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Robert Guéi, Ouattara… : un com-zone fait des révélations jamais dites sur l’histoire de la rébellion, « Soro n’a pas juré parmi nous »

Robert Guéi, Ouattara… : un com-zone fait des révélations jamais dites sur l’histoire de la rébellion, « Soro n’a pas juré parmi nous »
Robert Guéi, Ouattara… : un com-zone fait des révélations jamais dites sur l’histoire de la rébellion, « Soro n’a pas juré parmi nous »

Dans une interview accordée à APRnews, le Capitaine à la retraite, Touré Moussa, fait des révélations jamais dites sur l’histoire de la rébellion ivoirienne.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Touré Moussa, Capitaine de corvette de la marine à la retraite. J’ai fait partie des Com-zones dès les premières heures de la rébellion ivoirienne.  J’étais à Boundiali. De Boundiali, j’ai été affecté à l’Etat-major à Bouaké où j’ai été nommé Directeur des eaux et forêts et des douanes. J’ai géré Bouna, Odienné et Boundiali.

Comment a débuté cette affaire de rébellion ? Avant tout ça, qui a juré et qui ne l’a pas fait ? Dites-nous, en tant que sachant, votre part de vérité.

Seul Soro (Guillaume Soro. Ndlr) n’a pas juré parmi nous.  On a commencé par IB (Sergent-Chef Ibrahim Coulibaly), Zaga zaga (Diarrassouba Oumar dit Zaga-zaga. Ndlr), Tuo Fozié, Adams (Adama Coulibaly) Shérif Ousmane et moi. Soro était présent parce qu’engagé par IB (paix à son âme) pour nous aider à communiquer et à faire nos déclarations après notre coup en Côte d’Ivoire, c’est tout.  Je regrette la mort de Zaga zaga. C’est un monsieur qui avait l’amour pour ce pays. Il est mort ‘’bêtement’’ à Bouaké.

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Il a été abattu bêtement à Bouaké.  Il y a également Moussa Koné. Il y a Adams qui était le technicien de notre groupe. Quand il y a un problème, c’est lui qu’on appelait. Il a été tué bêtement aussi. Le jour où on devait attaquer, il devrait être à l’aéroport. Il a manqué de chance ce jour-là. Je peux vous dire que tous ceux qui ont trahi vont tous le payer. Soro pourrait être félicité pour la ruse dont il a fait preuve afin de contrôler notre mouvement. Le jour de notre rentrée au pays, c’est Soro qui était l’organisateur. Soro a été malin. Il a endoctriné des Com-zones qui n’ont rien compris dans la vie. Il se fait entourer de ceux-là pour combattre ceux qui disent la vérité. C’est ce qui a été le point fort de Soro.

On était déjà organisé avant son arrivée. On avait déjà  créé notre Etat-major. Le premier chef de l’Etat-major était Tuo Fozié. On avait créé la comptabilité qui était gérée par Jah Gao (Colonel major Koné Gaoussou dit Jah Gao. Ndlr). Moi j’étais conseiller, Zaga zaga était l’homme fort. Je ne sais pas pourquoi la politique est venue nous séparer, nous diviser. Soro y est pour beaucoup. Lui et ses hommes combattaient les soupçonnés pro-IB.

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Pourquoi cette rébellion et contre qui ?

Cette rébellion n’avait pas été créée contre quelqu’un. Même pas contre Laurent Gbagbo. Aux premières heures de notre organisation, c’est le général Robert Guéi  qui était le Chef de l’Etat. Guéi n’a pas compris notre mission auprès de lui. Il a essayé de nous éliminer tous, surtout, nous qui n’avons pas été compris. Notre réaction a été une révolte qui a commencé par le complot du cheval blanc, qui était la première révolte faite contre Guéi. Mais ça n’a pas marché et  nous nous sommes retrouvés dehors.

D’autres sont passés par le Mali, le Burkina, le Ghana. On était prêt à revendiquer nos droits. Après, nous sommes revenus sur Bouaké. L’ Armée ivoirienne était plus puissante. On nous a chassés. Nous sommes repartis pour apprendre encore. On est rentré à nouveau au pays par petit groupe. J’étais à Korhogo et nous avons envoyé des gens à Abidjan. Le 19 septembre 2002 quand ça a éclaté, ça n’a pas été facile. Nos amis sont rentrés. IB était notre patron. Il avait deux gardes de corps : Koné Zakaria et Adams. IB n’est pas rentré à Korhogo. Il n’a pas voulu nous écouter, alors nous nous sommes rebellés contre lui. C’est à partir de là que nous avons pris Soro Guillaume pour être notre Secrétaire Général, notre représentant civil pour le volet politique. Tout le monde se référait à ses conseils. Nous avons donc créé un secrétariat à Bouaké.

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Et la partie Nord  a été divisée en zones où on envoyait des commandants qu’on appelait : les Com-zones. Nous avions Ferkessédougou, Korhogo, Odienné, Séguéla. Tuo Fozié a été le premier Com-zone. Après, il y a eu Shérif Ousmane. Moi, j’étais à Boundiali. On était bien organisé, mais la politique est venue nous diviser.

Source: Yeclo

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