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Législatives : voici les grosses pointures (députés) RHDP menacées par le retour du FPI

Législatives : voici les grosses pointures (députés) RHDP menacées par le retour du FPI
Législatives : voici les grosses pointures (députés) RHDP menacées par le retour du FPI

Dans une interview accordée au journal « Aujourd’hui », Ahoua Don Mello révélait qu’en 2011, le RDR devenu RHDP avait remporté 127 sièges des députés sur 254 soit à peine la moitié. L’ancien ministre faisait remarquer que, comme concurrent de poids, le RDR avait en face de lui, uniquement le PDCI, le FPI ayant boycotté le scrutin. Il révélait aussi que le parti d’Alassane Ouattara avait remporté 70% des sièges dans son fief du Nord et 30% dans les bastions du FPI à cause de l’absence de ce parti. » Le retour du FPI fait perdre automatiquement la majorité au RDR », soutenait Ahoua Don Mello. Dans cette perte de majorité,il y a des têtes fortes du RHDP qui pourraient tomber. Adama Bictogo à Agboville, Koné Kafana à Yopougon, Aboulaye Kouyaté à Lakota. Le premier est le Directeur exécutif du RHDP, le deuxième est ministre maire de Yopougon et le troisième, chef de cabinet de Kandia Camara et président des enseignants militants RHDP. A Divo, Famoussa Bamba qui avait été élu sous la bannière UDPCI avant de rallier le RHDP pourrait aussi être victime du retour du FPI. Et que dire d’Abel Djohoré à Ouaragahio?

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Adama Bictogo(à gauche) et Koné Kafana deux des députés RHDP menacés par la participation du FPI aux législatives 2021

C’est une réalité: Yopougon, Agboville,Divo, Lakota et Ouragahio sont des fiefs du FPI. Les députés ci-dessus cité étaient donc perçus comme des élus par défaut de participation du FPI. Ils pourront être « remerciés » en cas de scrutin transparent. Et c’est l’un des motifs de crainte d’un nouveau rendez-vous mouvementé. Des observateurs émettent l’hypothèse que le parti au pouvoir connait ses faiblesses sociologiques, raison pour laquelle il refuse le jeu démocratique. Alors il est illusoire qu’il organise un scrutin en toute transparence. Et quand les postes des hauts cadres sont en jeu, les chances de confirmer l’hypothèse sont grandes. N’empêche qu’objectivement, le fait que l’opposition avait négligé ou carrément rejeté certaines opérations pré-électorales comme l’enrôlement et le retrait des cartes d’électeurs pourrait jouer en leur défaveur dans certaines circonscriptions.

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