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Première lettre au Premier ministre Hamed Bakayoko « Que le retour de Soro soit une initiative venant de toi au lieu qu’elle s’impose à toi et à Ouattara »

Première lettre au Premier ministre Hamed Bakayoko « Que le retour de Soro soit une initiative venant de toi au lieu qu’elle s’impose à toi et à Ouattara »
Première lettre au Premier ministre Hamed Bakayoko « Que le retour de Soro soit une initiative venant de toi au lieu qu’elle s’impose à toi et à Ouattara »

Cher frère, cher allié, cher esclave Excellence Monsieur le premier des Ministres.
Permets que je te tutoie parce que je m’adresse, non pas au premier des Ministres, mais plutôt au frère, à l’allié Koyaka et à l’esclave.

Cette précision faite,permets qu’en toute sincérité et sans aucun brin d’hypocrisie , je te félicite pour ta nomination en qualité de premier des Ministres. Je suis content pour toi parce que je pense que tu viens d’avoir la récompense de ta fidélité et de ta loyauté à ton gourou. C’est une nouvelle expérience de ta carrière politique que tu vas entamer.
C’est également de nombreux défis qui t’attendent à la tête de l’Institution que tu géreras pendant ces mois qui suivent avant l’élection présidentielle. Et le défi le plus important que tu auras à relever,c’est celui de la cohésion sociale que malheureusement ton gourou n’a pas pu relever.

Tu bénéficies d’une réputation d’homme généreux, gentil, sans rancune et d’homme proche du peuple, surtout des jeunes. Tu n’as pas la réputation d’un homme imbu de sa personne, tu n’es pas austère, rigide, rancunier, colérique et ayant la sanction facile.

Je pense que ce sont des dispositions d’esprit qui sont favorables à la promotion par toi d’un climat d’apaisement et de cohésion sociale en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, cher frère, cher petit esclave, je voudrais solennellement te demander d’œuvrer à la mise en place d’un climat apaisé à la veille de ces élections présidentielles que l’on qualifie de tous les dangers.

Cher frère, cher esclave, je voudrais que tu œuvres à faire en sorte que ton ami, ton frère Guillaume Soro rentre dans son pays pour participer à la vie politique. Ayant été témoin des relations fraternelles et amicales qui ont existé entre ton frère Bogota et toi, je ne peux que te demander humblement de participer à sa venue au pays afin de se porter candidat. Je préfère que sa venue au pays soit une initiative venant de toi au lieu qu’elle s’impose à ton gourou et à toi. Je souhaite enfin que tu contribues au relâchement des prisonniers politiques pro-Soro et pro-Gbagbo et à la mise à la fin de l’exil de tes frères ivoiriens qui vivent en Afrique et en Europe. Et je souhaite de tout mon cœur que tu arrives à convaincre ton gourou de poser cet acte d’apaisement le 07 Août lors de la célébration de la fête de l’indépendance. La fête de la liberté. Qu’il profite de cette fête pour sonner la liberté des prisonniers politiques et des exilés politiques.

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Cher frère, te souviens ce jour du 08 Mars 2007, lorsque nous nous sommes retrouvés au bar de l’hôtel du golf pour fêter l’anniversaire de ton ami et frère Bogota alors qu’il venait fraîchement d’être nommé Premier Ministre ? Te souviens tu comment ton ami et frère Bogota t’a évité l’humiliation lorsqu’en 2010, il t’a nommé à ses côtés comme Conseiller Spécial à la Primature, avec rang de Ministre, lorsque tu as été chassé du gouvernement ? Te souviens tu que c’est grâce à toi, en 2000 il a connu beaucoup de ses compagnons de lutte et grâce à lui tu as connu beaucoup de ses compagnons ?

Te souviens tu des bons moments que vous avez passés ensemble ? Je souhaite que tu ne les oublies pas malgré votre adversité politique. Je souhaite que cette adversité politique ne tue pas votre fraternité que nous les hommes et collaborateurs de ton frère avions appréciée.

En 2012,je me souviens de ces propos de ton frère Bogota lorsque nous évoquions les rumeurs concernant la guerre froide qui s’est installée entre vous. Il m’a dit ceci, précisément le 22 Juin 2012 à 5h50 : « En ce qui concerne Hamed, notre amitié en temps voulu, aura primauté sur les petits sentiments d’orgueil, d’ambition et de fierté. » J’ose croire qu’aujourd’hui il aura raison de m’avoir tenu ces propos. Et la meilleure manière pour toi de confirmer ces propos, c’est que tu contribues fortement à décrisper l’atmosphère politique et les relations tendues entre ton ami et frère et ton gourou puisque tu es accusé par certains de tes amis du Restaurant d’être derrière la dégradation de leurs relations. Je voudrais que tu mettes fin à ces rumeurs qui t’accusent d’être à la base de la séparation entre ton ami et frère et ton gourou.

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Cher frère, cher esclave

Cher frère, si tu ne le sais peut-être pas, tu es accusé par beaucoup de gens au Restaurant d’avoir été celui qui a fait des rapports fabriqués et faux à ton gourou sur des supposés implications de Bogota dans des tentatives de coup d’Etat contre lui.

Tu es également accusé par ces derniers d’être derrière ce montage audio qui accuse ton ami et frère Bogota d’être derrière une tentative de coup d’Etat de Djibril Bassole contre le régime en place au Burkina Faso. Il est dit, par ces derniers, que tu aurais fait tout cela pour écarter Bogota de la course à la succession de ton gourou afin de te positionner. Je souhaite que tu demontres à tous que tout ceci n’est pas vrai en contribuant à son retour au pays.

Je peux te rassurer qu’il ne viendra pas te disputer le poste de candidat du Restaurant.

Aujourd’hui, il a un instrument politique capable de le faire parvenir au pouvoir. Et je peux te garantir que lui au pouvoir, ce serait comme si c’est toi qui y était. Cher frère, je souhaite que tu rentres dans l’histoire en mettant définitivement fin à la guerre des successeurs d’Houphouet qui nous a créé beaucoup de problèmes au pays. Et pour le faire, il faudrait que tu œuvres à ouvrir une ère d’élections libres,ouvertes à tous et transparentes. Car aujourd’hui, le pouvoir doit revenir à notre génération. Celle des enfants nés après les indépendances africaines. Ton gourou,après son règne,doit fermer définitivement l’ère des gouvernants avant les indépendances. C’est pourquoi, je souhaite de tout mon cœur que tu sois le candidat du Restaurant, en lieu et place de ton gourou,dont la candidature embrasera le pays.

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Cher frère, il ne faudrait pas que notre génération hérite des querelles de nos pères.

Traçons notre voie. Celle des gouvernants, qui ont appris de leurs pères et qui se donnent le défi de faire mieux qu’eux en matière de gouvernance et de cohésion sociale. Je parle de notre génération parce que tu es mon ainé de un an même si tu es mon esclave et Bogota est ton cadet de 7 ans. Et tu sais qu’une génération d’âge se situe dans la tranche de 10 ans. Et cher frère, pour finir, je souhaiterais que tu sois celui qui va définitivement mettre fin à la guerre froide qui existe entre les Koyaka et les sénoufo qui sont des alliés multiséculaires. Je ne souhaite que certains de tes frères Koyaka te transforment en vengeur de Sékou Sanogo et d’Ibrahim Coulibaly dit IB.

Si par malheur pour toi,tu t’inscrivais dans une vengeance de ces deux cités, j’ai bien peur que tu ne confirmes la règle des JAMAIS DEUX SANS TROIS.

Sur ce,cher frère et cher esclave,je te souhaite un grand succès à la tête de l’Institution dont tu as dorénavant la charge. Bientôt, je t’enverrai des litres de tchapalo,sortis tout droit du bois sacré,bénis par la Vieille,afin de t’éclairer dans ta nouvelle mission. Ce tchapalo que vous les Koyaka adorez tant. Bonne journée cher esclave.

Mamadou Traoré

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