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« Que l’opposition arrête de comploter contre l’Etat de Côte d’Ivoire » (Dah Sansan)

« Que l’opposition arrête de comploter contre l’Etat de Côte d’Ivoire » (Dah Sansan)
« Que l’opposition arrête de comploter contre l’Etat de Côte d’Ivoire » (Dah Sansan)

Réforme Cei-Saisine de la Cour Africaine : « Que l’opposition arrête de comploter contre l’Etat de Côte d’Ivoire » (Dah Sansan)

Le député ivoirien, Dah Sansan, issu du Parti au pouvoir, a appelé l’opposition de son pays à arrêter « toutes ses manipulations » et de « comploter contre l’Etat », après que celle-ci a saisi l’Union Africaine (Ua) au sujet de la loi sur la réforme de Commission électorale indépendante (Cei) déjà adoptée par le Parlement et promulguée par le Président de la République, Alassane Ouattaradans une interview avec Le Progrès.

Honorable député, l’opposition a saisi l’Ua protestant contre la loi sur la recomposition de la Cei. A-t-elle des chances d’avoir gain de cause ?

Avant de me prononcer sur la saisine, je veux d’abord dire à notre opposition qu’il est temps qu’elle arrête toutes ses manipulations, qu’elle arrête de comploter contre l’Etat de Côte d’Ivoire et qu’ elle apprenne à respecter les lois de leur pays ; Parce que sa façon d’exposer les institutions de l’Etat de Côte d’Ivoire est indigne et irresponsable pour des responsables politiques qu’ils sont.

On ne peut pas aller voter une loi après être passé par tout le processus légal et allé devant la représentation nationale en présence de l’émissaire du Gouvernement, là où tous les débats ont eu lieu – nous avons été tous présents – et qu’on vienne remettre en cause cette loi qui a été votée régulièrement tant au niveau de la forme que du fond, en exposant l’Etat de Côte d’Ivoire à l’international. Ce n’est pas digne de la part de ces opposants.

C’est même très malhonnête de la part de ceux qui sont sensés de protéger les institutions de la République et l’intérêt public. Finalement, cette opposition connaît-elle les règles élémentaires de la démocratie, autrement dit, l’opposition ivoirienne connaît-elle réellement le rôle de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ? Que cherche-t-elle donc véritablement ?

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Sur le caractère équitable de la Cei, est-ce que vous pouvez comprendre qu’une organisation administrative ne soit pas d’une certaine façon composée de manière à permettre aux détenteurs exclusifs du pouvoir exécutif, le garant de l’Etat de Côte d’Ivoire, qu’il n’ait même pas la possibilité de regarder ce qui se passe? Est-ce que vous trouvez cela normal ?

En réalité, notre opposition confond égalité et neutralité. Si elle connaît vraiment la différence, leur attitude doit être interprétée comme une ferme volonté de bloquer le processus électoral.

En fait, l’opposition voit sa défaite inévitable à l’horizon et elle fait toute cette manipulation pour pouvoir retarder l’élection de 2020. Qu’elle arrête cette pratique obsolète : la manipulation.

Pour revenir sur la saisine, je veux croire au sérieux de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Je ne sais pas comment elle peut remettre en cause cette loi qui a été adoptée en respectant ses propres prescriptions.

L’arrêt de la Cadhp a demandé qu’on mette en place une Cei qui respecte les critères démocratiques, lesquels sont la crédibilité, la légalité, la légitimité et l’impartialité.

Le Président de la République a pris toutes les dispositions pour consulter tous les acteurs politiques, saisi le Sénat et l’Assemblée nationale qui ont travaillé convenablement, respectant ainsi les normes recommandées.

Dès lors, la Cour Africaine ne peut que rejeter cette demande de l’opposition.

Mais est-ce que le Président de la Commission de l’Union Africaine, en réagissant, ne prend pas le pas sur la décision qui va être rendue ? Est-il dans son rôle ?

Vous savez que la composition d’une Cei est d’abord politique. Et quand on vous parle de démocratie, c’est un thème politique, n’est-ce pas ? S’il est vrai que la matière est politique pourquoi vous voulez empêcher des acteurs politiques d’avoir leurs avis ou bien de prendre position par rapport à un sujet de ce genre ?

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Mais la prise de position n’a aucun impact sur la décision que la Cadhp doit rendre. Mais n’empêchez pas un acteur politique de prendre position sur un sujet qui est de sa matière.

En tout état de cause, l’Union africaine connaît bien le dossier de la Cei. Et en prenant cette position, elle salue un Etat soucieux du respect des normes internationales.

Est-ce qu’une décision de la Cour Africaine peut s’imposer à l’Etat de Côte d’Ivoire quand nous savons que c’est un Etat souverain ?

Depuis que le président Alassane Ouattara dirige notre pays, il a toujours été soucieux du respect des engagements internationaux, lui-même étant un produit de la communauté internationale. Partant de cette conception, le Président et son Gouvernement conduit par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly que je connais bien ne peuvent pas engager un bras de fer pour l’exécution d’une décision aussi importante pour l’avenir de la Côte d’ivoire.

C’est pourquoi, le Président a saisi la Cour après sa décision afin qu’elle puisse dire à l’Etat de Côte d’Ivoire comment elle doit se comporter pour avoir une Cei consensuelle et démocratique.

Et elle a donné une réponse qui est très claire : la composition de la Cei relève de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire qui connaît les principes démocratiques et qui doit s’y adapter.

Or, le principe démocratique, c’est le concours du citoyen à l’œuvre qui le concerne. Il y a eu bien un consensus qui a fait appel à des discussions avec tous les partis politiques. On est arrivé maintenant au stade légal – Assemblée nationale et Sénat – Et l’acte qui parachève une loi, c’est la promulgation. Ce qui a été fait.

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Comment une opposition sérieuse peut encore aujourd’hui continuer un débat qui est clos. Parce qu’en réalité le débat sur la Cei est clos. Et tout homme politique responsable doit pouvoir savoir que le débat est clos et de la bonne façon.

Ça ne sert à rien de revenir sur des élucubrations inutiles. Certains opposants depuis Paris par manque d’argument pour se positionner sur la scène politique ont à remettre en cause les efforts consentis pour la mise en place de la CEI quel crédit peut on encore accorder à ce genre d’opposants ? Est Parce qu’on est devenu opposant, qu’il faut reconstituer la Côte d’Ivoire ?

Est-ce que vous trouvez sérieux que l’opposition conduite par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition) qui était à la table de négociation revienne dire qu’il faut qu’on reconsidère tout.

Mais il faut qu’ils arrêtent de se moquer des Ivoiriens. Les ivoiriens attendent plus une opposition responsable, capable de présenter un programme d’activité qu’une opposition de pleurnichard.

Et s’il arrive qu’ils refusent de désigner leur représentant ?

Cette option ne serait pas du tout démocratique de leur part ; et cela les éloignera davantage du jeu démocratique. Une fois encore, si cette situation se produisait, leur volonté de bloquer le processus électoral deviendrait plus apparente et je pense qu’en tant que patriotes, ils n’ont pas ce droit. Je leur suggère la réflexion suivante : la politique de la chaise vide ne paye jamais.

En toute hypothèse, la Côte d’Ivoire poursuivra sa marche.

Source: Le Progrès

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Ici Abidjan

 

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