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Exclusion de Soro et Gbagbo: une journaliste Française de Mediapart rappelle l’article 48 à Ouattara

Exclusion de Soro et Gbagbo: une journaliste Française de Mediapart rappelle l’article 48 à Ouattara
Exclusion de Soro et Gbagbo: une journaliste Française de Mediapart rappelle l’article 48 à Ouattara

A l’instar de son ancien premier ministre, Guillaume Soro, la candidature de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle d’Octobre 2020, a été invalidée par le conseil constitutionnel, ce Lundi 14 Septembre 2020, suite à sa radiation de la liste électorale, décidée par la CEI.

Mal ressentie par un certain nombre d’observateurs internationaux critiques du régime en place à Abidjan, cette décision en invalidation du conseil constitutionnel a été fortement tancée par la journaliste du site Français d’investigation, Fanny Pigeaud, qui, ce Mercredi 16 Septembre sur son compte twitter, déroulait un chapelet de posts, rappelant des actes antérieurs posés par l’ancien chef d’état au bénéfice de la paix, et qui ont notamment permis à tous les prétendants à la magistrature suprême en 2010, de voir leurs candidatures validées par le conseil constitutionnel d’alors.

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Rappelant une déclaration de l’ex président, datant du 26 Avril 2005, elle cite : ‘’A partir d’aujourd’hui et jusqu’à la fin de la crise, je prendrai en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par l’article 48 de la constitution, toutes les mesures que j’estime nécessaires pour la paix’’. Au titre dudit article 48, Laurent Gbagbo décidait : ‘’Conformément à cet article, dès cet instant, je décide, uniquement pour l’élection présidentielle d’Octobre 2005…que les candidats présentés par les partis politiques signataires des accords de Marcoussis sont éligibles’’.

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L’on se souvient par ailleurs, que c’est toujours en brandissant le même article 48 que tous les candidats de l’opposition ont été autorisés à se présenter lors du scrutin présidentiel d’Octobre 2010. En ramenant à la surface ces faits historiques, la consoeur interpelle indirectement l’actuel dirigeant Ivoirien, Alassane Ouattara, qui dans la gestion des dossiers de ses adversaires politiques en exil, n’aura pas fait usage du même dispositif légal pour permettre à tous ses principaux challengers de se porter candidats au scrutin d’Octobre 2020.

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Devrait-t-on s’attendre à un chamboulement de dernière minute avec la volonté clairement affirmée de la communauté internationale, à travers l’ONU et les USA, de voir les élections se tenir de manière inclusive, avec la participation de tous les acteurs clés ? Visiblement, pour le régime Ivoirien, les dés sont déjà pipés.

Raoul Mobio

source: Autre Presse