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Que cachait le dossier de Caroline Dumay sur la Côte d’Ivoire que France 24 a supprimé ?

Que cachait le dossier de Caroline Dumay sur la Côte d’Ivoire que France 24 a supprimé ?
Que cachait le dossier de Caroline Dumay sur la Côte d’Ivoire que France 24 a supprimé ?

France 24 a retiré un dossier de Caroline Dumay publié plutôt avec pour titre « Présidentielle en Côte d’Ivoire : la place des musulmans, enjeu crucial du scrutin ».

La chaine de télévision France 24 a été obligé de retirer une analyse sur la « place des musulmans » présenté comme par la chaine d’information française comme, « enjeu crucial du scrutin » du samedi 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

Censé être disponible en replay au moins pour une semaine, l’article publié ce mardi 27 octobre 2020 à 8h 02 mn, a été purement censuré par les responsables de la chaine, confirmant ainsi, le caractère sensible du sujet qui attise toutes les tensions, notamment en cette période pré-électorale en Côte d’Ivoire.

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« L’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011, premier président musulman de Côte d’Ivoire, a placé cette communauté, jadis exclue, au cœur des rouages du pouvoir administratif et social. Après dix ans de guerre civile (2002-2011) qui ont divisé les Ivoiriens sur des lignes autant politiques que religieuses, la question de la place des musulmans dans le pays pourrait faire ressurgir les fantômes du passé », introduit la journaliste Caroline Dumay.

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Selon la correspondante de France 24 dans le pays, « les musulmans ivoiriens ont pourtant longtemps subi les foudres de l’ »Ivoirité », l’idéologie de la préférence nationale lancée par Henri Konan Bédié (1994-1999), poursuivie par le général Robert Gueï (1999-2000) et par Laurent Gbagbo (2000-2010) ».

Cette politique ethno-nationaliste s’est traduite par l’assimilation des musulmans aux « Dioula », une ethnie du nord du pays, et a discriminé pendant des années une frange importante de la population. Des mosquées furent attaquées, des imams assassinés, des musulmans brûlés vif à de nombreuses reprises, poursuit-elle.

Pourtant cette situation désormais favorable aux « Dioula » va évoluer pour donner naissance à un nouveau concept dit de « rattrapage ».

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« Prétextant un « rattrapage » nécessaire, bien des postes administratifs et politiques ont été confiés à des responsables originaires du nord du pays, souvent musulmans. Les organisations islamiques nationales se sont aussi rapprochées du pouvoir. Le Conseil supérieur des imams (COSIM), l’Association des musulmans sunnites de Côte d’Ivoire (AMSCI) et le Conseil des imams sunnites (CODIS) ont de plus en plus d’impact dans la vie du pays », fait savoir France 24..

source: rue80