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Suspension du dialogue : Bictogo Adama répond à l’Opposition, « Bédié n’a pas de conditions à imposer à Ouattara »

Suspension du dialogue : Bictogo Adama répond à l’Opposition, « Bédié n’a pas de conditions à imposer à Ouattara »
Suspension du dialogue : Bictogo Adama répond à l’Opposition, « Bédié n’a pas de conditions à imposer à Ouattara »

La tension continue de monter entre le RHDP et Opposition. Selon Bictogo Adama, Bédié n’a pas de conditions à imposer à Ouattara.

« Le président Bédié n’a pas de conditions à imposer au Président Alassane Ouattara. Il n’y aura pas de chantage » a lancé ce 23 novembre 2020, Bictogo Adama, sur sa page Facebook.

Dimanche 22 novembre 2020, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) « invitait l’opposition à cesser de ruser avec la paix, car dans cette crise, rien ne peut s’obtenir par la force ou par la violence », a notamment affirmé son porte-parole Kobenan Adjoumani, également ministre de l’Agriculture.

Rappelons que vendredi 2020 novembre 2020, le chef de l’opposition, l’ancien président Henri Konan Bédié avait annoncé sur Twitter avoir « suspendu le dialogue », réitérant certains préalables que l’opposition avait déjà posés, notamment « la libération de tous nos militants, et cadres incarcérés » et le retour des opposants de l’étranger.

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Les violences politiques et entre communautés liées à l’élection présidentielle du 31 octobre ont fait au moins 85 morts et près de 500 blessés depuis août, selon un bilan officiel.

La tension avait cependant nettement baissé après la rencontre entre le président Ouattara et M. Bédié, le 11 novembre. Les deux hommes avaient alors promis d’engager des négociations qui ont commencé en coulisses et étaient encouragées par la communauté internationale.

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« La situation socio-politique qui prévaut convoque tous les acteurs politiques au tribunal de la responsabilité et exige de tous de la retenue », estime M. Adjoumani qui accuse M. Bédie d’un « chantage odieux ».

Alassane Ouattara a été réélu pour un troisième mandat controversé face à une opposition qui a boycotté le scrutin et appelé à la « désobéissance civile », puis qui a proclamé un « Conseil national de transition » censé le remplacer.

La justice ivoirienne a lancé des poursuites contre plusieurs leaders de l’opposition, dont certains sont emprisonnés.

L’opposition a exigé des « actes d’apaisement » du pouvoir en préalable à tout dialogue politique.

Le pouvoir avait levé le blocus autour des domiciles des leaders de l’opposition et libéré certains militants mais gardé en prison notamment le porte-parole de l’opposition l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan ou Maurice Guikahué, un haut cadre du parti de M. Bédié.

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Les violences liées à la présidentielle de 2020 surviennent dix ans après la crise post-électorale de 2010-11, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.

Survenant après une décennie de tensions qui avaient coupé le pays en deux, sur une ligne identitaire entre le Nord et le Sud, elle avait fait 3.000 morts, ainsi que 300.000 réfugiés et un million de déplacés internes, selon l’ONU.

source: yeclo