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La Côte-d’Ivoire ne peut juger Blé Goudé parce qu’elle a renoncé à ce droit en l’envoyant devant la CPI (Défense)

La Côte-d’Ivoire ne peut juger Blé Goudé parce qu’elle a renoncé à ce droit en l’envoyant devant la CPI  (Défense)
La Côte-d’Ivoire ne peut juger Blé Goudé parce qu’elle a renoncé à ce droit en l’envoyant devant la CPI (Défense)

La Côte-d’Ivoire ne peut juger Blé Goudé parce qu’elle a renoncé à ce droit en l’envoyant devant la CPI  (Défense)

Manuella YAPI

La Côte d’Ivoire ne peut juger l’ex-leader des jeunes patriotes ivoiriens Charles Blé Goudé, accusé de « crimes contre des populations civiles et crimes contre des prisonniers de guerre » commis lors de la crise postélectorale, après avoir « renoncé » à son « droit de (le) poursuivre » au profit de la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé mercredi à Abidjan son avocat, Maître Claver N’Dri, après une audience.

« Les avocats (de la défense) ont estimé que Charles Blé Goudé ne peut pas être jugé ici (en Côte d’Ivoire) parce que les autorités ivoiriennes, y compris les autorités judiciaires, ont décidé de renoncer à leur droit de juger leur national au profit d’une juridiction internationale », notamment la Cpi, a dit Me N’Dri, face à la presse.

Il s’est étonné que la Côte d’Ivoire, qui a « décidé de livrer » son client à la Cpi alors qu’elle « avait la possibilité de (le) juger  » sur son sol pour les faits relatifs à la crise postélectorale, vienne « comme par extraordinaire (…) s’autosaisir pour se déclarer compétente » dans cette affaire.

Me Claver N’Dri a par ailleurs relevé que les chefs d’accusation contre son client ont été « abrogés » et donc « n’existent plus dans (la) législation ivoirienne », en référence à « l’article 564 du code pénal ».

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« Comment on peut continuer de poursuivre un citoyen sur la base de textes abrogés? », s’est-il interrogé, disant « craindre » une « insécurité sur tous les citoyens ».

Le collectif des avocats du dernier ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a décidé mercredi de « se déporter », suite au refus de la chambre d’instruction d’accorder un troisième report d’audience afin de lui permettre de produire son mémoire.

« Nous ne sommes plus dans cette affaire pour l’heure, nous l’avons fait connaitre à la chambre. S’ils veulent poursuivre la procédure comme ils veulent, qu’ils la poursuivent, mais sans nous », a ajouté Me N’Dri, pour qui les avocats « ne sont pas des enjoliveurs de l’œuvre de justice ».

Le 23 octobre à l’ouverture des audiences, Maître Félix Bobré, membre du collectif des avocats de la défense, a fait savoir que leur client risque « la condamnation à vie ».

Jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité commis lors de la crise postélectorale, M. Blé Goudé a été acquitté mi-janvier et bénéficie d’une liberté sous conditions depuis le 1er février.

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La chambre d’instruction refuse un 3e report d’audience, la défense se déporte

Manuella YAPI

La défense de l’ex-leader des Jeunes patriotes ivoiriens Charles Blé Goudé, accusé par la justice ivoirienne de « crimes contre des populations civiles et crimes contre des prisonniers de guerre », a décidé mercredi à Abidjan de se déporter suite au refus de la chambre d’instruction d’accorder un troisième report d’audience pour lui permettre de produire son mémoire.

« Le collectif a décidé de se déporter de cette affaire », a dit Me Claver N’Dri, expliquant qu’il était « impossible » pour la défense de produire un mémoire à déposer « 24 heures avant » l’audience selon le code, dans la mesure où la pièce documentaire réclamée la semaine dernière a été transmise « seulement hier (mardi) à 12h26 ».

La chambre d’instruction ayant estimé que « l’audience pouvait se poursuivre », les conseils de M. Blé Goudé, vu l’impossibilité pour eux de produire un « mémoire oral », ont quitté la salle afin de ne pas « donner l’impression aux citoyens ivoiriens qu’il y a des avocats qui constituent un contre-poids à cette justice ».

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« Nous ne sommes plus dans cette affaire pour l’heure, nous l’avons fait connaitre à la chambre. S’ils veulent poursuivre la procédure comme ils veulent, qu’ils la poursuivent, mais sans nous », a ajouté Me N’Dri, pour qui les avocats « ne sont pas des enjoliveurs de l’œuvre de justice ».

Il a indiqué que la pièce réclamée le 30 octobre est relative à une audience de son client le « 21 mars 2014 » au palais de justice du Plateau (centre des affaires d’Abidjan) où s’est d’ailleurs tenue l’audience de ce jour, de même que les précédentes dans cette affaire.

Le 23 octobre à l’ouverture de l’audience devant la chambre, Maître Félix Bobré, membre du collectif des avocats de la défense, a évoqué « deux inculpations », à savoir « crimes contre des populations civiles et crimes contre des prisonniers de guerre », ajoutant que M. Blé Goudé risque « la condamnation à vie ».

Selon Me Claver N’Dri, qui a évoqué « l’article 564 du code pénal », ces chefs d’accusation ont été « abrogés » et « n’existent plus dans (la) législation » ivoirienne.

MYA

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Source: Connexion ivoirienne

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