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Retour manqué de Soro: son aide de camp fait des révélations

Retour manqué de Soro: son aide de camp fait des révélations
Retour manqué de Soro: son aide de camp fait des révélations

«Guillaume Soro a-t-il fui la justice ?». La question a été le fil rouge de la première conférence de l’université populaire de GPS (Générations et peuples solidaires) lancée en France, samedi 6 novembre 2021 par le professeur Franklin Nyamsi, depuis la page Facebook de Guillaume Soro. M. Nyamsi a convié pour la circonstance des proches de l’ex-Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée nationale qui ont fait des témoignages. Notamment sur le retour manqué du 23 décembre 2019. Parmi ces intervenants, son aide camp, le Commandant Abdoulaye Fofana.

En exil en France depuis de longues années, il était au nombre des cinq passagers, dans l’avion transportant Guillaume Soro de Paris à Abidjan. Une énorme déception pour le militaire qui a voulu expliquer la raison pour laquelle il était à bord du vol aux côtés de Guillaume Soro, malgré les menaces qui pesaient sur lui. Surtout pour lever l’équivoque sur les différentes interprétations qui entourent cette affaire. «La reconnaissance est une valeur africaine que nous devons tous cultiver. C’est une opportunité pour éclairer la lanterne des Ivoiriens sur cette affaire du président Guillaume Soro», dit d’entrée le chef militaire. Avant d’expliquer les circonstances ainsi que les préparatifs du déplacement, au départ de Paris.

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«Avant le 23 décembre, le président Guillaume Soro m’a demandé si j’accepterais de rentrer en Côte d’Ivoire avec lui. Car il aurait reçu des informations, selon lesquelles il semblerait qu’il soit arrêté à son arrivée. Et moi, en tant que militaire, ma situation était pire parce que je faisais déjà l’objet de harcèlement au pays. Il a promis plaider mon cas, une fois qu’il arriverait à Abidjan. Sur place, Méita Sindou qui n’était pas très rassuré vis-à-vis de la situation, a appelé le président Guillaume Soro. Selon ses propos, il semblerait que le dispositif sécuritaire mis en place à Abidjan était un dispositif ennemi. Et qu’il était bien évident que le président Guillaume Soro soit mis aux arrêts à son arrivée. J’ai répondu au président : « je me vois mal vous laisser rentrer seul en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas possible ». Il m’a dit, si tu décides de rentrer avec moi, je ne peux qu’accepter», dit-il.

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Puis, l’officier militaire donne les raisons qui l’ont décidé à prendre le vol. «Le président Guillaume Soro est quelqu’un avec qui on doit vivre pour le connaître. Il incarne des valeurs africaines surtout. Il est honnête, sérieux et intègre dans sa parole. Ce sont des qualités que j’ai vraiment appréciées chez lui. En plus, il est important de savoir que je suis avec lui depuis 2002. Je sais qui il est, et je sais qui je suis».

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Quant au déroutement du vol sur Accra, la capitale ghanéenne, il affirme combien cela a été « pénible ». «Il faut être franc. Moi-même, étant militaire, cette situation était pénible, difficile à vivre. Vous ne savez pas ce qu’est l’exil. Surtout, étant dans un vol et tu ne sais pas où aller. Et même au Ghana, nous ne savions pas où aller. C’est finalement le pilote qui est venu dire au président Guillaume Soro que sa compagnie a un contrat avec l’Espagne. Il avait l’opportunité de nous faire atterrir quelque part dans ce pays. J’en profite pour dire merci à ce pilote parce que c’est lui qui a trouvé une destination pour nous», dit-il.

 

 

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