un diplomate français tué à Abidjan en Côte d'Ivoire
Un diplomate français tué à Abidjan en Côte d'Ivoire

14 ans après le meurtre à Abidjan d’un ex-diplomate français chargé de mission pour l’UE, le procès de sa veuve s’est ouvert ce 22 juin 2021 à Paris.

Cheveux châtains attachés en chignon, Karine Blanc, 54 ans, comparaît libre et a pris place au premier rang de la petite salle d’audience, pour écouter le rappel des faits.

Le corps de son mari, Michel Niaucel, avait été découvert le 7 février 2007 dans la chambre de leur villa ultra-sécurisée de la capitale économique ivoirienne, où ils vivaient avec leur fille de 13 ans.

L’officier régional de sécurité avait été tué d’une balle dans le thorax, tirée d’un revolver 357 Magnum à travers un oreiller, alors qu’il dormait à côté de son épouse. Il avait basculé du lit conjugal et s’était effondré sur le sol, se vidant de son sang.

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L’enquête avait vite exclu la piste du crime politique, les soupçons se portant sur l’épouse, alors enceinte de son amant.

Karine Blanc « clame son innocence depuis le début », a souligné son avocate, Michèle Siari avant l’ouverture du procès. « Elle attend de pouvoir enfin tourner la page ».

La fille du couple Niaucel, deux enfants de la victime nés d’une précédente union, ainsi que les deux frères et la sœur du diplomate se sont constitués parties civiles (victimes).

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A l’audience, la famille a pris place sur les bancs, de l’autre côté de la salle. « Quel que soit le temps écoulé depuis les faits et la longueur de l’instruction, ils attendent une réponse judiciaire », a dit leur avocat Antoine Tugas avant l’audience.

Entendue après les faits par les autorités ivoiriennes, Karine Blanc avait d’abord affirmé que son mari avait été abattu par un intrus. L’enquête avait ensuite été transférée en France, en vertu de l’immunité diplomatique de Michel Niaucel et de sa famille.

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Devant la justice française, Karine Blanc avait alors plaidé le tir accidentel alors qu’elle tentait d’empêcher son époux de se suicider. Mais un collège d’experts a conclu à l’impossibilité de la version de Mme Blanc, estimant qu’elle était soit l’auteure du coup de feu, soit qu’une tierce personne avait tiré.

La thèse du tir accidentel devrait à nouveau être âprement débattue devant la cour d’assises.

Le verdict est attendu le 2 juillet.

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