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Générations Nouvelles (pro-Soro) à Achi : « Monsieur le Premier ministre, commencez par libérer les prisonniers politiques »

Générations Nouvelles (pro-Soro) à Achi : « Monsieur le Premier ministre, commencez par libérer les prisonniers politiques »
Générations Nouvelles (pro-Soro) à Achi : « Monsieur le Premier ministre, commencez par libérer les prisonniers politiques »

Les actions du gouvernement sont connues, elles tout sauf l’élargissement de détenus d’opinion. Le Premier ministre Patrick Achi a au cours du séminaire gouvernemental, qui s’est tenu à Abidjan du 21 au 24 avril, annoncé des actions.

Celles-ci visent selon lui à donner du contenu au concept de la Côte d’Ivoire solidaire dont le chef de l’Etat fait son slogan de campagne. Dans cette perspective, le chef du gouvernement semble ne pas avoir la réconciliation et la libération des prisonniers politiques en priorité. Une Côte d’Ivoire solidaire, Alassane Ouattara en avait fait le slogan de troisième mandat, contesté.

Nommé à la primature le 26 mars dernier, Patrick Jérôme Achi, lui, veut donner du contenu à ce slogan. Ainsi, à en croire le Premier ministre, cette Côte d’Ivoire solidaire se construira autour de la création de 8 millions d’emplois d’ici 2030, mettre fin à la dimunition du désordre dans le transport et du gaspillage des derniers publics. En tout cas, ce sont entre autre les décisions qui ressortent du séminaire gouvernemental.

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«Nous sommes un gouvernement de mission et nous serons un gouvernement de résultat » a déclaré le premier ministre. S’il est vrai que la création d’emploi est une nécessité dans un pays fortement touché par le chômage, il n’en demeure pas moins que la condition principale à toute action de développement reste l’apaisement du climat socio-politique.

Pour avoir un climat apaisé, il faut aborder l’épineuse question de la réconciliation avec beaucoup de sérieux. A l’état actuel de la situation, la question de la réconciliation ne peut être abordée sans la libération des prisonniers d’opinion et le retour des exilés.

LA RÉCONCILIATION, UNE NÉCESSITÉ

C’est d’ailleurs ce que Gnamien Konan, ancien ministre décrit parfaitement quand il invite le gouvernement à s’engager sur la voie de la réconciliation et la démocratie. « Pour mon pays, moi aussi je veux, je souhaite, je prie pour la réconciliation. Mais la réconciliation sans la démocratie… j’attends de voir », a déclaré le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire. L’ancien ministre de la fonction publique invite le pouvoir à poser des actes concrets dans le sens de la réconciliation, des libertés individuelles.

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La Côte d’Ivoire solidaire dont les populations ne doivent pas être celles qui se regardent comme des ennemis. Pour cela, il faut panser les blessures ouvertes de deux décennies de crises. L’un des premiers pas sera certainement la libération des prisonniers des crises de 2010 à 2020, le retour sans condition des exilés. Et cela, le nouveau premier ministre doit en faire son chantier prioritaire sans quoi, tout ce qu’il obtiendra comme résultat ne sera que fragile.

Comme Gnamien Konan, Dou Habib, membre du secrétariat national de la Jeunesse du front populaire ivoirien (Jfpi), préconise que Patrick Achi passe par la réconciliation pour se démarquer de ses prédécesseurs. « S’il y’a un terrain qui peut permettre au premier ministre Patrick Achi de marquer les Ivoiriens et rentrer dans l’histoire de la primature, c’est d’impacter la réconciliation il n’a pas besoin d’aller loin à l’école pour savoir que cela passe d’abord par la libération de tous les prisonniers politiques depuis 2010 jusqu’à maintenant », soutient ce responsable de la Jfpi.

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Pour lui, la joie de ces familles de voir leurs proches les rejoindre après plusieurs mois d’absence pour cause de détention illégale contribuera à détendre l’atmosphère socio-politique. Il propose même l’ouverture d’un dialogue national à l’issue de ce processus dans le but d’aplanir les différends et aborder l’avenir en toute quiétude.

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