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Le ministre burkinabè des Affaires étrangères à Abidjan pour “exprimer la reconnaissance’’ du Burkina après l’extradition de 2 soldats

Le ministre burkinabè des Affaires Etrangères, Alpha Barry, a déclaré lundi être à Abidjan pour “exprimer la reconnaissance’’ de son pays envers la Côte d’Ivoire après l’extradition samedi à Ouagadougou de deux soldats de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) impliqués dans la tentative de coup d’Etat de septembre 2015 au Burkina.

« Il y a deux jours la Côte d’Ivoire a bien voulu extrader l’un des ex-soldats du RSP notamment le sergent-chef Rambo (…). Tout s’est passé avec beaucoup de célérité et nous sommes venus témoigner la reconnaissance du président Roch Christian Kaboré et du peuple burkinabè à l’endroit (…) du président Alassane Ouattara’’, a déclaré Alpha Barry, à l’issue d’une audience au Palais présidentiel.

Cette rencontre a été l’ »occasion pour le président Ouattara » de traduire « toute la disposition de la Côte d’Ivoire » à entretenir « les relations fortes » entre les deux pays, a-t-il poursuivi.

Deux soldats de l’ex-régiment de sécurité présidentielle burkinabè dont l’adjudant-chef Moussa Nébié dit « Rambo » et deux civils, ont été arrêtées à Abidjan et extradées à Ouagadougou samedi, selon une note dimanche.

Ces personnes avaient trouvé exil en Côte d’Ivoire, après le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 qui a fait officiellement 15 morts et de nombreux blessés.

Des mandats d’arrêt avaient été émis contre Rambo et le sergent-chef Roger Koussoubé dit le « Touareg », accusé d’avoir « préparé et planifié l’opération de prise en otage des membres du gouvernement » lors du coup d’Etat avorté.

Face à la presse M. Barry a ajouté n’avoir pas évoqué avec M. Ouattara les cas du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro et de l’ancien chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2014.

“Nous n’avons pas parlé de Guillaume Soro et de Compaoré. Les questions de justice, les gouvernements ne s’en mêlent pas directement’’, a-t-il expliqué.

Ces deux personnalités font l’objet d’un mandat d’arrêt international de la justice burkinabè.

M. Soro pour son implication présumée dans le coup d’Etat avorté du général Gilbert Diendéré en septembre 2015 et M. Compaoré est visé pour la mort de l’ex-chef de l’Etat Thomas Sankara, tué en 1987 lors d’un putsch.

SKO

abidjan.net

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