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Dialogue politique Bédié-Ouattara: Les actions du Rhdp qui risquent de mettre le feu aux poudres

Dialogue politique Bédié-Ouattara: Les actions du Rhdp qui risquent de mettre le feu aux poudres
Dialogue politique Bédié-Ouattara: Les actions du Rhdp qui risquent de mettre le feu aux poudres

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, ont décidé de se parler pour décrisper le climat socio-politique.

Alors que le dialogue entre Henri Konan Bédié, président du Conseil national de transition (CNT) et Alassane Ouattara, président de la République vont bon train depuis le mercredi 11 novembre 2020, jour de la rencontre entre ces deux leaders politiques, des voix discordantes semblent s’élever peu à peu pour semble-t-il s’opposer à ce dialogue.

Si à première vue, des militants de l’opposition craignent que le Sphinx de Daoukro, ne se fasse phagocyter par Alassane Ouattara, le Rhdp lui, s’évertue à crier à tue-tête qu’il demeure vainqueur du bras de fer. Mieux, il accuse l’opposition d’avoir tenté un coup d’Etat avec la naissance du CNT.

source: le courrier quotidien

Secouée depuis trois (03) mois par des violences électorales qui ont fait plus d’une centaine de morts et près de 500 blessés, la Côte d’Ivoire renait peu à peu de ses cendres. En effet, les leaders politiques de l’opposition, ont décidé de se parler à nouveau.

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Point de départ de ce dialogue, le Golf hôtel d’Abidjan, où le président de la République, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, président du Conseil national de Transition (CNT), se sont entretenus pendant une quarantaine pour ‘’briser le mur de glace’’.

Il s’agissait de la première rencontre entre les deux hommes depuis l’élection présidentielle du 31 octobre, boycottée par l’opposition, qui n’en reconnaît pas les résultats et depuis août 2018, après la rupture politique entre ces deux alliés. L’opposition conteste en effet, la réélection du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat, qu’elle juge inconstitutionnel.

Elle avait lancé une campagne de « désobéissance civile », puis proclamé dans la foulée du scrutin un Conseil national de transition censé le remplacer. Plusieurs de ses chefs de file, dont son porte-parole, l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan, ont été arrêtés. D’autres sont encore bloqués à leur domicile par les forces de l’ordre malgré l’appel de l’opposition.

Moins d’une semaine après cette mythique rencontre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir semble naviguer à contre-courant de cette initiative.

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Samedi, au Parc des Sports d’Abidjan- Treichville, le directeur national de Campagne du Rhdp, le premier ministre, Hamed Bakayoko, a de nouveau remué le couteau dans la plaie. Il a en effet, accusé l’opposition d’avoir orchestré un coup d’Etat. Hamed Bakayoko estime que la création du CNT répond à une logique de coup d’Etat.

« Ils ont pris de petits militaires pour leur demander de se soulever, de faire un coup d’Etat. C’est pourquoi, ils ont essayé de créer un Comité de transition. C’est quand on fait un coup d’Etat qu’on fait un comité de transition, mais tu n’as pas encore fait un coup d’Etat et tu veux créer une transition.

Donc, cette transition est la preuve qu’ils préparaient un coup d’Etat.», a martelé le Premier ministre devant une foule de militants Rhdp acquis à sa cause. De quoi raviver des tensions dans le camp de l’opposition. Elle estime en effet, que le pouvoir Rhdp ne veut pas du dialogue. Mieux qu’elle profite de cette accalmie pour mieux s’installer en vue de dérouler son rouleau compresseur.

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Pour des observateurs de la vie politique ivoirienne, un premier ministre de la République ne devrait pas ‘’dire ça’’ dans un contexte pareil surtout que le mot d’ordre de désobéissance civile lancé le 20 septembre dernier par Henri Konan Bédié n’a toujours pas été levé. Ces derniers craignent de nouvelles escalades de violences au lendemain de ce discours ‘’guerrier’’.

En attendant, l’opposition semble démontrer sa bonne foi d’aller au dialogue. Depuis quelques jours, les zones en proie à des violences sont devenues calmes. Plus aucun affrontement ou manifestation n’est à observer. Abidjan renoue peu à peu avec les embouteillages. Les voies de l’intérieur du pays obstruées par des troncs d’arbres sont dégagées et la tension née du scrutin du 31 octobre est tombée.