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Nouveau parti de Gbagbo : Dr Boga Sako y voit un obstacle et propose une solution

Nouveau parti de Gbagbo : Dr Boga Sako y voit un obstacle et propose une solution
Nouveau parti de Gbagbo : Dr Boga Sako y voit un obstacle et propose une solution

La question de la mise en place du nouveau parti politique de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a été abordée par Dr Boga Sako, au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce samedi 21 août 2021, dans la commune de Cocody.

Selon le président fondateur de la Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des droits de l’homme et de la vie politique (FIDHOP), un blocage pas tout à fait juridique pourrait empêcher Laurent Gbagbo de présider son parti. Pour cause, la condamnation par contumace à 20 ans de prison et 329 milliards FCFA d’amende, dans l’affaire du « braquage » de l’Agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. À l’écouter, cette condamnation aurait plus un relent politique que juridique dans l’objectif d’écarter un adversaire politique redoutable.

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« D’un point de vue juridique, que disent les textes de loi sur la direction d’un parti politique ? Il y a des conditions. Ce que j’observe, c’est que concernant le président Laurent Gbagbo, ce n’est pas toujours du droit que les gens appliquent malheureusement. Il y a toujours autre chose derrière. Il y a le politique parce que parfois on a peur de cet adversaire redoutable. Sinon, si on appliquait le droit, quand il a été éliminé en 2020. Quand la cour africaine sort une décision juridique qui s’applique à la Côte d’Ivoire pour dire de le remettre sur la liste électorale tout comme Monsieur Guillaume Soro, on aurait pu exécuter. Si on avait peur de personne, on les remettait sur la liste » a-t-il expliqué.

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Et a-t-il poursuivi : « Le concernant c’est moins des questions juridiques que politiques plus que la condamnation des 20 ans dont il s’agit, elle n’est pas très juridique tout comme sa déportation à La Haye. Elle n’était même pas juridique. Vous savez très bien ce qui s’est passé. (…) La condamnation à 20 ans, vous êtes d’accord avec moi en tant que journalistes et observateurs qu’à la vérité, ce n’était pas pour l’envoyer à MACA. C’était pour l’empêcher de jouir de ses droits civiques et d’être candidat. C’est très simple. (…) » a-t-il renchéri.

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Pour Boga Sako, la seule issue favorable serait un dialogue entre les trois grands, Alassane Ouattara, Aimé Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo : « Et c’est pour cela que la solution, c’est ce que j’appelle le dialogue national parce qu’à la vérité, quand les trois vont se parler, dans leurs conclusions qu’ils vont trouver, chacun peut faire ce qu’il veut. S’ils ont enterré la hache de guerre, chacun pourra jouir de ses droits. C’est pourquoi je les exhorte à se retrouver et à se parler » a-t-il lancé.

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