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Présidentielle en Côte d’Ivoire : KKB, l’enfant terrible du PDCI

Présidentielle en Côte d’Ivoire : KKB, l’enfant terrible du PDCI
Présidentielle en Côte d’Ivoire : KKB, l’enfant terrible du PDCI

Les Ivoiriens le surnomment affectueusement « KKB ». Kouadio Konan Bertin de son vrai nom, né le 26 décembre 1968 à Krikpoko dans la région de Lakota (centre-ouest), est le moins connu de la scène internationale des quatre candidats à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Et pourtant, face aux vieux pachydermes de la politique ivoirienne que sont Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, KKB, le plus jeune candidat à l’élection du 31 octobre n’a pas à rougir de son parcours.

Gouaille
« Déserter les urnes n’est pas la solution, je l’ai toujours dit et je répète. Je demande une seule chose aux Ivoiriens : qu’ils aillent voter » samedi, a affirmé cet ancien député de 51 ans, connu pour sa gouaille.

Dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principale formation d’opposition), il a été temporairement exclu de sa formation pour s’être présenté contre le candidat du parti, l’ancien président Henri Konan Bédié, 86 ans.

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« Vous voulez mettre un terme à la gouvernance d’Alassane Ouattara. C’est votre droit et c’est tout à fait légitime. Mais je vous propose de le faire dans les urnes le 31 octobre plutôt que d’aller dresser des barricades pour essuyer des balles », a-t-il dit. KKB se présente régulièrement comme le « nouveau visage » de la politique dans un pays où plus des deux tiers de la population a moins de 35 ans.

KKB s’était déjà présenté au scrutin présidentiel de 2015 contre l’avis de son parti qui avait alors choisi de ne pas présenter de candidat, soutenant la réélection d’Alassane Ouattara. KKB avait terminé 3e, mais avec seulement 3,88 % des voix. Il était revenu au PDCI en 2017, espérant que la vieille garde se retirerait et permettrait à la jeune génération de diriger le parti en 2020.

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Aujourd’hui, l’ancien président de la jeunesse du PDCI et actuellement conseiller municipal de Port Bouët, une des communes d’Abidjan, plaide pour davantage de justice sociale en Côte d’Ivoire.

Pour les jeunes qu’il espère séduire, il a promis un « prêt sans intérêt garanti par l’État pour financer les études ».

« C’est le plus jeune des candidats, je pense qu’il est bien placé pour aider la jeunesse », a estimé auprès de l’AFP Yé Élysée Santia, un étudiant de 20 ans portant un tee-shirt sur lequel était écrit : « Je suis jeune, je choisis KKB ».

Vers un remake de 2010

Commentant la présidentielle à venir, Kouadio Konan Bertin a fustigé « un pauvre remake de 2010, avec le même casting et le même scénario ».

Le scrutin de 2010 opposait déjà Alassane Ouattara à Henri Konan Bédié, ainsi qu’à Laurent Gbagbo, alors président, dont la candidature a été invalidée en 2020 par le Conseil constitutionnel.

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La crise post-électorale de 2010-2011, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, avait fait 3 000 morts.

« Je m’engage à servir l’objectif suprême de la paix », a insisté KKB lors de sa cérémonie d’investiture à Abidjan début octobre.

La tension politique est forte en Côte d’Ivoire à un mois du scrutin présidentiel. En août, une quinzaine de personnes ont été tuées dans des violences après l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé.

Avec plus de 40 candidatures rejetées, les détracteurs de KKB l’accusent de faire le jeu du président sortant et d’avoir été payé pour crédibiliser l’élection. « Ils le disent sans jamais apporter la preuve. […] Le chien peut aboyer, la caravane KKB avance », répond Kouadio Konan Bertin.

source: le point

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