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Rébellion en Côte d’Ivoire : un pro-Soro revient sur les révélations du Capitaine Touré Moussa

Rébellion en Côte d’Ivoire : un pro-Soro revient sur les révélations du Capitaine Touré Moussa
Rébellion en Côte d’Ivoire : un pro-Soro revient sur les révélations du Capitaine Touré Moussa

Le Capitaine Touré Moussa a fait des révélations sur lesquelles, le pro-Soro, Mamadou Traoré revient et fait une analyse pour éclairer l’opinion publique.

Comme promis, je vais faire l’analyse de la première partie de l’interview de Touré Moussa, anciennement commandant de secteur de Boundiali, chargé des dozos à l’Etat major des FAFN et comzone adjoint de Mankono.
Ce Touré Moussa avec qui j’ai collaboré.

J’étais son responsable politique et j’étais également chargé de la gestion de la société civile. Depuis son départ de Boundiali à ce jour, nous avons gardé de bons rapports. Nous nous appelons régulièrement. Et je l’avais déconseillé de faire cette interview qui risque de l’éclabousser lui même. Hélas !

Mon analyse va consister à décortiquer l’interview de Touré Moussa avec qui, je le dis, je suis régulièrement en contact depuis qu’il a pris sa retraite. Je reconnais qu’il fait partie des farakorociens (Exilés militaires au Burkina Faso).
Il est également le plus âgé de ces farakorociens.

Il sait des choses sur ce mouvement qu’ils ont conduit. Mais j’avoue que son interview a été biaisé par les ressentiments qu’il a vis à vis de Guillaume Soro.

En effet, il en veut à Guillaume Soro pour des raisons personnelles qu’il a lui même évoquées dans la seconde partie de son interview.
Il reconnais cependant, selon les confidences qu’ils m’a faites, avoir bénéficié de la générosité de Bogota pendant sa traversée de désert à Bouaké à hauteur de 5 millions de francs CFA sans compter le véhicule qu’il a mis à sa disposition.
Il reconnais avoir bénéficié de la protection de Guillaume Soro en Juin 2004 où une bataille a opposé le clan IB au clan Soro.

Soupçonné d’être un pro-IB, pendant cette période, il doit sa vie grâce à l’intervention de Guillaume Soro.

Je ne m’étalerai pas sur tous les vents négatifs qui ont perturbé ses révélations. Beaucoup de personnes ont dû constater que son interview était un peu décousu et manquait de cohérence. Mais il a dit des choses sur lesquelles je vais appesantir.

Il a dit par exemple que c’est IB qui a fait appel à Guillaume Soro pour gérer leur communication politique.
Chose que j’ai déjà dite. Mais il a oublié de mentionner que c’est l’arrivée de Guillaume Soro parmi eux qui leur a permis de se réorganiser.

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Il a dit également que c’est Guillaume Soro qui a coordonné les opérations militaires du 19 Septembre 2002 et non IB.
Chose que j’avais déjà dite.

Il a également dit que ce sont eux les militaires qui ont déposé IB et qui ont fait de Guillaume Soro leur leader parce que IB ne voyait plus les choses dans la même direction qu’eux.

Chose que j’ai également dite. Guillaume Soro n’a donc pas trahi IB comme l’affirment les partisans de ce dernier. IB a été déposé par ses compagnons d’armes parce que selon Touré, ils ne se comprenaient plus.

Il a dit enfin que c’est Kadhaffi qui a financé la rébellion. Chose que j’ai également dite. Mais ce que je n’ai pas dit c’est que c’est Moustafa Chafi, le Conseiller de Blaise Compaore, qui était l’intermédiaire entre eux et Kadhaffi.

En réalité, l’interlocuteur de Kadhaffi ce n’était pas IB. C’était plutôt Blaise Compaore qui était leur tuteur. C’était également Moustafa Chafi.

Je n’ai vraiment pas besoin de vous rappeler les rapports étroits qu’entretenait Moustafa Chafi avec le gourou du Restaurant.
Jeune Afrique en a fait cas il y a si peu. Vous conviendrez avec moi qu’autant que Guillaume Soro, IB, ancien sergent déserteur radié de l’armée, donc sans un sou,ne pouvait avoir les moyens financiers pour conduire une rébellion.

Mais qui a mis les soldats déserteurs en contact avec Blaise Compaore ? C’est bien celui qui avait intérêt à dégager Gbagbo du pouvoir. C’est bien celui qui a dit en 2002 qu’il n’allait pas attendre 5 ans pour venir au pouvoir alors que les élections présidentielles étaient prévues pour 2005.

Quel est le message qui a été transmis à Kadhaffi afin qu’il soutienne cette rébellion ? Je l’ai une fois dit. On a dit à Kadhaffi qu’en Côte d’Ivoire, les gens ne voulaient pas qu’un musulman soit au pouvoir et que les musulmans y étaient traqués.

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Vous connaissez très bien ceux qui ont dit dans ce pays qu’on ne voulait pas qu’ils soient candidats parce qu’ils étaient musulmans.

Contrairement à ce que Touré Moussa a affirmé, ce n’est pas Guillaume Soro qui a mis en conflit IB et ses compagnons d’armes. Ce conflit existait entre eux bien avant la frappe du 19 Septembre 2002.

Zaga zaga aurait été abattu par les hommes d’IB au début de la rébellion parce que ce dernier, depuis le Burkina, avait un problème d’autorité sur Zaga Zaga. Zaga zaga était un dur. Chose qu’IB n’appréciait pas. Pour lui, il ne devrait pas avoir deux capitaines dans le bateau.

Oui je confirme, comme Touré l’a dit, que Guillaume Soro a été plus malin qu’IB. C’est ce qui lui a permis de contrôler la rébellion. En effet, contrairement à IB qui, depuis le Burkina Faso, contrôlait les régies financières qu’il a mises en place tel que la DIRMOB et la CURMA, sans partager le butin avec ses frères d’armes sur le terrain, Guillaume Soro lui, en 2004 a mis en place la Centrale, la régie financière née des cendres de la DIRMOB et de la CURMA.

Et à travers cette Centrale, il a permis aux Chefs de Guerre de profiter des taxes récoltées à travers une répartition savante de l’argent généré. Faveur qu’ils n’avaient pas avec IB. Au contraire, IB exigeait d’eux qu’ils lui reversent régulièrement tout ce qu’ils ont pu amasser comme butin. Pire, il les humiliait régulièrement.

J’ai été témoin d’une pompe qu’il a fait subir à l’un des chefs de guerre parce que ce dernier ne lui aurait pas versé tout son butin.
En toute humilité, j’ai fait libérer par lui un autre chef de guerre qu’il avait fait emprisonner. Le capitaine de corvette Touré est témoin de la demande de libération de ce chef de guerre que j’ai faite à IB.

Voici autant de raisons pour lesquelles les Chefs de guerre ont déposé IB pour faire de Guillaume Soro leur chef parce que contrairement à IB Bogota avait le sens du partage et il les respectait.

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Je ne voudrais vraiment plus revenir sur qui était le père de la rébellion. En tout cas, ce n’est pas IB. Il était le chef des militaires en exil qui ont fait la frappe du 19 Septembre.

Mais il n’était pas le père de la rébellion. Comme Guillaume Soro, il était en mission pour quelqu’un. On me demandera pour qui ils étaient en mission. Guillaume Soro a déjà répondu à cette question. Je ne reviendrai donc plus là dessus.

Pour me résumer, il faut retenir de l’interview de Touré Moussa que IB n’était pas le saint homme, cet enfant de cœur qu’on veut nous présenter. Il a échoué plus d’une fois ses tentatives de coup d’Etat contre la République.
C’est d’ailleurs pour cela que leur tuteur l’a mis sur la touche pour les opérations du 19 Septembre 2002.

On me demandera pourquoi Touré Moussa a fait cet interview. Par respect pour lui,je ne donnerai pas les raisons qu’il m’a avancées et qui l’ont motivées. Mais il m’a juré la main sur le cœur que ses intentions étaient nobles et que c’était une manière pour lui, à travers la suite de son interview, de favoriser la paix entre Guillaume Soro et le gourou du Restaurant.

Mais je lui ai dit que ce n’était pas la bonne méthode car dans son interview, il a donné l’occasion aux ennemis de Guillaume Soro de l’attaquer. Et il va donner l’occasion aux partisans de Guillaume Soro de riposter en l’écorchant alors que c’est le moment pour lui de vivre tranquillement sa retraite.

Pour moi, il aurait dû garder le silence comme tous les farakorociens et nous laisser nous les politiciens nous attaquer sur le sujet de la rébellion qu’ils ont menée.

Et, en toute humilité, il m’a demandé pardon pour sa sortie si ça m’a écorché et écorché son ancien patron.
Ce n’était pas son intention selon lui. Mon analyse de la seconde partie de son interview demain.

Source: Yeclo

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