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Isolé sur la scène politique, l’aura internationale de Ouattara s’étiole un peu plus chaque jour

Isolé sur la scène politique, l'aura internationale de Ouattara s'étiole un peu plus chaque jour
Isolé sur la scène politique, l'aura internationale de Ouattara s'étiole un peu plus chaque jour

La détermination du président Alassane Ouattara a briguer un troisième mandat divise, et suscite la crispation de la communauté internationale.

La démarche de Macky Sall vis-à-vis du président Alassane Ouattara ne plait pas à l’entourage du patron des bords de la lagune ébrié. Son silence sur la situation politique en Côte d’Ivoire interpelle plus d’un, et laisse planer des sentiments de méfiance d’Abidjan. Dans le dossier ivoirien, Macky Sall avait plaidé auprès du président Emmanuel Macron pour un scrutin inclusif auquel pourraient prendre part Soro Guillaume et Laurent Gbagbo selon Africa Intelligence dans son édition du mardi 06 octobre 2020.

Aussi, avant que la poire ne soit coupée entre les deux hommes, le président Sénégalais avait tout le temps appelé son homologue ivoirien à faire  » geste  » à l’endroit de l’ancien président du parlement ivoirien. Méfiant, et laissant planer un climat de méfiance au sein de la CEDEAO, Alassane Ouattara s’était récemment opposé à la nomination en septembre de son homologue sénégalais Macky Sall en tant que médiateur de l’organisation pour le Mali. Au sein de la CEDEAO, l’atmosphère de méfiance est grande et les lignes de fractures sont perceptibles de mille lieux.

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La volonté du président sortant Alassane Ouattara de se succéder pour un troisième mandat pèse dans la balance. Qui n’a pas vu des déclarations de certains chefs d’États africains de la CEDEAO faire des petites déclarations sur  » les présidences à vies  », visant implicitement Alpha Condé et Alassane Ouattara. Les présidents Umaro Sissoco Embalo de la Guinée, Muhammadu Buhari du Nigeria et Mahamadou Issoufou du Niger n’en ont pas caché leur opposition aux troisièmes mandats .

Si le sujet de la monnaie unique ECO a sensiblement écorché les relations entre la Côte d’Ivoire et le Nigéria, il faut dire que la capitale Nigériane mesure avec délicatesse les conséquences d’un prochain accueil de l’ancien premier ministre ivoirien Soro Guillaume sur son sol comme l’annonce Africain Intelligence.

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A côté du climat froid entre Alassane Ouattara et plusieurs de ses homologues africains notamment de la CEDEAO, l’aura internationale du président ivoirien s’étiole un peu plus chaque jour.

La réserve de la communauté internationale sur son projet de 3ème mandat lui vaut des plumes. Depuis l’annonce de sa candidature le 06 août 2020, la capitale française est restée sur sa réserve , laissant entrevoir des sentiments d’inquiétudes que manifestait le président français Emmanuel Macron relativement à la situation politique en Côte d’Ivoire.

Selon Africain Intelligence, << les réserves émises par l’Élysée n’ont pas manqué d’alimenter un peu plus la paranoïa du clan présidentiel, qui voit désormais derrière Paris l’ombre de Tidjane Thiam. Une situation qui n’a pas été facilitée par le rappel fin septembre de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson, avec lequel Ouattara avait tissé une relation de confiance.

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Aujourd’hui, Washington s’inquiète et s’est même ouvertement alarmé des restrictions des libertés publiques dans le pays, tout comme l’Union Européenne. Que dire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui voit ses ordonnances se heurter au refus d’exécution du pouvoir d’Abidjan. Pareil pour Amnesty international, International Crisis Group, plusieurs autres rapports épinglant la gestion par Abidjan des manifestations de l’opposition.

Si Abidjan tente de convaincre que tout va bien et que l’élection présidentielle se tiendra dans un climat de paix, le ballet diplomatique en Côte d’Ivoire de la communauté internationale depuis un moment laisse entrevoir le contraire. Les missions de médiations s’imposent donc pour une sortie de crise.

Source: Autre Presse

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