Home Politique Dialogue pouvoir-opposition : Un énième rendez-vous, des promesses et zéro engagement signé

Dialogue pouvoir-opposition : Un énième rendez-vous, des promesses et zéro engagement signé

Le mardi 23 février 2016, l’opposition et le pouvoir se sont de nouveau retrouvés autour d’une table de discussion au ministère en charge de la Réconciliation, dirigé par Jeannot Ahoussou.
Pendant près de deux heures, les membres du Cadre permanent de dialogue (Cpd) ont passé en revue des questions désormais habituelles : réconciliation, dégel des avoirs, retour des exilés, libération de prisonniers, financement des partis politiques et deux nouveaux sujets, les élections législatives, le référendum constitutionnel. Au terme des deux heures de face à face à huis clos, aucun engagement ferme n’a été pris de la part du pouvoir, encore moins un communiqué final. La presse s’est contentée de deux déclarations aux entournures diplomatiques. Le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou est intervenu le premier pour situer les points saillants de la rencontre. «C’est notre première séance de l’année 2016. Nous avons échangé sur l’élection présidentielle 2015, donné des informations sur ce qui se passe dans la dynamique de l’apaisement, nous avons remercié l’opposition pour sa contribution majeure dans le cadre de l’élection présidentielle, puisqu’elle a été faite sans aucune victime. Nous avons demandé à l’opposition de continuer à jouer son rôle dans le renforcement de la démocratie», a lancé l’hôte de la rencontre qui a également informé que les échanges ont porté sur les sujets classiques cités plus haut, avant de laisser la parole à l’opposante Danièle Boni Claverie. Dans son compte-rendu, celle-ci s’est dite confortée par la décision du gouvernement de faire participer l’opposition aux réformes à venir, notamment sur la constitution et le code électoral. La patronne de l’Union républicaine pour la démocratie a révélé qu’une liste de prisonniers a été remise au gouvernement mais sans les noms de Gbagbo et Blé Goudé (à La Haye) bien que, dit-elle, l’opposition réclame toujours leur libération. Sur le volet du financement des partis, l’opposition a souhaité l’évolution du mode, celui en vigueur étant basé sur le caractère «exceptionnel». Cela, affirme-t-elle, pour permettre une participation de l’opposition aux législatives annoncées pour octobre ou novembre 2016.
Si des promesses ont été faites aux participants, elles n’ont cependant pas été clairement consignées dans un communiqué final. Ce qui laisse un goût d’inachevé pour certains. Interrogés, ceux-ci ont estimé qu’ils avaient l’impression de servir de faire-valoir toutes les fois qu’une importante mission est annoncée en Côte d’Ivoire.
Parmi les participants, du côté de l’opposition, on note la présence de Abouo N’dori et Konaté Navigué (Fpi), Boni Claverie Djédjé (Urd), Zadi Djédjé (Fpu), Monique Gbékia (Lider), Ouattara Gnonzié (Rpp)… Du côté du gouvernement il y avait Jeannot Ahoussou, Allah Kouadio, Pascal Abinan, Ali Coulibaly et bien d’autres.

S. DEBAILLY

abidjan.net

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