Home Politique En discutant avec Gbagbo, Ouattara tente-t-il de protéger ses arrières face à...

En discutant avec Gbagbo, Ouattara tente-t-il de protéger ses arrières face à la CPI ?

En discutant avec Gbagbo, Ouattara tente-t-il de protéger ses arrières face à la CPI ?
En discutant avec Gbagbo, Ouattara tente-t-il de protéger ses arrières face à la CPI ?

Comme annoncé depuis le 21 Juillet dernier, la rencontre entre l’actuel chef de l’état Ivoirien, Alassane Ouattara et son ex rival de la crise postélectorale de 2010-2011, Laurent Gbagbo, a eu lieu ce Mardi 27 Juillet au Palais présidentiel.

Des sourires, des accolades, des propos fraternels…mais, derrière ce décor, un enjeu passé inaperçu: la perspective d’un prolongement du feuilleton Ivoirien à la CPI.

Seulement là, les radars de la justice internationale devraient essentiellement concentrer sur le camp du pouvoir en place, cet adversaire que Laurent Gbagbo n’a pas hésité à mettre en cause dès son retour d’exil le 17 Juin dernier. Sans s’encombrer de fioritures, l’ex président, acquitté par la justice internationale qui le 31 Mars de cette année, le disculpait des chefs d’accusation de crimes de guerre retenues contre lui, réclamait des enquêtes internationales « dans le camp de ses adversaires ».

Avant lui, le 23 Mai, l’ex procureure de la CPI, Fatou Bensouda affirmait lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision Française, Tv5 monde: « Je saisis l’opportunité pour dire que mon bureau à la CPI n’a pas enquêté qu’un seul côté. Nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp ».

En attendant l’aboutissement effectif de la procédure, une parade semble surgir du moins dans l’immédiat pour refroidir les ardeurs des enquêteurs de la CPI.

Pour minimiser l’importance d’un maintien de la procédure, le dirigeant Ivoirien, dont le camp est également soupçonné de s’être rendu coupable d’exactions durant la crise postélectorale, pourrait miser sur une accélération du processus de décrispation. Et, c’est visiblement ce qu’il fait.

Dissiper les rancœurs avec Laurent Gbagbo, cela pourrait être une étape importante franchie en ce sens. Lui, a déjà purgé ces 10 dernières années à régler ses démêlés avec la justice internationale. Aujourd’hui, c’est lui, que le monde reconnaît par ailleurs, comme une innocente victime de la Cour Pénale Internationale, qui réclame que justice soit faite.

En apaisant les tensions avec son prédécesseur et l’ensemble de ses principaux opposants, Alassane Ouattara se lancerait ainsi dans une double tentative de convaincre la communauté internationale de l’inefficacité d’une telle procédure pour la préservation du climat sociopolitique en Côte d’Ivoire, mais aussi, de protéger ses arrières en cas de basculement du pouvoir par les urnes à l’horizon 2025.

Lire aussi:   56e sommet CEDEAO: Ouattara laisse Macron à Abidjan et part pour Abuja

Alors, aucun de ses opposants qui s’installerait au Palais présidentiel ne serait tenté de l’inquiéter dans ce sens.

Beaucoup reste à faire déjà pour rasséréner des opposants sur lesquels planent pour la plupart, des condamnations à de lourdes peines d’emprisonnement.

Raoul Mobio

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here