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Révélations de « la Guêpe » sur la santé de Gon : aujourd’hui, le Peuple est en droit de demander à Ouattara les raisons de la suppression du bilan médical de la Constitution 2020

Révélations de « la Guêpe » sur la santé de Gon : aujourd’hui, le Peuple est en droit de demander à Ouattara les raisons de la suppression du bilan médical de la Constitution 2020
Révélations de « la Guêpe » sur la santé de Gon : aujourd’hui, le Peuple est en droit de demander à Ouattara les raisons de la suppression du bilan médical de la Constitution 2020

Selon Grah Ange, l’état de santé de Gon, 2e sur la liste de succession constitutionnelle ne fait pas partie de sa vie privée.

On fait un bilan de santé pour être embauché dans une entreprise. On est obligé d’informer son employeur, en lui fournissant le repos prescrit par le médecin ou le certificat médical, en cas de longue absence. L’employeur peut exiger un examen contradictoire. Le travailleur qui ment sur son état de santé en donnant de fausse justifications peut-être légitimement licencié. Il en est de même pour son collègue qui aurait concouru à la fraude. L’Etat de santé du travailleur parce qu’il a impact sur la manière dont il remplit ses fonctions donne le droit à l’employeur d’en être informé, particulièrement quand il est soigné aux frais de ce dernier. Cette obligation se réalise en suivant les règles hiérarchiques.

Article 48, 49 et 50 de la Constitution : l’Etat de Côte est une République, son principe est le Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple, auquel appartient la souveraineté. Tout ceux qui à un titre quelconque exerce des fonctions publiques l’exercent pour le compte de Peuple.

En en une phrase: le boss c’est le Peuple. Mutatis, Mutandi, tous ceux qui exercent, à un titre quelconque, un mandat ou des fonctions publiques ont la même obligation à l’égard du Peuple suivant la relation directe qu’il a avec lui comme le Président, ses successeurs constitutionnels comme le Vice-Président et le Premier Ministre, ou en suivant les règles hiérarchiques lorsque les fonctions s’inscrivent dans une organisation. Cette obligation prend un relief particulier dans une démocratie où le Peuple a le droit de savoir si ceux qui occupent les plus hautes fonctions publique comme le Président, le Vice-Président et le Premier Ministre ainsi que ceux qui prétendent occuper ses fonctions sont en mesure physiquement et moralement de les assumer dans les meilleures conditions.

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En Afrique les dirigeants se dérobent volontiers à leur obligation d’informer le Peuple sur leur état de santé. On en voit les résultats sur la stabilité de l’Etat, au Gabon et en Algérie hier et actuellement au Cameroun. Le peuple a d’autant plus le droit de savoir que l’expérience a démontré que la défaillance dans le respect de l’obligation d’informer sur l’état de santé du Président par exemple peut servir de moteur aux règles de dévolution Constitutionnelles et démocratiques du pouvoir, en permettant à des personnes qui n’ont jamais solliciter le suffrage du le Peuple d’exercer par effraction le pouvoir d’Etat sans passer par les urnes, profitant de la faiblesse physique d’un Président en vie mais en situation d’empêchement absolu, ou certaines fois déjà mort.

Les autorités actuelles de notre pays font partie des mauvais élèves en la matière. Non seulement, ils ne présentent jamais, en temps normal, le bilan de leur état de santé, mais leur volonté de masquer la vérité, prend des proportions totalement ridicule lorsqu’ils sont malades. Le feuilleton tragico-comique de la situation du Premier Ministre Amadou Gon avec sa pitoyable visioconférence en est une des illustrations les plus remarquables. Dans un pays où le régime en place s’est arrangé pour biffer de la Constitution l’obligation pour le candidat à la présidentielle de se faire examiner par un collège de médecins, un candidat malade du cœur, Premier Ministre de surcroît, évacué à l’étranger et soigné aux frais du contribuables peut-il s’autoriser à ne pas faire au Peuple un bilan fidèle de son état de santé ?

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Au lieu de cela, il fait des déclarations mensongères, appuyées par un montage vidéo pour tromper son employeur en tant que Premier Ministre et son futur employeur en tant que candidat à la Présidence avec la complicité de celui qui est en charge de faire respecter la Constitution, le Président en exercice. Dans une entreprise privée, c’est le licenciement assuré pour les deux protagonistes. Pour les fonctions occupées par ces deux, où l’exigence de morale et d’éthique est beaucoup plus élevée, la solution ne devrait pas être moindre dans les Etats démocratiques. Voilà une autre preuve de ce que la Côte d’Ivoire n’en fait pas actuellement partie.

En Côte d’Ivoire au contraire, à force de multiplier les actes anormaux et de persécuter les citoyens qui revendiquent l’exercice de leurs droits constitutionnels, renversant le véritable rapport qui doit exister entre le peuple et ses mandataires, le maître étant devenu l’esclave et l’esclave le maître, l’on a habitué les citoyens à considérer la violation de leurs droits, comme un droit pour les autorités politiques.

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Ainsi ce n’est pas surprenant d’entendre le concert de désapprobation de tous les côtés du microcosme politique contre la cyberactiviste soroïste qui aurait eu l’outrecuidance d’exercer son droit à l’information en procédant à des investigations pour connaître l’état de santé véritable du Premier Ministre. Elle au moins, a une éthique et refuse de verser dans le fake news en recherchant la vraie information pour ne pas tromper ses concitoyens comme ceux qui avaient l’obligation de la donner.

Honneur à toi « la Guêpe » pour la qualité de tes investigations ! haro sur les donneurs de leçons qui ignorent leur propre droit. L’Etat de santé du Premier Ministre, 2e sur la liste de succession constitutionnelle ne fait pas partie de sa vie privée. Le Peuple est aujourd’hui en droit de demander des comptes au Président Alassane Dramane Ouattara et à son Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly sur les raisons profonde de la suppression du bilan médical lors de l’adoption de la Constitution de 2016 et de la révision constitutionnel de 2020. Toutes les théories complotisme que cela avait occasionné sont envisageables désormais. La Candidature du second aux élections présidentielles de 2020 devient, au regard de cette comédie, contestable juridiquement et judiciairement.

Source: Yeclo

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