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Marche du lundi : chers opposants, quand on est au fond du trou, on arrête de creuser

Marche du lundi : chers opposants, quand on est au fond du trou, on arrête de creuser
Marche du lundi : chers opposants, quand on est au fond du trou, on arrête de creuser

À la suite de plusieurs arrestations au sein de l’opposition intervenue cette semaine, la jeunesse de ces partis a décidé de protester vigoureusement ce lundi. À un moment où la situation reste tendue et où le pouvoir d’Abidjan prend des dispositions austères, l’opportunité de cette marche doit être questionnée.

Avant la marche de ce lundi 09 novembre, l’opposition ivoirienne a-t-elle fait le bilan des marches antérieures ? Depuis le début de la protestation contre la candidature d’Alassane Ouattara en août dernier, quelles victoires l’opposition peut-elle brandir ? De nombreux militants ont malheureusement été arrachés à l’affection de leurs familles incarcérés qu’ils sont à la suite de l’exécution de mots d’ordre récemment lancés. Certains ont même perdu la vie. D’aucuns diront que c’est le prix à payer.

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Des marches qui ont eu lieu au boycott actif en passant par la désobéissance civile, les initiatives n’ont pas manqué. Mais les retombées de la mobilisation de l’opposition sont-elles proportionnelles à l’énergie fournie ? Aux dégâts causés ? L’élection s’est quand même tenue bien que les troubles ont été importants. Le taux de participation aussi n’est pas si pathétique.

À y voir de près, la réalité est là implacable. Le pouvoir d’Abidjan semble avoir joué le jeu jusqu’à la tenue du scrutin du 31 octobre. Aujourd’hui, ce moment passé, le pouvoir est en train de dérouler le rouleau compresseur. Toutes les velléités de soulèvement seront durement traitées. Et c’est à ses dépens que l’opposition constate que les choses lui échappent de plus en plus.

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Dans le contexte actuel, il est clair qu’il n’y a pas « d’équilibre de la terreur ». L’opposition s’engage dans un combat où ses forces n’égalent aucunement celles du pouvoir. L’hémorragie a déjà fait énormément de dégâts. Plutôt que de marcher, et si l’option de la négociation était mise en avant ? Pour négocier, ne faudrait-il pas renoncer à l’idée de transition qui justifie actuellement les arrestations ?

Quoi qu’on en dise, l’argument de la tentative de sédition sera toujours avancé. Et la nouvelle démarche de l’opposition fondée sur la Transition trouve difficilement des fondements dans la constitution. À un moment donné, il faut savoir se poser les bonnes questions. Comme le dit la sagesse, « la première chose à faire quand on est au fond du trou, c’est d’arrêter de creuser ».

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