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« Ouattara ne conçoit l’amitié qu’en termes de soumission » : Quand Duncan donne raison à Banny

« Ouattara ne conçoit l’amitié qu’en termes de soumission » : Quand Duncan donne raison à Banny
« Ouattara ne conçoit l’amitié qu’en termes de soumission » : Quand Duncan donne raison à Banny

Le vice-président de la République Daniel Kablan Duncan, 77 ans, a démissionné de son poste. L’annonce en a été faite lundi 13 juillet 2020, par le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, alors que le pays est en deuil après le décès du premier ministre Amadou Gon Coulibaly le 8 juillet.

Selon nos informations, cette démission est consécutive à des humiliations et frustrations que lui aurait fait subir le Président Alassane Ouattara. Ne pouvant plus supporter cette situation, Daniel Kablan Duncan, deuxième personnalité du pays et transfuge du PDCI-RDA, a préféré claqué la porte. Donnant raison de fait à l’ex-allié du chef de l’Etat, Charles Konan Banny, qui avait déjà dénoncé « cette pratique d’un autre âge »

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En effet, dans une interview accordée à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, en juin 2015, l’ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), devenu Premier ministre sous Laurent Gbagbo (de 2005 à 2007), puis nommé en 2011 à la tête de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) par le président Ouattara, avait décrié l’attitude du président de la République, qui ne considère l’amitié que lorsqu’elle lui profite.

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« Je l’ai cru lorsqu’il disait vouloir rassembler les Ivoiriens, les réconcilier. J’ai cru qu’il était sincère… je connaissais Ouattara depuis les années 1970, c’était un ami et je pensais que nous partagions les mêmes valeurs : la démocratie, le respect de la chose publique… Je pensais qu’il allait rompre avec des pratiques d’un autre âge. Cela n’a pas été le cas », a-t-il déploré.

Et d’ajouter : « Les libertés publiques, par exemple, ne sont pas une préoccupation pour lui : au surlendemain de l’annonce de ma candidature à la présidentielle, en décembre dernier (ndlr ; 2014), trois personnes de mon entourage ont été embastillées. C’est insupportable ! Cela prouve encore une fois qu’Alassane Ouattara ne conçoit l’amitié qu’en termes de soumission. Moi l’amitié soumise, je ne connais pas. »

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Source: afriksoir