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Législatives : La candidate de l’opposition à Agboville, Fleur Aké M’bo perd un grand soutien, ex-cadre du Pdci

Législatives : La candidate de l’opposition à Agboville, Fleur Aké M’bo perd un grand soutien, ex-cadre du Pdci
Législatives : La candidate de l’opposition à Agboville, Fleur Aké M’bo perd un grand soutien, ex-cadre du Pdci

La candidate Fleur Aké M’bo rend un vibrant hommage posthume à son défunt oncle.

Engagée dans la compétition aux législatives à Agboville, la candidate de l’Alliance Ensemble pour la démocratie et la paix (Eds)-Parti démocratique de Côte d’Ivoire), Fleur Aké M’bo a marqué une pause d’honneur, au cours d’une cérémonie d’hommage posthume organisée le samedi 20 juin 2021 à Agboville. Pour adresser une lettre d’adieu à son défunt défunt oncle, Sotchy Frédéric Aké M’bo. Ex-Maire d’Agboville et ex-vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda). Rappelé à Dieu le 21 janvier 2020 et qui est désormais inscrit au panthéon.

Dans son hommage, Fleur Aké M’bo a dépeint son oncle, ex-cadre du Pdci, comme étant élevé au rang d’immortel. Pour avoir charrié et véhiculé, selon la candidate, des valeurs de probité tout au long de son existence parmi les humains. «Il a été une source à laquelle nous avons assouvi notre soif, et le Mbobachi, le parolier, la main habile et la bibliothèque vivante», a dit Fleur Aké M’bo, de l’oncle au registre de la mémoire collective des peuples Abbey et Krobou. Au même titre que d’autres figures emblématiques disparues qui font la fierté de la région de l’Agneby. «D’Agboville sont sortis de grands hommes dont je voudrais saluer la mémoire. Ernest Boka, Nicolas Kouandi Angba, Offoumou Yapo Léonard, Attey Phillippe et bien d’autres.

Mais sur cette fertile terre d’Agboville à poussé un Majestueux cocotier, sous lequel plusieurs générations se sont abritées plus d’une fois : il s’agit du Cocotier Sotchy Frédéric Aké M’bo», a-t-elle fait savoir.

«Avant de m’adresser à toi papa Sotchy Frédéric Aké M’bo, qu’il me soit permis de rendre un vibrant hommage à illustres frères trop tôt disparus, vaillants personnalités dont l’immense contribution a permis non seulement de construire avec dignité la noblesse et la grandeur des peuples Abbey et Krobou mais aussi de façonner la conscience moderne des peuples d’Agboville…

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Honneur à vous ! Puissent vos valeurs d’intégrité, de dignité, d’amour, de partage et de solidarité nous guider en toutes circonstances pour le bien de nos populations…

De grands hommes au rang desquels Ernest Boka, Nicolas Kouandi Angba, Offoumou Yapo Léonard, Dr Boka Meney Gaston, Dr Kouamélan Yao, Dr N’cho Moto, Prof Abouo N’dory Raymond, Prof Kotchy Barthélémy… et bien d’autres illustres fils dont je salue respectueusement la mémoire

Sur la terre d’Agboville à poussé un cocotier, sous lequel nous nous sommes abrités plus d’une fois : Sotchy Frédéric Aké M’bo,

Le Mbobachi 

Le parolier

La main habile

La bibliothèque vivante

Une source à laquelle nous avons assouvi notre soif.

Tu as toujours été aux côtés de tes frères, dans les bons comme dans les douloureux moments… même des personnes que tu connaissais à peine.

Un homme qui donnait de son temps et de son amour à tous ses enfants mais aussi à toutes les autres personnes qui croisaient son chemin.

Grand homme de culture, tu avais toujours une anecdote à raconter, un enseignement à donner, un conseil à prodiguer. Je restais des heures à t’écouter me parler d’Agboville. Quel bonheur ! Aucune formation n’équivaut à ces grands moments d’écoute sous la coupole de ta sagesse. 

Un jour, chez toi, tu as pu me raconter comment étant Maire de notre commune, au volant de ton véhicule, tu faisais le tour d’Agboville, tard dans la nuit, pour identifier les ampoules grillées. Et dès le lendemain, tu demandais à la CIE de les remplacer afin que l’éclairage public soit parfaitement rétabli.

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Tu étais un serviteur dévoué, qui aimais ses administrés.

J’aimais aussi parler politique avec toi, et quand je t’expliquais ma vision de certaines choses, tu ne me contredisais jamais, à travers tes mots tu m’amenais juste à percevoir les choses autrement. En effet tu savais manier les mots et les placer là où il fallait. Quand j’ai fais mes premiers pas en politique, tu m’as prodigué des conseils que je garde précieusement  «ma fille, on ne s’engage pas en politique pour se servir et devenir riche. Mais on s’engage en politique pour servir le peuple» 

Le Président Gbagbo disait dans un dicton devenu très célèbre: « Quand un homme marche, il laisse des traces ». Eh bien, tu en es l’illustration parfaite. 

Des traces , tu en as laissées. Bien de choses ont été acquises par ton leadership. 

Chaque fois que je me rends à Grand-Morié, village de l’illustre Ernest Boka , je marche sur tes pas.

Et quand je passe par Angoho, notre village, pour aller jusqu’au kilomètre 104 sur l’autoroute, je marche encore sur tes traces.

Tes traces sont tellement grandes et bien visibles que nul ne peut ignorer que sous ton mandat à la mairie d’Agboville en 1996, plusieurs kilomètres de bitume ont été offerts à Agboville.

La place HKB où se tiennent aujourd’hui tes obsèques fait aussi partie de tes nombreuses traces. Tu as eu l’ingénieuse idée de créer un espace pour les grands événements à Agboville. Tu as fait toutes ces choses sans jamais t’en orgueillir.

Tu étais un grand homme papa que nous sommes fiers d’avoir eu pour père, oncle, maire. Ta grande ouverture d’esprit et ton humour manqueront à tout le monde et nous manquent déjà beaucoup. Je n’ai pas ton talent pour écrire ou pour parler mais j’ai fait ce que j’ai pu.

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Pour tout ce qu’a accompli Aké M’bo , je voudrais formuler une doléance à l’endroit des autorités compétentes d’Agboville.

Aké M’bo est mort mais Aké M’bo doit vivre. Pour ce faire, je souhaiterais qu’un boulevard de notre commune soit rebaptisé du nom de notre regretté Sotchy Frédéric Aké M’bo .

Ainsi Aké M’bo vivra toujours dans nos mémoires. Frédéric mbo mbo mbo (merci)

Frédéric, nassé nassé nassé

Frédéric merci merci merci

Merci pour avoir été là toutes les fois où nous avons eu besoin de toi.

Tu as vécu utile et tu t’es retiré en toute dignité. Nous n’étions vraiment pas préparés à ton départ. Tu laisses un immense vide dans le coeur de ton épouse Samira, tes filles Edwige, Sandia, Nadège, Bibi, et dans les cœurs de tous ceux qui t’aimaient. Combien de temps faudra-t-il encore pour que j’arrête de me dire papa est-il vraiment mort ? Je te promets d’être la fille et l’amie de tout le monde, comme tu l’as vivement souhaité. Celle qui sera à l’écoute de tout le monde comme tu l’as été. Je te promets de marcher dans tes pas politiques pour honorer ta mémoire et donner toujours le meilleur de moi-même.

Je te promets d’être un modèle pour les générations futures et de me battre pour le bien-être des populations comme tu me l’as toujours appris. Repose en paix papa».