Home Politique Réconciliation nationale: Simone Gbagbo révèle trois niveaux pour y arriver

Réconciliation nationale: Simone Gbagbo révèle trois niveaux pour y arriver

Réconciliation nationale: Simone Gbagbo révèle trois niveaux pour y arriver
Réconciliation nationale: Simone Gbagbo révèle trois niveaux pour y arriver

Madame Simone Gbagbo, a pris part, ce jeudi 18 novembre 2021, au Radisson Blu, sis dans la commune de Port-Bouët, au programme inclusif pour la réconciliation nationale initié par Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI) , de l’activiste ivoirienne, Pulchérie Édith Gbalet. Cet événement a pour but de présenter les projets conçus par la société civile afin d’aller résolument à la réconciliation nationale. Une opportunité choisie pour l’ancienne Première Dame pour donner un cours magistral sur la réconciliation et d’en donner les solutions pour pouvoir y arriver.

« Des bourreaux se sont appropriés les biens de leurs victimes. Ce sont dans certains cas, des plantations, des forêts, des maisons. Et ces bourreaux continuent de narguer les victimes au vu et au su de tous. Aujourd’hui encore un climat d’insécurité, quelques fois même de terreur est entretenu dans certains villages par des immigrants qui détiennent des armes de guerre. Certaines personnes sont encore en exil. Nombreux sont nos frères militaires qui continuent de croupir en prison du fait de la crise post-électorale ou qui sont encore bloqués dans les pays où ils se sont réfugiés », a déploré Mme Gbagbo qui estime que ces faits sont une plaie béante pour la Côte d’Ivoire lui empêchant d’aller à une réconciliation véritable même si elle reconnait que des initiatives en faveur de la paix ont été prises.

Lire aussi:   Nouvelle Constitution : le texte adopté par l’Assemblée nationale avec 239 députés ’’pour’’ sur 249 votants

Des initiatives qui ont cependant montré leurs limites selon elle : « La société ivoirienne n’est toujours divisée, les ressentiments, la méfiance entre les citoyens est toujours de mise, les poches de division demeurent, les cœurs sont encore chargés de frustration, d’amertume et d’esprit de vengeance », a-t-elle relevé. Pour l’épouse du président Gbagbo, le processus de réconciliation doit être impulsé par le gouvernement en ce sens que dans un pays c’est le gouvernement qui tient les rênes du pouvoir. Et de préciser que « C’est encore lui qui dispose des moyens de l’État, qui doit dresser la table de la réconciliation et inviter toutes les forces vives de la Nation ».

Lire aussi:   Les anciens de la FESCI lancent un appel fort à Gbagbo, Bédié et Ouattara

« La réconciliation est un processus et peut être un long processus. Il faut y travailler sérieusement et courageusement. Elle ne peut pas être abandonnée entre les mains des seuls hommes et femmes politiques. Chacun doit faire sa part. Le processus de réconciliation implique le traitement dans la justice et la vérité de l’action des populations venues de l’extérieur, de la sous-région et d’ailleurs. La réconciliation implique la redéfinition du pacte social (la constitution, le code électoral, les réformes du système judiciaire, la restauration de l’état-civil, ma destruction du tribalisme sur toutes ces formes, la sécurité des hommes et des biens », a-t-elle expliqué.

Lire aussi:   Côte d’Ivoire: Gon annonce le lancement des travaux de construction de l’université de San-Pedro “en septembre”

Pour Simone Gbagbo, la réconciliation en Côte d’Ivoire doit s’envisager et se réaliser à 3 niveaux. Primo, entre l’État et le peuple de sorte à aboutir à l’effacement total de l’acte de la rébellion d’une partie de la Nation contre l’État, élaboration des textes nouveaux. Secondo, entre les différents composantes du peuple de sorte à obtenir le pardon des victimes, obtenir la demande de pardon des bourreaux, obtenir la restitution des biens, obtenir le dédommagement des victimes, obtenir la condamnation judiciaire des coupables qui refusent de s’impliquer. Enfin, tercio, entre l’État, le peuple d’une part et les États qui ont profité de la situation de faiblesse de notre pays pour l’agresser de en restituant les biens et richesses accaparés, en procédant au règlement juridique de leur existence sur le sol ivoirien.

 

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here