Home Politique Successeur d’Amadou Gon : et si s’était Cissé Bacongo ?

Successeur d’Amadou Gon : et si s’était Cissé Bacongo ?

Successeur d’Amadou Gon : et si s’était Cissé Bacongo ?
Successeur d’Amadou Gon : et si s’était Cissé Bacongo ?

Successeur de Gon : Cissé Bacongo, candidat RHDP, à la présidentielle d’octobre 2020. Le maire de Koumassi est un homme très porté sur la gestion.

Au hasard de mes navigations, je suis « tombé » sur un post singulier ; il ne parle pas de Coronavirus, ne critique pas le Président Alassane Ouattara, ne suspecte pas le Premier ministre Amadou Gon d’avoir saboté le confinement de l’Injs, ne parle pas de la brutalité des forces policières qui ne badinent pas avec la matraque (les gars, vous aussi, calmez un peu le jeu !) C’est un post qui dit ceci, en conclusion du bon travail accompli par le maire Cissé Bacongo : « Vraiment, si ce maire pouvait être candidat à la présidentielle de 2020, je voterais pour lui. » Poursuivant ma navigation, je découvris de nombreux posts de soutien à la réflexion de ce internaute. Et je me mis à m’interroger : Cissé Bacongo Président de la république de Côte d’Ivoire en 2020. Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ?

Le président Ouattara s’apprête à quitter la scène, après un parcours heurté et une régence somme toute positive (tel est mon avis sur la question) Et, à moins de courir au suicide, le Pdci ne saurait proposer Henri Konan Bédié. Non seulement il n’aura pas les suffrages de l’électorat – un électorat composé en majeure partie de jeunes de l’âge de 18 à 40 ans qui n’a que faire d’un presque nonagénaire à la tête du pays, mais aussi et surtout, il sera disqualifié par la Cour constitutionnelle qui rejettera sa candidature. Pour divers motifs : âge, état de santé, délit (avéré ou non), poursuite judiciaire lancée à son encontre, à quelques mois du dépôt des dossiers, etc.

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Le président Ouattara n’est pas fou pour quitter le pouvoir sans avoir pris toutes les précautions pour ne pas qu’il (re) tombe entre les mains de Konan Bédié, l’homme qui le traqua, l’humilia et conduisit la Côte d’Ivoire dans une impasse dont l’issue aura été le coup d’État. Un retour de Konan Bédié au pouvoir me paraît peu probable. Seuls les illuminés qui le suivent comme des zombies peuvent se laisser aller à rêver d’une telle Restauration politique. Je ne vois pas l’ensemble (ni même la moitié) de la population ivoirienne occuper la rue parce que Bédié aura été éliminé de cette présidentielle. Avis donc à l’élite de ce parti dans le choix de son candidat pour 2020.

Au total donc : Ouattara parti, Bédié disqualifié, et Laurent Gbagbo hors course (il n’aura aucune possibilité de faire acte de candidature en 2020), l’ère politique « houphouetienne » sera ainsi bouclée et fermée. À jamais. Quand le Président Oattara parle de laisser le pays entre les mains d’une génération plus jeune, c’est à cela qu’il pense en réalité : mettre fin à l’ère houphouétienne pour permettre une renaissance de la Côte d’Ivoire. Amadou Gon apparaît donc à ses yeux comme l’homme de transition entre ces deux générations (la sienne et la nouvelle.) Ouattara n’est pas un révolutionnaire, mais un libéral réformiste. Un homme politique à mi-chemin du conservateur et du novateur. Le réformiste achevé. Un homme de prudence. Voilà donc la future et très proche configuration de la scène politique. Mais c’est surtout un pays à la recherche d’un homme de Réconciliation et Conciliation. Un homme du compromis. Un homme nous ayant donné des preuves de sa capacité à gérer un pays.

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Au moment où toutes les cartes semblent avoir été tirées, où tous les scénarios semblent avoir été écrits ou envisagés pour la succession du Président Ouattara, pourquoi s’interdire de regarder un peu dans l’enclos des « tocards », pour y dénicher le cheval imprévu ? Pour moi, Cissé Bacongo a les qualités requises pour jouer ce rôle.

Cissé Bacongo est un homme très porté sur la gestion esthétique de la Cité. Ministre, il a considérablement amélioré le cadre physique et visuel des départements qui lui furent confiés : ministère de la Fonction publique, de l’Enseignement Supérieur, entre autres. Il a aussi et surtout amélioré les conditions de travail de ses collaborateurs. Mon Maître Zadi Zaourou m’a rapporté une belle expérience qu’il a vécue avec Bacongo. Je vous la livre presque textuellement.

« Un jour, au travail au Grto ma secrétaire m’annonce l’arrivée, impromptue, du ministre Bacongo. Dès qu’il me voit, il me dit : « Maître, je me rendais à Cocody-Danga, et j’ai vu la pancarte GRTO. Alors, par curiosité, j’y suis entré pour vous dire bonjour quand j’ai appris que vous y étiez. » À l’issue de l’inspection des lieux, il me dit : « Maître, c’est inacceptable que le célèbre Grto soit dans cet état. Que puis-je faire pour vous ? Je lui ai dit que je souhaiterais y voir construit un théâtre. Je l’avais en projet quand j’étais ministre de la culture. Mais il y a eu le coup d’État.. »

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Bref, le lendemain de cette visite, Bacongo envoya une équipe d’ingénieurs sur les lieux. La semaine d’après, ils entamèrent la construction du théâtre du Grto (un théâtre certes sommaire, mais très fonctionnel).

Devenu maire, Cissé Bacongo, en moins de trois ans, a fait reluire la commune de Koumassi, transformant ce vilain ghetto d’hier en une cité où il fait mieux vivre que par le passé. Cissé Bacongo a signé l’avènement du maire nouveau. Un maire sans cesse auprès de ses administrés. Un maire soucieux de la qualité de vie de ses concitoyens. Il n’est pas un bureaucrate, mais un homme de terrain, un homme de défi. Oui, Bacongo est venu, a vu, a vaincu. Voilà donc un cadre de notre pays qui a donné la preuve de son savoir-faire et de sa volonté de bien faire.

Cissé Bacongo candidat (même indépendant) à la présidentielle 2020. Pourquoi pas ? J’avoue que je serais tenté de lui donner ma voix. Voter pour un candidat qui ne sera pas un corbeau politique, un populiste trompeur, mais un homme du chantier et de l’âpre labeur, un homme productif, soucieux de laisser de belles traces. Bacongo ne serait-il pas, dans le fond, le Godot que ce pays attend depuis la disparition de son premier Président Houphouët-Boigny ?

Source: Yeclo

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