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Ouattara Kawéli, député-maire de Ferké : « Laissez les rumeurs mourir de leur propre mort. Moi, je suis Guillaume Soro, j’ai une seule parole»

Ouattara Kawéli, député-maire de Ferké : « Laissez les rumeurs mourir de leur propre mort. Moi, je suis Guillaume Soro, j’ai une seule parole»
Ouattara Kawéli, député-maire de Ferké : « Laissez les rumeurs mourir de leur propre mort. Moi, je suis Guillaume Soro, j’ai une seule parole»

Le coordonnateur de Générations et peuples solidaires (GPS) du Tchologo, Ouattara Kawéli s’est confié à Générations Nouvelles. Le député-maire de Ferkessédougou évoque la situation de son mouvement dans la région, non sans se prononcer sur l’actualité politique nationale.

Comment se porte GPS à Ferké ?
GPS se porte très bien à Ferké. Le travail d’implantation continue, les adhésions et la mise en place des Comités locaux citoyens (CLC) également se poursuivent dans la commune et dans les sous-préfectures. Une autre preuve de la vitalité de GPS à Ferké est la mobilisation sans précédent des nouveaux majeurs. Tous ces jeunes sont en train de se faire enrôler sur la liste électorale et tous attendent le jour du scrutin pour témoigner leur attachement au Président de GPS au soir du 31 octobre 2020.  
En mars 2019, peu après sa démission de la tête du Parlement, le Président Guillaume Soro s’était rendu à Ferké, sa ville natale, où il a eu droit à un accueil populaire. Attestez-vous que Guillaume Soro garde la même popularité aujourd’hui alors qu’il est en exil ?
Il n’y a pas de changement. Bien au contraire, les populations de Ferké et de la région du Tchologo sont plus que jamais engagées derrière leur illustre fils, Guillaume Soro. Si aujourd’hui Guillaume Soro arrive en Côte d’Ivoire, la mobilisation pour son accueil sera du jamais vu en Côte d’Ivoire.
« Tout Ferké est mobilisé… »
Ce n’est pourtant pas la même lecture que font vos adversaires. Et on constate que certains cadres n’ont pas tardé à lui tourner le dos dès l’entame des difficultés…
Ce sont des choses qui ne sont pas nouvelles dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Ceux qui partent généralement en plein désert dans la lutte, permettent plutôt de bien resserrer les rangs. Vous vous souviendrez que le Président Alassane Dramane Ouattara, lui-même, alors opposant, a été l’objet d’un mandat d’arrêt. On lui avait interdit d’être candidat dans ce pays. Il l’a finalement été et il est Président de la République aujourd’hui. Moi, j’ai foi en Dieu. Guillaume Soro reviendra dans son pays, il sera candidat le 31 octobre et les Ivoiriens le plébisciteront. Par la grâce Dieu.
« Oui, le Rhdp me démarche »
Vous dites cela, alors qu’une rumeur fait état de ce que vous serez sur le départ de GPS pour le Rhdp…Laissez les rumeurs mourir de leur propre mort. Moi, je suis Guillaume Soro à 200% et je suis GPS à 300%. Je voudrais dire à ceux qui véhiculent ces rumeurs que même si Guillaume Soro quitte GPS pour le Rhdp, je serai le dernier à balayer la maison avant de quitter.Je suis arrivé à Ferké il y a seulement quelques jours. Je constate que GPS continue de travailler sur le terrain.
« Le Rhdp n’aura pas Ferké »
N’êtes-vous pas souvent démarché par des hommes du pouvoir ?
Oui, mais la résistance vient de Ferké.  Ils font la pression qu’ils peuvent. Mais par la grâce de Dieu, ils n’auront pas Ferké. On me démarche. Et ils sont nombreux qui font ces démarches pour que je rejoigne le Rhdp. Mais je leur ai toujours dit qu’au lieu de venir discuter avec moi, qu’ils aillent discuter plutôt avec Guillaume Soro. Parce que c’est lui mon leader. Ma culture Sénoufo-Niarafolo ne connait pas la trahison. Je dis et je le répète, je ne trahirai jamais mon mentor Guillaume Kigbafori Soro. Moi, j’ai une seule parole, quel que soit ce qui va arriver, je serai le dernier a quitté Guillaume Soro et GPS.
Au lieu de me démarcher, il leur sera profitable d’aller discuter avec Guillaume Soro.
On se souvient de cette gigantesque manifestation organisée en juillet 2019 par le Rhdp à Ferké. A cette occasion, le Premier ministre avait demandé aux vieux de Ferké de parler à leurs enfants… Comment avez-vous perçu ce message à Ferké ?
C’est comme si vous frappez l’enfant de quelqu’un, à tort, et l’empêchez de parler. Oui, ils étaient arrivés sur les pas de Guillaume Soro qui, lui, avait été accueilli avec enthousiasme par les populations de Ferké, quelques mois plus tôt. A leur cérémonie, vous le savez bien, c’était que des gens venus de toute la Côte d’Ivoire. On pouvait compter les jeunes de Ferké qui étaient à ce meeting. Ce jour-là, chacun vaquait tranquillement à ses occupations dans la ville. Des gens étaient venus d’ailleurs pour remplir la ville de Ferké et non la population de Ferké.
Mais souvenez-vous de ce jour où Guillaume Soro arrivait à Ferké, c’était un jeudi. Il a fait un meeting un vendredi à 13 heures. La place du monument était remplie. C’était du jamais vu à Ferké. Guillaume Soro l’a fait.
Plusieurs de vos cadres sont toujours en prison après leur arrestation pour la plupart le 23 décembre dernier. Avez-vous des nouvelles récentes d’eux ?
Oui, ils ont le moral. Je profite de vos colonnes pour les encourager et leur dire que nous ne les oublions pas ; que le peuple de Côte d’Ivoire ne les oublie pas. Vous savez, nous étions tous-là, ce jour du 23 décembre 2019. J’étais sorti acheter un chawarma, quand le siège de GPS a été assiégé. C’est peut-être ce qui m’a sauvé. Sinon, je serais également dans leur cas. Je veux dire à tous ces vaillants députés, cadres de GPS et militants, que nous pensons à eux tous les jours. On croit en leur libération prochaine. Je suis un croyant. Je crois en Dieu. Et je sais que Dieu n’aime pas l’injustice.
L’un d’entre eux, le député Alain Lobognon a annoncé une grève de faim depuis la prison, lundi. Quel sentiment cette décision vous inspire-t-elle ?
Vous savez, je n’ai jamais pensé que le Président Ouattara pouvait en arriver-là. Surtout que lui-même a souffert de ces injustices. C’est un sentiment de regret que j’ai eu quand j’ai vu cette lettre émouvante. Je veux ici rendre hommage à l’honorable Alain Lobognon, au ministre Alain Lobognon, un ami, un frère et collègue. Je voudrais l’encourager à tenir bon.
Vous êtes aujourd’hui engagés dans la sensibilisation pour l’enrôlement sur la liste électorale. Pourtant, il y a quelques mois, vous dénonciez l’impartialité de la Commission électorale indépendante. Ces appels à l’enrôlement peut-il être interprétés comme le signe que vous avez maintenant renoncé à vos récriminations ?
Non, nous continuons de dénoncer l’impartialité de cette institution. Tout le monde constate son déséquilibre. Mais, nous sommes confiants. Notamment à Ferké. Nous savons d’où nous venons et nous savons où nous allons.
Quels sont vos rapports avec les autres partis politiques de l’opposition ?
Nous sommes en phase. Nous continuons à faire des réunions ensemble. Au niveau local, tous les partis politiques de l’opposition travaillent de concert. Nous travaillons ici dans la solidarité.  
Que pensez-vous de la candidature du Président Henri Konan Bédié à l’élection présidentielle ?
C’est la Constitution qui permet au Président Henri Konan Bédié de se présenter à l’élection présidentielle. A GPS, nous sommes démocrates. Quand on adopte une Constitution, il faut qu’on assume. Il ne devrait pas y avoir de débat. Le Président Bédié a le droit d’être candidat, conformément à la Constitution. C’est son droit.
Et le procès en appel de Laurent Gbagbo à la CPI ?
C’est un problème juridique. Nous attendons le résultat. Nous prendrons acte de ce résultat.
Quel message adressez-vous aux partisans de Guillaume Soro aujourd’hui et au-delà, à l’ensemble des Ivoiriens ?
Je veux encore encourager les militants de GPS et l’ensemble des Ivoiriens à aller se faire recenser. C’est vrai, ce n’est pas facile. Mais chez nous, comme on le dit, quand c’est dur, seuls les durs avancent. J’encourage toutes les femmes, tous les jeunes de GPS et au-delà l’ensemble des Ivoiriens à s’unir. Parce que Guillaume Soro viendra. Et il sera président de la République, au soir du 31 octobre 2020, par la grâce de Dieu.    
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