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On connaît maintenant la nature des soins qu’aurait subi le premier ministre Amadou Gon en France

On connaît maintenant la nature des soins qu'aurait subi le premier ministre Amadou Gon en France
On connaît maintenant la nature des soins qu'aurait subi le premier ministre Amadou Gon en France

Depuis un certain temps, le premier ministre de la République de Côte d’Ivoire a fait un long séjour en France pour soit disant une visite médicale.

Après ce long séjour, tous les ivoiriens de tous bords politiques ont applaudi des deux mains le retour de celui que l’on appelle communément le Lion. Mais, hélas, mille fois hélas , c’est avec consternation que les médias ont annoncé sa mort ce mercredi 8 juillet 2020.

Au vue de cette mort brusque du premier ministre, l’on s’est demandé quel a donc été là nature des soins subis par ce dernier ?

Si nous nous rappelons, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 6 mai 2020, Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement a déclaré que : « Monsieur le Premier ministre se porte bien. J’ai eu le privilège de lui parler ce matin. Il est en France depuis le lundi 4 mai 2020 pour effectuer quelques examens de routine. Ce sont des examens périodiques pour suivre un peu son état de santé. Il a effectué une coronarographie qui, il faut le rappeler est une technique d’imagerie médicale utiliser généralement en cardiographie. Cet examen a nécessité la pose de ce qu’on appelle un stent. C’est un dispositif qui sert à dilater une artère. En réalité c’est une opération courante et régulière en matière médicale. Et, à l’issue de cet examen, il lui a été préconisé un repos pour que le suivi médical se fasse de façon beaucoup plus sereine. Aujourd’hui, il se repose et tout se passe bien. Nous envisageons certainement son retour dans quelques semaines »

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Il semble donc que M Amadou Gon ait subi la pose d’un stent.

Qu’est-ce qu’un stent ?

Un stent est un petit dispositif tubulaire grillagé que l’on insère dans une artère rétrécie par des plaques d’athérome (plaques de graisse) afin de dilater le vaisseau et de prévenir, ainsi, le risque de maladie associée. Ce ressort métallique est également désigné sous le terme d’endoprothèse vasculaire, d’extenseur vasculaire ou de tuteur vasculaire.

Quelles sont les indications d’un stent ?

Le cœur est alimenté en oxygène par deux artères, l’artère coronaire droite et l’artère coronaire gauche. Des dépôts de graisse, conséquences d’une mauvaise hygiène de vie ( surpoids, obésité, sédentarité,  tabagisme), d’un  diabète ou encore d’une  hypertension artérielle, peuvent venir obstruer partiellement ou totalement ces vaisseaux, exposant à un risque de maladie coronarienne (angor ou  angine de poitrine,  infarctus du myocarde). 

En cardiologie, la pose d’un stent est indiquée dans le traitement d’une sténose de l’artère coronaire et la prévention d’une récidive, chez les patients victimes d’une maladie coronarienne aiguë sévère comme l’infarctus du myocarde ou l’angor instable. L’angine de poitrine douloureuse, non contrôlée par les médicaments ou qui présente des critères de gravité, est également une indication de l’angioplastie avec pose de stent

Comment se déroule la pose d’un stent ?

Dans l’immense majorité des cas, la pose d’un stent est réalisée dans le cadre d’une angioplastie. Contrairement à la  chirurgie cardiaque, cette intervention ne nécessite pas l’ouverture du thorax ; il s’agit toutefois d’une opération invasive puisqu’elle requiert l’introduction, sous radioscopie, d’un cathéter au pli de l’aine (artère fémorale) ou au niveau du poignet (artère radiale). Un ballonnet gonflable, fixé au cathéter, est alors poussé jusqu’au site de l’obstruction, où il va écraser la plaque d’athérome responsable du rétrécissement du vaisseau et agrandir ainsi son diamètre. L’objectif : rétablir la circulation artérielle. 

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La pose d’un stent est une sécurité supplémentaire qui a pour objectif d’éviter une nouvelle obstruction de l’artère une fois le ballonnet dégonflé. Placé autour du cathéter, le stent se colle à la paroi du vaisseau et reste fixé après le retrait du ballonnet, empêchant ainsi le retour élastique de la paroi vasculaire.

Les différents types de stent

On distingue deux types de stent : le stent nu et le stent coaté ou stent actif. 

Le stent nu est généralement constitué d’un maillage métallique en acier inoxydable, mais de plus en plus sont en plastique biodégradable ;

Le stent actif ou stent coaté est un stent recouvert d’un médicament destiné à diminuer le risque de resténose, qui existe malgré la présence du stent. Dans un rapport sur l’intérêt et les limites des stents actifs* datant de 2009 et mis à jour en 2012, la Haute Autorité de Santé (HAS) soulignait que ces dispositifs diminuent effectivement le risque de resténose et évitent, ainsi, une nouvelle revascularisation, mais ne diminuent cependant ni les décès, ni les infarctus du myocarde.

Les risques de la pose d’un stent

Le principal risque associé à la pose d’un stent est la récidive de sténose, qu’il n’élimine pas totalement. Ce risque de resténose est dû à la prolifération de cellules à l’intérieur du stent ; pour limiter ce risque, les patients doivent prendre pendant 6 à 12 mois des antiagrégants plaquettaires, qui empêchent la formation de caillots sanguins. La prise de ces médicaments expose à leur tour les patients à un risque de saignements importants en cas d’intervention chirurgicale notamment, tandis que leur interruption peut engendrer la formation de caillot dans le stent susceptible d’occlure l’artère. « La pose d’un stent actif n’est donc pas recommandée si une intervention chirurgicale hémorragique est programmée à bref délai », estimait la HAS. Elle conseillait plus globalement de réserver les stents actifs à des patients sélectionnés, chez lesquels le risque de resténose est élevé (lésions >15 mm, diamètre du vaisseau atteint <3 mm, diabète). D’autant que leur coût est nettement supérieur à celui des stents nus

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Sept ans après la mise à jour de ce rapport, le recours aux stents actifs n’a pas diminué, bien au contraire, indique le Dr Patrick Assyag, invoquant leur très nette supériorité par rapport aux stents nus. « A terme, le risque de resténose en cas de stent actif est minime ; à tel point qu’on ne pose plus actuellement que ce type de stent ». Au-delà des aspects comptables, l’évaluation par les cardiologues du bénéfice de ces dispositifs pour la santé des patients aura donc prévalu.

Apparemment c’est une opération bénigne qu’aurait subi le premier ministre ivoirien et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Alors que s’est-il passé pour que nous perdions notre homme d’État ?

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