HomePolitiqueNouveau gouvernement: Voici le sort réservé à Kandia Camara

Nouveau gouvernement: Voici le sort réservé à Kandia Camara

Nouveau gouvernement: Voici le sort réservé à Kandia Camara
Nouveau gouvernement: Voici le sort réservé à Kandia Camara

Kandia Camara Kamissoko à la Grande Chancellerie nationale de Côte d’Ivoire? Tenor du RHDP, cette fidèle compagnon de toutes les luttes d’Alassane Ouattara, pourrait quitter la tête du ministère de l’Education nationale qu’elle dirige depuis 2011, pour la très discrète institution que dirige une Henriette Dagri Diabaté (85 ans), affaiblie par le poids de l’âge.

Le nouveau gouvernement ivoirien sera connu après les élections législatives du 06 mars 2021. Selon plusieurs médias, les ministres de Ouattara qui totalisent dix ans de portefeuille ministériel, cherchent activement à se reconvertir. C’est notamment le cas de la ministre de l’Education, Kandia Camara Kamissoko (61 ans), qui rêve de succéder à Amadou Soumahoro à la tête du perchoir de l’Assemblée nationale et d’être la première femme à occuper ce poste. Néanmoins, indique Africa intelligence, le président ivoirien aurait déjà pour projet de la nommer à la tête de la Grande chancellerie Grande chancellerie.

Kandia Kamissoko épouse Camara est née le 17 juin 1959 à Abidjan. Enseignante de formation, elle dispense des cours dans différents collèges et lycées entre 1983 et 2002 avant de faire son entrée en politique au sein du RDR (Rassemblement des républicains) de feu Djeni Kobina. Titulaire d’une Licence en anglais, obtenue à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, et d’un certificat d’études avancées en éducation de l’université Lancaster, Kandia Camara a dirigé le Syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (Synesci), le seul autorisé à l’époque dans les années 90.

Lire aussi:   Kandia Camara apporte une réplique cinglante à Odette Lorougnon, après ses récents propos

L’intrépide syndicaliste devient rapidement une militante active au sein du RDR et se fait vite remarquer par le technocrate Alassane Ouattara du Fonds monétaire international (FMI), revenu au pays comme Premier ministre de la Côte d’Ivoire avec la ferme conviction cachée de succéder à Houphouët Boigny ou de diriger un jour le premier pays producteur du Cacao.

Dans les années 2000, Kandia Camara va gravir les étapes jusqu’à se positionner dans le gotha des femmes leaders en Côte d’Ivoire. Elle se marie à l’ambassadeur Inza Camara, professeur d’éducation physique avant son exil américain, ancien délégué général du RDR aux Etats-Unis, aujourd’hui nommé au Bureau de Promotion économique et commerciale de la Côte d’Ivoire aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Inza Camara, en charge du suivi de l’AGOA, a été le pilier de l’éligibilité de la Côte d’Ivoire au Millenium Challenge Corporation (MCC).

L’enseignante notamment Collège moderne de Cocody, au collège Treich-la-Plène et professeur d’anglais de spécialité au lycée professionnel hôtelier d’Abidjan, est nommée en 2011 ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle par Alassane Ouattara qui vient de prendre le pouvoir. Surnommée Margaret Thatcher, elle sera encore choisie par Alassane Ouattara comme nouvelle Secrétaire générale du Rassemblement des républicains (RDR) le 10 septembre 2017, à l’issue du 3e Congrès ordinaire du parti.

Lire aussi:   Côte d’Ivoire – Burkina : condamnés à s’entendre

Quand le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly décède le mercredi 8 juillet 2020, à l’âge de 61 ans, laissant un grand vide dans sa famille politique, Kandia Camara, la ministre ivoirienne de l’Education nationale, lui rend un hommage sans pareil dans un oraison funèbre devant Alassane Ouattara et tous les ténors du RHDP. À la cérémonie funéraire au dauphin de Ouattara au scrutin présidentiel d’octobre 2020, le mardi 14 juillet de la même année, sur l’esplanade de la Présidence au Plateau, Kandia Camara lui a adressé un témoignage des plus émouvant qui a même fait couler des larmes à de nombreuses personnes.

“J’aurais tant voulu faire cette intervention à l’occasion de l’investiture de notre bien-aimé Amadou GON COULIBALY en tant que Président de la République de Côte d’Ivoire après son élection le 31 octobre 2020. J’aurais tout donné pour que le Président de la République me donne cette opportunité. Il m’aurait plu de prendre la parole à cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l’homme d’exception qu’est Amadou Gon Coulibaly et dire notre confiance entière dans les qualités du grand Président qu’il aurait été pour notre pays.

Lire aussi:   « Le sort des leaders de l’opposition est scellé » : le coup de maître de Ouattara

Malheureusement, j’en suis là à faire ce témoignage sur l’homme et sur son parcours. Je suis tenue, à mon corps défendant, de parler de Amadou GON COULIBALY au passé, car Tantie Henriette, Amadou est parti. Hélas, le sort en a voulu ainsi. La haute volonté de Dieu a arraché notre patron et notre candidat à notre affection. Voici donc le rappel fatidique de la sagesse qui veut que l’homme propose et que Dieu dispose en dernier ressort”, a pleuré Kandia Camara.

Lorsque Alassane Ouattara décide de demeurer au Palais présidentiel après la mort du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly qu’il avait désigné plutôt comme successeur et lui permettre d’aller se “reposer”, Kandia Camara se voit confier une nouvelle mission par le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). En effet, la secrétaire générale du Rassemblement des républicains (RDR) a rejoint l’équipe de campagne du chef de l’État qui l’a nommée comme directrice nationale de campagne chargée des femmes.

Tout comme Adama Bictogo qui devrait probablement effectuer son retour au gouvernement, même s’il préférait une nomination à la tête du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESEC), Kandia Camara attend sereinement sa nomination prochaine; Ouattara ayant décidé de lui confier une mission moins éprouvante comme le bouillonnant ministère de l’Education nationale.