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Rencontre Ouattara – Gbagbo : pourquoi n’avoir pas alors écouté Mamadou Koulibaly en 2011 ?

Rencontre Ouattara – Gbagbo : pourquoi n’avoir pas alors écouté Mamadou Koulibaly en 2011 ?
Rencontre Ouattara – Gbagbo : pourquoi n’avoir pas alors écouté Mamadou Koulibaly en 2011 ?

Les Président Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se rencontrent mardi prochain. S’il n’est jamais tard pour discuter, il faut rappeler cependant que notre pays aurait pu gagner du temps si Mamadou Koulibaly avait été écouté en 2011.

Arrêté le 11 avril 2011, l’ancien Président Laurent Gbagbo a été conduit en novembre 2011 aux Pays-Bas, pour être jugé par la Cour Pénale Internationale (CPI). Si ce transfèrement est intervenu avant les élections législatives, Mamadou Koulibaly, qui était encore le Président de l’Assemblée Nationale avait proposé un dialogue direct entre les principaux protagonistes. « Les causes de la crise ivoirienne sont politiques et non ethniques. C’est une haine personnalisée entre les leaders des trois grands partis, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara (…) Si on reconnaît qu’il y a problème entre les trois, ils sont obligés de se retrouver autour d’une table. Non pas pour partager le pouvoir, mais se réconcilier », indiquait Mamadou Koulibaly dans les colonnes de Jeune Afrique en septembre 2011.

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Mamadou Koulibaly, qui en juillet 2011 avait quitté le FPI pour ensuite mettre sur les fonts baptismaux LIDER, avait mis en garde contre un mauvais règlement de cette crise. Pour lui en effet, en appréciant mal la crise ivoirienne, le risque était de traiter un faux problème et donner de fausses solutions et nous retrouver dans l’impasse à la fin du processus de réconciliation.

Aujourd’hui, dix (10) ans se sont écoulés. Laurent Gbagbo a été jugé puis acquitté par la CPI. Cependant, il est difficile de dire que les victimes sont sorties satisfaites tant le transfèrement de l’ex-président n’a pas conduit à un dédommagement. La réconciliation nationale, quant à elle, a été mise à rude épreuve. Peut-être, c’est la prise en compte de cette involution qui a amené le Président Alassane Ouattara à dire en 2015 qu’il n’enverrait plus d’Ivoiriens à la CPI.

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Dégnimani Yéo

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