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LE COLONEL IBRAHIM GON COULIBALY DIT GAUZE EN DANGER DE MORT EN CÔTE D’IVOIRE (Chris Yapi)

LE COLONEL IBRAHIM GON COULIBALY DIT GAUZE EN DANGER DE MORT EN CÔTE D’IVOIRE (Chris Yapi)
LE COLONEL IBRAHIM GON COULIBALY DIT GAUZE EN DANGER DE MORT EN CÔTE D’IVOIRE (Chris Yapi)

Divin mystère. Nul ne saura jamais exactement la cause de la haine que nourrit Hamed Bakayoko contre la famille Gon Coulibaly de Korhogo. Après avoir souhaité et activement travaillé à la mort d’Amadou Gon Coulibaly dit AGC, ne voilà-t-il pas qu’il s’en prend individuellement aux membres de cette famille. Ce fut au tour d’Amadou Koné, le ministre des transports de Côte d’Ivoire, d’être victime de ses manigances. Après avoir tenté de le détruire en l’accusant de collusion avec l’opposant Guillaume Soro, Hamed Bakayoko tente à présent d’éloigner du Président Ouattara, le Colonel Ibrahim Gon Coulibaly dit Gauze, commandant en chef du GSPR.

Il a entrepris de faire des rapports sur lui ainsi qu’une série de montages infects, pour démontrer que le Colonel Gauze dit des méchancetés sur le président de la République. Il prétend que ce dernier, déjà meurtri par le décès de son aîné, feu le Premier ministre Amadou Gon, a gardé un mutisme suspect. Pire, il affirme que le Colonel Gauze raconte à un cercle restreint qu’Alassane Ouattara serait d’une manière ou d’une autre responsable de la mort de son frère aîné. Hamed Bakayoko fait croire qu’il y a comme un signe indien qui frappe le Président Ouattara, car il y aurait trop de morts autour lui.

Pour rappel, le 4 juillet 2013, lors d’une visite d’État dans les Savanes, deux éléments du GSPR ont trouvé la mort, entre Boundiali et Korhogo, dans un accident de la circulation, suite à une sortie de route. Le 17 mai 2017, un véhicule de la sécurité présidentielle a été impliqué dans un accident de la circulation non loin de la gare Sud au Plateau, faisant cinq blessés dont deux dans un état jugé critique. Le 27 novembre 2019, durant la visite d’État du Président Ouattara dans le Hambol, deux hélicoptères MI 24 et MI 17 se sont heurtés à l’héliport de Katiola. Le MI 17 à l’arrêt, a été percuté par le MI 24 qui entamait son atterrissage.

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Dans la matinée du 18 mars 2020, a eu lieu le crash d’un autre MI 24, lors de son décollage au GATL. Enfin, lors de sa tournée récente dans le Moronou. Sur le chemin du retour, un terrible accident a une fois de plus frappé l’entourage du Président Ouattara, faisant une dizaine de morts dans la garde républicaine. Au moment du drame, Chris Yapi avait alerté l’opinion nationale dans un tweet daté du 12 septembre 2020, car la Présidence et la hiérarchie militaire voulaient tenir secrète cette information. Hamed Bakayoko a tenté de faire croire que le Colonel Gauze distillait au sein du GSPR, que le Président Alassane Ouattara porterait malheur, raison pour laquelle il y a des morts tout le temps dans sa sécurité.

Hambak a fait croire que le colonel parlait de morts rituelles, sacrificielles pour que le Président Ouattara survive et obtienne son troisième mandat. Ainsi, Alassane Ouattara aurait sacrifié Amadou Gon Coulibaly sur l’autel de ses ambitions présidentielles. Après la mort des soldats dans le Moronou, le Colonel Gauze, en bon chef militaire, a voulu se rendre à la garde républicaine pour visiter les blessés et pour consoler les soldats encore sous le choc de la mort brutale de leurs camarades. Une autre rumeur s’était répandue auprès des troupes par les soins d’Hamed Bakayoko, selon laquelle les véhicules ont été sabotés pour provoquer l’accident. Car Alassane Ouattara aurait mystiquement besoin de beaucoup de sang humain pour être réélu.

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On ajoutait que c’était pour camoufler ce sacrifice inavoué qu’aucune enquête n’avait été ordonnée par la Présidence. On s’est contenté de distribuer quelques pécules aux familles des disparus et aux blessés. Le Colonel Gauze voulait donc consoler ses hommes. Mal devait lui en prendre. Voyons comment. À peine arrivé à la Garde Républicaine, de nombreux éléments survoltés, encore sous le choc, ont commencé à crier en signe de désapprobation, en demandant de fermer immédiatement le portail du camp pour en découdre avec lui.

L’infortuné qui n’a dû son salut qu’à la promptitude de sa fuite, n’en revenait pas. Il ne comprenait pas ce qui fondait cette hostilité subite. Plus tard, il a appris que c’était le Ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, informé de sa visite, qui a distillé des rumeurs nocives et encouragé les éléments à s’en prendre à lui. Autant dire qu’il y a de l’eau dans le gaz entre le ministre de la Défense et le patron de la Garde Républicaine. Le Colonel Gauze sait qu’Hambak avait dépêché des individus au Guèlèdè de Kêtou, haut-lieu du vaudou béninois, pour faire ensorceler et tuer son aîné. Il vient d’avoir la confirmation que ce dernier en veut à la famille Gon Coulibaly. Comment expliquer cette haine, cette dent dure comme le roc ?

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Du temps où Hamed Bakayoko en était le responsable, Amadou Gon Coulibaly avait souhaité diviser le ministère de l’Intérieur pour en réduire les prérogatives. Est-ce cela qu’il n’a jamais digéré ? Ou alors, serait-ce ses ambitions présidentielles, sachant que le Président Ouattara lui avait préféré Amadou Gon comme candidat du RHDP à la prochaine élection ? Les embrassades de façade d’Hamed Bakayoko n’étaient donc faites que pour endormir Amadou Gon Coulibaly et elles l’ont endormi pour toujours. Avouons-le, en vouloir à un mort est incompréhensible et s’attaquer aux rescapés est honteux.

Cette haine qu’Hambak voue à leur frère et fils disparu jusque outre-tombe, ne lasse pas d’étonner les Gon Coulibaly ! Il est donc évident qu’ils préfèrent Adama Bictogo et considèrent Hamed Bakayoko comme un voyou. Ils n’ont jamais accepté qu’il puisse prendre la relève de leur défunt frère, ami et mentor.Tout ceci entame la cohésion autour du Président Ouattara qui isolé, n’a plus que pour confidents, son frère cadet, Téné Birahima Ouattara et son épouse Dominique Ouattara.Telle est la situation dans l’équipe de campagne d’Alassane Ouattara, un homme de plus en plus seul, fragile, vulnérable et affolé au sein de son propre camp.

CHRIS YAPI NE MENT PAS.

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