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RHDP: guerre de leadership au sein du parti au pouvoir

RHDP: guerre de leadership au sein du parti au pouvoir
RHDP: guerre de leadership au sein du parti au pouvoir

La guerre des clans au sein du parti au pouvoir, est loin d’avoir connu son épilogue. Dans son dernier numéro, Africa Intelligent brise la glace sur la crise de leadership qui oppose le Premier ministre au directeur exécutif du parti d’Alassane Ouattara. Cela sonne comme un air de déjà vu, d’autant que ce parti avait auparavant été émaillé par cette même guerre de positionnement.

La guerre de leadership entre le Premier ministre Patrick Achi et Adama Bictogo, directeur exécutif du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) dont l’écho est fait depuis plusieurs mois dans les milieux proches du parti au pouvoir semble bel et bien une réalité. A en croire l’article de nos confrères d’Africa Intelligence, anciennement La Lettre du Continent, le feu couve effectivement entre le Premier ministre d’Alassane Ouattara et le directeur exécutif de son parti. Ce qui aurait poussé le président de la République en personne à descendre dans l’arène pour partager « les parkings ».

C’est le conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier qui aurait servi de théâtre à ce recadrage. Selon le confrère, auteur de l’article, Alassane Ouattara aurait « profité du conseil des ministres pour rappeler la prééminence du Premier ministre Patrick Achi sur le directeur exécutif du Rhdp, Adama Bictogo ». Poursuivant, le confrère écrit que le président de la République a signifié à ses ministres « qu’ils évoluaient avant tout ‘’au service du gouvernement’’ et non du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, le parti présidentiel ».

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Ce qui est certainement une manière de leur rappeler qu’ils sont sous l’autorité du chef du gouvernement, et non pas sous celle du directeur exécutif du Rhdp. Toujours selon le média, le Premier ministre s’était plaint à plusieurs reprises de la main trop mise du directeur exécutif du Rhdp sur plusieurs membres de son équipe. En effet, Adama Bictogo, en qualité de directeur exécutif du parti au pouvoir s’est donné le loisir de convoquer à maintes reprises les membres du gouvernement à des réunions au siège du parti et dans sa résidence de Cocody-Ambassade.

Ces réunions avaient un parfum de conseil des ministres puisqu’à l’ordre du jour, il avait des questions relevant de la compétence du gouvernement. Cela n’a certainement pas été du goût de l’ancien ministre des Infrastructure économique qui voit en cela une manie de son camarade de parti d’asseoir son influence sur son équipe. Ces tensions entre l’ancien secrétaire général de la Présidence et Adama Bictogo n’est pas nouveau au Rhdp. Depuis sa création sur les cendres du défunt Rassemblement des républicains (RDR), le Rhdp a toujours été marqué par des luttes de clans sous arome de guerre de positionnement. Les clans les plus en vue étaient ceux des anciens Premier ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko.

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Dument constitués, les deux clans ne se faisaient pas de cadeau contrairement à l’union et à la solidarité affiché en public. En juin 2020, lorsque Hamed Bakayoko, alors ministre d’Etat, ministre de la Défense, dans le starting-block à la candidature du parti pour la succession d’Alassane Ouattara est cité dans une affaire de trafic de drogue par un média belge, les proches de ce dernier ne se cachent pas pour indexer le camp d’Amadou Gon Coulibaly, alors en pole position pour porter les couleurs du parti à la présidentielle d’octobre 2020 d’être derrière ce qu’ils qualifiaient comme « un complot interne ».

Finalement, aucune des deux personnalités ne portera l’étendard du Rhdp à la présidentielle. Amadou Gon Coulibaly étant décédé avant l’élection, Alassane Ouattara ne jugea pas son ministre de la Défense apte à relever le challenge. Il rempilera donc pour un troisième mandat au grand désarroi de ce dernier qui ferra contre mauvaise fortune bon cœur. Après cet épisode, aux lendemains des législatives, deux autres clans, conduits par Adama Bictogo et Amadou Soumahoro s’étaient faits face pour la présidence de l’Assemblée nationale. Ce duel fratricide avait tourné à l’avantage du député de Séguéla au détriment de l’élu d’Agboville qui se contentera de la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

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En outre, cette tension met en lumière le mal dont souffre certaines transfuges du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) au sein du parti au pouvoir. Ces derniers souffriraient du fait qu’ils sont considérés comme des mercenaires par les caciques du RDR qui, en vérité, ne voient le Rhdp que comme une renaissance du Rassemblement des républicains. De ce fait, ils se sentent plus légitime à se mettre en valeur plus que les anciens du Pdci à qui beaucoup reprochent d’avoir toujours des attaches avec le parti d’Henri Konan Bédié.

D’ailleurs, à y voir bien clair, cette rivalité entre les deux personnalités couve la guerre de positionnement de l’après-Ouattara en vue de la présidentielle de 2025. Rappelons qu’après le décès d’Amadou Gon Coulibaly, désigné comme candidat du Rhdp pour la présentielle de 2020, Adama Bictogo avait jugé que l’ancien secrétaire général de la présidence n’avait l’étoffe pour porter la candidature du Rhdp.

Afriksoir

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