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Réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : Voici pourquoi Soro a sa place à Abidjan

Réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : Voici pourquoi Soro a sa place à Abidjan
Réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : Voici pourquoi Soro a sa place à Abidjan

Il souffle comme un vent d’une grave exclusion sur la volonté politique de réconciliation nationale. Dire que toutes les filles et tous les fils de ce pays ont bien le droit légitime, et non négociable encore moins négocié, de prendre une part active à la prospérité de leur pays.

C’est la constitution qui l’exige ! Pourtant, il s’en trouve qui agit contre les prescriptions de cette loi fondamentale, qu’est la Constitution. En effet, recevant des délégations parties le remercier parce qu’il a nommé leurs fils au gouvernement, le 29 avril dernier, le chef de l’Etat a annoncé à ses visiteurs originaires du grand Sud, district d’Abidjan, sa volonté de construire « une Côte d’Ivoire rassemblée, réconciliée et en paix, résolument tournée vers le bien-être des populations ».

Voilà une idée belle et noble ! Mais dans la réalisation de ce projet, à soutenir, il se pose un problème. C’est que cette Côte d’Ivoire décidément engagée pour le bien-être des Ivoiriens, semble se mettre en place sans certains nationaux. Nul besoin de suivre un quelconque regard pour savoir de qui il est question entre autres exclus du dialogue politique. Il s’agit sans conteste de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Dans l’exécution de ce chantier de rapprochement des couches socio-politiques, le pouvoir Rhdp ne cache pas sa volonté de choisir ses interlocuteurs. Ceux avec qui il entend discuter non pas d’égal à égal, car il n’admet pas la différence démocratique, la diversité d’opinions. La preuve en est qu’il s’emploie à corser les mesures excluant jusque-là ceux de ces Ivoiriens contre lesquels il a des griefs (?). Du moins, il exprime par cette mise à l’écart de ses potentiels adversaires ceux qui ont la capacité de lui tenir tête.

Il n’y a qu’à lire dans ces actes posés par les tenants du pouvoir en faveur du dégel, sommaire jusqu’à présent, actuel de la situation politique pour s’en rendre compte. A ce propos, des faits sont légion : ils partent de la pression, vaine, faite à Guillaume Soro de militer au Rhdp, de la contrainte à rendre sa démission du perchoir du Parlement, de l’empêchement de son avion d’atterrir à Abidjan le 23 décembre 2019, du mandat d’arrêt international insipide lancé contre lui, de la condamnation honteuse de sa personne par contumace.

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Et comme si les agissements en sorcellerie politique ne suffisaient pas, le président de Générations et peuples solidaires (GPS), et d’autres compagnons de lutte, sont à nouveau convoqués devant la justice ivoirienne le 19 mai prochain. Finalement, l’on finit par comprendre qu’à force de les poursuivre, le régime Rhdp conforte le sentiment de ne pas du tout vouloir de la présence de M. Soro et ses proches dans le jeu politique. Et pourtant, Guillaume Soro et ses partisans y ont bel et bien leur place et un rôle important à jouer.

GPS FAIT PÂLIR

Ils sont nombreux ses détracteurs qui le trouvent fini, pour ce qu’il traverse le désert politique, par cet exil consécutif à son divorce d’avec le Rhdp. Mais qu’ils se trompent les médisants car il n’y a pas d’adversaire coquille vide en politique, chaque acteur ayant son charisme. En la matière, ce n’est pas du président de Générations et peuples solidaires qu’on dira qu’il a du charisme, vu que son aura est perceptible à l’horizon et qu’il a démontré sa capacité à administrer les affaires d’Etat. Premier ministre, il a notamment réussi le désarmement, la réunification territoriale, l’établissement de la carte nationale d’identité et l’organisation de l’élection présidentielle en 2010.

Comment dire qu’il ne compte pas et même prétendre qu’il n’a pas sa place sur l’échiquier national ? Déjà par sa carrure et son expérience avérée à la tête la Primature puis l’Assemblée nationale, il s’est imposé comme un acteur majeur de la vie politique. Aussi, son mouvement, GPS, créé courant 2019, s’est-il taillé une part non négligeable du terrain politique, en si peu de temps là où des formations nées longtemps avant peinent à se donner une assise.

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Pour illustrer cet implacable constat par des chiffres, l’on est témoin de l’explosion du compteur de la plateforme numérique d’adhésion au GPS quand cette formation a lancé un recrutement. En temps record Générations et peuples solidaires a enregistré 500.000 d’adhésions ! Dynamiques, engagés, déterminés, ses membres contiennent toutes sortes de pressions, d’intimidations et de barbaries.

Malgré l’exil de son président et l’emprisonnement de ses cadres, GPS continue de tisser sa toile. Il démontre à plusieurs occasions combien de fois son leader est demandé. Les récentes sorties de ses militants à l’occasion de tournées à Abidjan, Bouaké et San Pédro, de rassemblement publics à Yamoussoukro, et de bien d’autres initiatives, sont la preuve de cette démonstration de force dont est capable cette force politique.

UNE OCCUPATION RÉELLE DU TERRAIN POLITIQUE

Ceux qui pensaient tuer la détermination des militants de GPS, en contraignant leur leader à l’exil et en emprisonnant ses cadres peuvent bien se rendre à l’évidence qu’ils font un mauvais calcul. Malgré la violente répression qu’ils ont commanditée contre eux le 23 décembre 2019, date du retour manqué à Abidjan de celui-ci, les hommes de Guillaume Soro ne lésinent sur aucun moyen pour couvrir le moindre centimètre du terrain politique.

Pour preuve, ils poursuivent leurs activités presque tous les week-ends sur l’ensemble du territoire national en dépit de la menace permanente. De la délégation nationale GPS-Côte d’Ivoire au Rassemblement des Générations et peuples solidaires (RGPS), en passant par la CMA-GKS et la Jeunesse Kigbafori sans oublier la Force en mouvement pour Soro ou Tous réunis autour de Soro… tous occupent régulièrement la scène par du porte-à-porte, des séminaires, des réunions, des formations, etc.

UNE PRÉSENCE DANS LE QUOTIDIEN DES IVOIRIENS

Malgré son exil, il est resté au contact des Ivoiriens. Engagé dans une politique sociale qui met l’humain au cœur de l’action, l’ancien premier ne rate aucune occasion d’apporter du réconfort à ses compatriotes. De jour comme de nuit, ses émissaires parcourent le pays pour des actions sociales. Ainsi, pendant ce mois de ramadan, plusieurs tonnes de vivres ont été distribuées à la communauté musulmane. Pendant les fêtes de Paques, de Noël… des vivres avaient été distribués aux chrétiens au nom de l’ancien député de Ferkessédougou.

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Aussi faut-il le signaler, de nombreuses organisations de la société civile créées par ses partisans œuvrent au quotidien au bienêtre des populations. De celles-ci, on connaît l’ONG la Vie de Simon Soro qui offre des prises en charge aux malades d’hernie et l’Union des femmes Soroistes actives qui œuvre en faveur des femmes de l’Ouest. Bien qu’étant contraint à l’exil par le pouvoir d’Abidjan, l’ancien leader estudiantin reste sensible aux sollicitations sinon aux besoins de nombreuses familles démunies en Côte d’Ivoire. L’attention pour lui est aussi grande et continuelle.

UNE CÉLÉBRATION QUI EN DIT LONG

Le samedi 8 mai dernier, par exemple, il a soufflé sa 49ème bougie. A cette occasion, de nombreux Ivoiriens lui ont témoigné attachement et affection. L’actualité a semblé s’être arrêtée sur sa personne, les réseaux sociaux et les causeries s’étant focalisés sur son jour de naissance. Malgré la distance qui les séparent de lui, ces Ivoiriens ont marqué l’évènement d’une pierre blanche. Dans les vœux qui lui ont été adressés, son retour en Côte d’Ivoire est le souhait le plus exprimé, clairement.

Guillaume Soro, il faut le dire tout net, n’a sa place que sur les terres de ses ancêtres. Le rappeler n’est en rien offenser ou diffamer l’Etat. Il a ce droit au même titre que tous ses compatriotes exilés contre leur gré. Alors œuvrer pour leur retour sans condition ne serait que réclamer le respect de la Constitution.

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