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Gbagbo parle des 5 vrais fondateurs du FPI en 1982 : « Nous nous sommes réunis à la « Tour Golem » dans l’appartement n°42 de Kokora

Gbagbo parle des 5 vrais fondateurs du FPI en 1982 : « Nous nous sommes réunis à la « Tour Golem » dans l’appartement n°42 de Kokora
Gbagbo parle des 5 vrais fondateurs du FPI en 1982 : « Nous nous sommes réunis à la « Tour Golem » dans l’appartement n°42 de Kokora

Dans une publication faite sur la page Facebook présentée comme celle de Laurent Gbagbo, ce dernier revient sur les circonstances de la création du FPI. Extrait.

En 1976, après la mort de Mao Tsé Toung, voyant la manière dont le monde évoluait (déstabilisation, démaoïsation), j’ai alerté le grand frère Zadi Zahourou et nous avons entamé une série de discussions, le problème était le suivant : comment faire avancer la lutte révolutionnaire dans un pays où le réseau est complètement bouché par Houphouët-Boigny ?

Nous avions réfléchi à l’idée de créer une organisation démocratique à côté de notre organisation marxiste. Mais il s’est passé quelque chose en 1980. Nous nous sommes séparés d’avec Zadi. Comme quoi dans tout groupe politique, il y a toujours des contradictions internes. Après cette séparation, j’ai rassemblé ceux qui restaient et je leur ai dit : nous allons laisser tomber la lutte marxiste et lutter désormais pour la démocratie. Nous étions en pleine guerre froide.

« C’est ainsi que Pascal Kokora, Aboudrahamane Sangaré, Simone Ehivet, Boga Doudou et moi, nous nous sommes réunis à la « Tour Golem » (Abidjan, non loin du commissariat du 8è arrondissement de Cocody, ndlr) fin mars 1982, dans l’appartement n°42 de Pascal Kokora et que nous avons créé le parti qui sera le FPI »

Laurent Gbagbo et les fondateurs du FPI

Tous ceux qui menaient une lutte révolutionnaire d’essence marxiste étaient considérés par l’occident comme les porte-voix de Moscou. Ce qui était faux. Pour ce qui nous concerne, nous n’avions aucun lien, ni avec Moscou, ni avec Pékin, ni avec personne d’autre. Les seuls camarades avec lesquels nous avions des liens étaient les camarades du Burkina Faso, Philippe Ouedraogo et autres, qui luttaient dans les mêmes conditions que nous.Il nous fallait prendre l’occident à son propre jeu. En nous déclarant démocrates, je voyais mal l’occident nous rejeter.

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J’étais convaincu que c’était le seul chemin qui menait à la victoire. J’ai alors proposé que l’on créé un front qui inclurait tout le monde : des marxistes, des non marxistes. Tous les camarades n’ont pas voulu s’engager dans cette voie. Ils nous ont dit : vous qui êtes dans l’enseignement, nous vous déléguons pour créer cette branche. Faites des recrutements dans votre milieu et puis si ça marche, on verra.

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Nous autres, nous resterons en arrière pour garder la ligne. C’est ainsi que Pascal Kokora, Aboudrahamane Sangaré, Simone Ehivet, Boga Doudou et moi, nous nous sommes réunis à la « Tour Golem » (Abidjan, non loin du commissariat du 8è arrondissement de Cocody, ndlr) fin mars 1982, dans l’appartement n°42 de Pascal Kokora et que nous avons créé le parti qui sera le FPI, le Front Populaire Ivoirien.

Laurent Gbagbo

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