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Guillaume Soro et le pouvoir : le temps, un autre nom de Dieu!

Guillaume Soro et le pouvoir : le temps, un autre nom de Dieu!
Guillaume Soro et le pouvoir : le temps, un autre nom de Dieu! Soro, a former rebel leader and a candidate in presidential elections this October, currently lives in exile in France. (Photo by Lionel BONAVENTURE / AFP)

Depuis quelques semaines, ses partisans se remobilisent sur le terrain pour donner vie à la nouvelle dynamique de fusion enclenchée par leur leader.

Même en exil où il est maintenu depuis ce fameux 23 Décembre 2019, Guillaume Soro continue d’influencer la vie politique Ivoirienne. Dans les milieux politiques proches de Générations et Peuples Solidaires (GPS), on multiplie les rencontres entre les responsables de structures, et avec la base. Le leitmotiv est clair : faire adhérer l’ensemble des militants au projet de la fusion.

Pour Guillaume Soro, l’heure des grandes décisions a sonné. Après les défections du Rassemblement pour la Côte d’ivoire (RACI) de Soro Kanigui, de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Soro Alphonse et plus récemment du Mouvement pour la promotion des Valeurs Nouvelles en Côte d’ivoire (MVCI) de Sekongo Félicien, l’ancien premier ministre semble avoir tiré les conséquences de cette secousse qui menace d’émietter sa base militante. Mais, plus que tout, ce dont a besoin l’ex numéro 2 du régime Ivoirien, c’est de rentrer chez lui, auprès des siens, où sa popularité ne cesse de grandir en dépit des persécutions contre lui et ses partisans. 

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Pour un personnage qui a fait irruption sur la scène politique Ivoirienne à partir de 2002, et qui en moins de deux décennies, a réussi à bousculer les rangs pour se hisser à la quatrième place des personnalités politiques du pays…le parcours est pour le moins remarquable. 

Après avoir occupé successivement les fonctions de ministre de la communication, de premier ministre et de président de l’assemblée nationale, l’ancien secrétaire général de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’ivoire (FESCI), surnommé Bogota par les anciens du syndicat, semble plus que convaincu que son destin se conjugue désormais avec la présidence de la république. Avec une résilience marquée, Guillaume Soro ne lâche pas prise. 

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Depuis son exil, il continue d’organiser ses troupes, tout en gardant le cou raide face à la main tendue du pouvoir d’Abidjan. Partisan du boycott des élections législatives du 06 Mars prochain, il refuse de s’inscrire dans le dialogue politique entamé entre le pouvoir et l’opposition. 

Les conditions pour aller au dialogue, à savoir, la libération des prisonniers et le retour des exilés, n’étant pas encore effectives, Guillaume Soro demeure dans une posture d’intransigeance vis-à-vis du régime Ouattara qu’il ne reconnaît toujours pas. 

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